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 Marine LE PEN - Jean-Luc MÉLENCHON

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MessageSujet: Marine LE PEN - Jean-Luc MÉLENCHON   Lun 14 Fév 2011, 2:04 pm

Source : http://www.lepoint.fr/politique/marine-le-pen-jean-luc-melenchon-deux-populismes-face-a-face-14-02-2011-1295130_20.php

Le Point.fr - Publié le 14/02/2011 à 12:14 - Modifié le 14/02/2011 à 12:47

Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon : deux populismes face à face

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont débattu lundi matin sur RMC et BFM TV. Décryptage.


La président du Front national Marine Le Pen a débattu durant près d'une heure, lundi matin, avec le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. © Le Point.fr

Par Pauline de Saint Remy

Citation :
Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, et Marine Le Pen, présidente du Front national fraîchement élue, ont désormais l'habitude d'être comparés l'un à l'autre. Un dessin de Plantu pour L'Express les a récemment représentés en leaders extrémistes en pleine ascension : le poing levé pour le premier, l'index tendu pour la seconde, un brassard rouge chacun, et deux discours néo-populistes qui se rejoignent. Pour leur premier face-à-face en vue de la présidentielle, sur BFM TV en partenariat avec RMC et Le Point, les deux candidats se sont donc attachés à se démarquer l'un de l'autre, même si la première semblait prendre un malin plaisir à se jouer de leurs fausses ressemblances. Marine Le Pen a notamment pointé, dans un large sourire, leur "dénonciation commune de l'Union européenne", avant de rappeler, cinglante, que son opposant avait voté en faveur du Traité de Maastricht.

Le terrain du débat est resté, dans l'ensemble, largement favorable à la leader frontiste : laïcité, islamisation, immigration, avenir de l'euro... Tous ses thèmes de prédilection ont été longuement abordés. Après une entame rapide et courtoise sur la question des révolutions tunisienne et égyptienne, au cours de laquelle les deux candidats ont respectivement salué un "vent de liberté et de démocratie", Marine Le Pen a dégainé la première en dénonçant deux éléments d'inquiétude à ses yeux : d'abord, son "espoir" que les peuples libérés "tourneront le dos au fondamentalisme musulman". Ensuite, "l'arrivée massive d'immigrés dans une Europe qui n'a pas de frontières", a-t-elle déclaré, évoquant les afflux d'immigrés tunisiens sur l'île de Lampedusa en Italie.

Mélenchon complice des patrons du CAC 40 pour Le Pen

S'est ensuivi un échange houleux sur le thème de l'immigration, qu'elle dit "organisée par les patrons du CAC 40". Traitant Jean-Luc Mélenchon de "complice" des financiers par la même occasion. À l'aise, la fille du fondateur du Front national ne s'est pas privée de brandir des chiffres : "1 % d'immigration, c'est - 1,2 % de salaires en France", a-t-elle affirmé, citant un rapport du Conseil d'analyse économique, auxquels le leader du Front de gauche a opposé ses propres statistiques : les immigrés rapportent, selon lui, "12 milliards d'euros de plus que ce qu'ils prennent".

De l'immigration à l'islamisation, il n'y a qu'un pas pour Marine Le Pen, dans la vie comme en politique. Très clairement leader sur cette partie du débat, elle a semblé assumer pleinement ses récentes sorties sur le sujet : "C'est l'islamisme qui met en cause la laïcité", a-t-elle martelé. Un argument attendu auquel Jean-Luc Mélenchon a opposé la lassitude des Français : "(Ils) en ont par-dessus la tête d'être obsédés par ces histoires de religion. Dans ce pays, il n'y a pas de problème avec l'islam. Mais avec quelques fanatiques", a-t-il sobrement rétorqué, avant de dégainer une proposition concrète : "Mon parti va proposer une loi d'extension de la laïcité." Première étape : "l'abrogation du concordat d'Alsace-Moselle", a-t-il proposé, sans que Marine Le Pen trouve véritablement à y répondre. "Je ne vous ai jamais entendu critiquer le financement public des mosquées", a-t-elle tout de même lancé, se voyant rétorquer : "Vous pratiquez un fanatisme contre une religion."

"Vous, vous n'avez jamais servi à rien !"

Après le concours du plus fervent défenseur de la laïcité, les candidats se sont livrés, à l'appel de Jean-Jacques Bourdin, au petit jeu du "Qui défend le mieux les plus modestes ?" Citant un sondage récent, l'animateur faisait remarquer que Marine Le Pen serait plutôt la candidate des ouvriers, tandis que son opposant du Front de gauche séduirait, pour sa part, les commerçants et artisans. Rappelant sa proposition de créer un smic européen à 60 % du salaire médian de chaque pays et de limiter les revenus les plus élevés dans les entreprises, Jean-Luc Mélenchon s'est notamment appliqué à vanter le bilan social de la gauche : "C'est à nous - la gauche, les gens comme moi -, et à personne d'autre, qu'on doit la fin de la peine de mort, la retraite à 60 ans, les 35 heures, l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) et la CMU (couverture maladie universelle) ! Vous, vous n'avez jamais servi à rien, à part renforcer la haine !" a-t-il lancé, avant d'ajouter : "La classe ouvrière organisée vomit Marine Le Pen." Une violente diatribe, à laquelle la présidente du FN a répondu par une attaque en règle contre la monnaie unique, accusée comme d'habitude de tous les maux : "le libre-échange absolu", "l'effondrement de nos industries", "l'asphyxie du pouvoir d'achat de nos compatriotes"...

Match nul sur l'échange d'amabilités, en somme. Mais au concours du plus large sourire, si plein de mépris soit-il, Marine Le Pen l'a emporté dans ce premier face-à-face de la présidentielle 2012. "Nous assumons tous les deux que nous sommes des populistes", a-t-elle même conclu, couvrant de sa voix forte les dénégations d'un Jean-Luc Mélenchon manifestement pris au dépourvu.

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