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 Quand la bourgeoisie de Linkebeek bloque le RER !

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MessageSujet: Quand la bourgeoisie de Linkebeek bloque le RER !   Mer 09 Mar 2011, 10:20 am

Alors que l'avenir des Francophones de Bruxelles et des habitants de la périphérie dépend largement de l'élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale afin que celle-ci puisse un jour avoir une "frontière" commune avec la Région wallonne, la très huppée association linkebeekoise des "riverains de la voie 124" dirigée par le Professeur André Herchuelz introduit recours sur recours pour empêcher que la liaison RER Bruxelles-Charleroi passe de 2 à 4 voies !

Citation :
Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/647349/rer-la-ligne-bruxelles-charleroi-bloquee.html

RER : la ligne Bruxelles-Charleroi bloquée

Mathieu Colleyn

Mis en ligne le 08/03/2011 A regrets, la commune de Linkebeek maintient son recours. Comme les riverains. La ligne 124 risque d’attendre 2019.

Linkebeek, charmante bourgade de la périphérie bruxelloise, demeure le théâtre d’une bataille entre quelques dizaines de riverains et Infrabel, la filiale de la SNCB Holding chargée de mettre en chantier le futur RER. Comme ailleurs, il y est question d’un élargissement de deux à quatre voies pour la ligne 124. Celle qui relie Bruxelles à Charleroi, en passant par Rhode-Saint-Genèse, Braine-l’Alleud ou encore Nivelles. Le chantier devait démarrer cette année mais les deadlines seront impossibles à respecter pour Infrabel. De 2016, la mise en service complète du RER sur cette liaison pourrait même être remise à 2019. En cause, deux recours introduits en septembre devant la Chambre de contestation des autorisations - organe mis en place très récemment par la Région flamande pour soulager le Conseil d’Etat des questions urbanistiques - par un collectif de riverains et la commune. "Ces recours n’ont pas été introduits pour les mêmes raisons", s’empresse de préciser Damien Thiéry (FDF), bourgmestre non nommé de Linkebeek. Parce que sa commune, dit-il, est prête à avancer. Pour comprendre, un bref rappel historique s’impose.


En 2009, Infrabel avait obtenu de la Région flamande un premier permis pour la mise à quatre voies de la ligne 124 à Linkebeek. Protestant contre une absence de concertation et déplorant la facture générale du projet, la commune était allée au Conseil d’Etat. Et, surprise, ce dernier a annulé ce permis sur la base d’un manquement aux prescrits urbanistiques de l’époque. Pourtant, quelques mois plus tard, soit en septembre dernier, Infrabel obtenait un second permis, pour un projet quasi identique au premier. Entretemps, la législation flamande avait évolué, anéantissant les arguments juridiques qui avaient permis au Conseil d’Etat de statuer en faveur de la commune de Linkebeek. Celle-ci a logiquement réitéré son recours. Mais suite à de nombreux contacts positifs avec Infrabel, Linkebeek est aujourd’hui prête à laisser tomber son action. Yves Ghequières, échevin de l’Urbanisme et de la Mobilité explique qu’Infrabel a marqué son accord pour rencontrer un certain nombre de demandes communales. Parmi elles, une diminution de la largeur d’un viaduc, un aspect général plus harmonieux pour les gares, des accès plus aisés et en enfin, une tranchée couverte qui permet de créer un lien physique entre les deux parties de la commune séparées par les voies de chemin de fer. Un surcoût de quelque 4 millions d’euros pour Infrabel et un projet final moins traumatisant pour le paysage linkebeekois, plaide la commune. Cet accord doit encore être scellé par une convention et faire l’objet d’une demande de modification de permis.

Le problème de Linkebeek, c’est qu’Infrabel n’acceptera de formaliser tous ces changements qu’à la condition que l’ensemble des recours tombent. Or si la commune est prête à lâcher prise, ce n’est pas le cas d’une association de riverains qui s’oppose de manière fondamentale au RER tel qu’il est présenté. Ces quelques dizaines d’habitants n’arrêteront, en effet, leurs démarches (un recours introduit en septembre) que si le projet passe de quatre à trois voies. Malgré de nombreux pourparlers, la commune est aujourd’hui très déçue de ne pas voir les riverains changer d’avis. "Et vu que nous n’avons aucune garantie écrite d’Infrabel quant aux modifications que nous avons demandées, nous sommes obligés de maintenir nous aussi notre recours", déplore Damien Thiéry. Sa crainte : qu’Infrabel en revienne à son premier projet.

"Ce n’est pas nous qui bloquons le RER mais la SNCB", assure André Herchuelz pour l’association d’habitant RER Linkebeek, à l’origine du recours. Il précise que la SNCB, qui devrait exploiter le RER n’a toujours pas été capable d’avancer un plan d’exploitation, de préciser les fréquences, mais aussi les arrêts qui seront prévus. "Il semble que cette ligne ira jusqu’à la gare de l’Ouest et non plus à la gare du Midi", explique-t-il en guise d’exemple. Par ailleurs, la SNCB n’a jamais été en mesure de démontrer que quatre voies étaient absolument nécessaires. "Il y a 30 ans, quatre trains par heure passaient sur deux voies à Linkebeek", rappelle-t-il. Pour lui, un projet à trois voies serait moins coûteux, réduirait les expropriations et les problèmes locaux. Des économies qui pourraient être investies dans la sécurité sur le rail, tel que préconisé par la récente commission Buizingen, ajoute-t-il.

Mais Infrabel, qui était lundi en attente des prises de position de la commune et des riverains, n’est pas sur la même longueur d’ondes : le projet RER est prévu sur quatre voies partout en Belgique et il n’est pas question de faire une exception pour Linkebeek. "Nous avons déjà intégré un retard de un à trois ans pour ces recours, ce qui nous mène à 2019", ajoute la porte-parole d’Infrabel. La première audience des recours est prévue le 16 mars. Et s’ils sont déboutés, les riverains s’adresseront aux instances européennes, prévient André Herchuelz. Aux Pays-Bas, de telles procédures ont déjà débouché sur le démontage de certaines voies, ajoute-il.

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