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 Une scission déjà actée à 80 pour cent !

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François Barberis
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MessageSujet: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Mar 19 Avr 2011, 11:50 am

Ce n'est pas à une crise politique à laquelle on l'on assiste, sur le plateau belge, mais au dernier acte -au mieux à l'avant dernier- d'un processus de scission dont 80% des étapes ont été réalisées.


Sur le plan sociétal, c'est à dire les modes de vie, les cultures (au sens anglo-saxon du terme), les valeurs morales personnelles et collectives, les questions de conscience morale, la scission est déjà de fait.
il y a bien en Belgique au moins 3 sociétés, sinon quatre, qui fonctionnent de manières si différentes que l'on peut dire que sur ce point la scission belge est définitivement acquise, même si la rédaction du Soir s'évertue à donner l'illusion du contraire avec des éditions bilingues. Ces quatre sociétés sont sur des trajectoires qui s'écartent et comme les autres liens politiques et sociaux ne fonctionnent plus, ces sociétés seront à terme en opposition presque frontale.

Sur le plan social, c'est-à-dire sur l'existence et l'application du CONTRAT SOCIAL, force est de constater que si ce dernier subsiste en théorie, en partie financé par l'appel à l'endettement sur les marchés, il est fortement contesté par le peuple majoritaire, à la fois dans sa définition et dans son domaine d'application. Il n'y a surtout pas lieu de se faire d'illusion : la soit-disante ''responsabilisation'' des comportements sociaux qui est exigée par la partie du pays qui est en situation de domination, ça veut dire la fin du contrat social unique pour les deux parties, voire les 3 parties du pays. Et les premiers à en payer le, prix seront les Bruxellois qui vivront directement la discrimination des contrats sociaux de remplacement.
Or le contrat social est ce qui unit le plus fortement les populations et les classes sociales. La ''responsabilisation'' en question exigée par les Flandriens est synonyme de caducité de l'ancien contrat social sans proposition de le remplacer par un autre. Or comme on ne voit pas ce qui pourrait empêcher la fin de ce contrat social en raison même de la disparition de l'état fédéral, c'est bien à une deuxième processus de scission auquel nous allons assister prochainement, après celui de la scission des sociétés belges.

Reste l'appareil d'état dont le renforcement et la persistance pourrait compenser ces deux scissions sociale et sociétale. Mais on constate là-aussi que cet appareil d'état est devenu évanescent.
L'état fédéral belge a déjà été dépouillé au fil du temps et des réformes de la majeure partie de ses fonctions régaliennes, au bénéfice des régions et communautés (c'est précisément ce qui permet à la ''crise politique'' de perdurer; d'où mon avis que ce n'est pas une crise politique que la situation actuelle, mais finalement un état de stabilité dérivé) .
Il lui reste, à ce pauvre état, les fonctions de portage de la dette fédérale, d'interface sur les marchés et de représentation diplomatique. Il n'exerce même plus sa fonction d'arbitre entre les trois ou quatre sociétés qui forment la Belgique et qui sont sur des trajectoires divergentes, comme je viens de le dire. Son rôle de garant et de producteur de lien social, qui s'exerçait au travers du contrat social, lui est désormais contesté par la Flandre.Tout ce qu'on lui accorde c'est un rôle de caution financière à l'égard des marchés.

Lorsque la rupture du contrat social sera entérinée par la volonté de la Flandre comme dit plus haut, ses fonctions seront encore plus réduites, alors que son coût de fonctionnement (7 à 8 milliards d'€ par an) restera élevé.

Faisons le bilan :
a) Les élites et les partis politiques belges sont déjà scindés- Taux de scission : 30%

b) la société belge et la vie culturelle et sociale du pays est scindée via les communautés linguistiques et culturelles- Taux de scission 30%

c) le contrat social belge qui est un élément fondamental du lien social est contesté par la partie dominante et sera vraisemblablement scindé lui aussi : c'est ce qui sera exigé du prochain gouvernement;

d) de nombreuses fonctions régaliennes sont elles-mêmes scindées ou le seront prochainement - Taux de scission: 20%
dont l'armée scindée (''flamandisée") de fait;
dont le système judiciaire qui devrait l'être dans un temps prochain avec probablement deux Cours de cassation , l'une qui jugera selon les principes du droit allemand, l'autre selon les principes du droit français. Or ces deux droits se sont écartés il y a une dizaine d'années. Le droit allemand s'est récemment rapproché du droit anglo-saxon avec l'adoption de la procédure accusatoire, alors que le droit français est resté stable et solide sur la procédure inquisitoire. D'où des décisions de Justice à venir qui seront des motifs d'incompréhension supplémentaire, donc de divergence des sociétés.

A ce sujet (la scission probable des principes de droits) :
Il n'est pas rien en effet de juger une personne au nord d'un pays selon une procédure fondée sur l'accusation qu'il appartient à l'accusé de démolir (alors que par définition ses moyens sont amputés par l'effet même de la mise en accusation), alors qu'au sud, pour les mêmes actes, il appartiendra à ses accusateurs (dont le Ministère public) de prouver la faute, voire la culpabilité. C'est le grand mérite du droit positif français d'avoir réussi à s'extirper au cours des âges de la procédure accusatoire et de ses excès (d'où la nécessité de l'habeas corpus en GB pour compenser les effets négatifs de cette procédure accusatoire) et de parvenir à la procédure inquisitoire qui fait désormais partie du contrat social français Il n'y a pas lieu d 'en douter : l'adoption -vraisemblable- par la partie flamande et germanique d'une procédure accusatoire, même si elle a des avantages en termes d'exportation et d'importation des décisions de justice de et vers les pays anglophones, serait une régression culturelle; et c'est à juste titre que les Francobelges devront s'y opposer -et une raison supplémentaire pour s'adosser au droit positif français.

taux de scission total : 30%+30%+20% = 80%, comme annoncé en titre ce fil.

Quel intérêt alors de maintenir un appareil d'état ainsi dépouillé de sens et de responsabilités et qui coûte aussi cher aux contribuables pour seulement 20% de lien social ? Il n'est même pas certain qu'en maintenant cette structure d'état la société belge évitera le rapport de forces sur Bruxelles que je sens inévitable.
La raison voudrait alors que les élites flandriennes et francobelges instruisent cette logique de scission jusqu'au bout puisqu'elle est déjà acquise dans les faits à au moins 80%,
quitte à revenir en arrière au dernier moment si on pense que c'est mieux de conserver la situation; plutôt que de se jeter des anathèmes à la figure. Malheureusement ce n'est pas le cas.

Ce qui va se passer est donc assez simple à imaginer : soit sous l'effet de la puissance et de l'exigence des marchés, soit sous l'effet d'un évènement monarchique et/ou constitutionnel un dernier séisme devrait faire définitivement sombrer l'édifice. Il demeurera alors aux spectateurs extérieurs d'intervenir à la reconstruction. Espérons que la sagesse des nations prévaudra à cette issue.
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Michel Gergeay
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Sam 23 Avr 2011, 4:36 pm

On peut discuter sur le pourcentage (les 80%) déjà acté de la scission, mais quand il ne reste dans un pays ni culture commune (linguistique et bientôt juridique, merci à François Barberis de l'annoncer), ni solidarité inter-régionale, ni cohérence gouvernementale, et que dans n'importe quel pays du monde un seul de ces manquements suffirait à faire disparaître l'état sauf prise de pouvoir militaire ou anti-démocratique, alors je crois qu'on peut considérer la scission comme totale et acquise dans les faits. Seule l'annonce officielle fait encore défaut. Aucun homme politique n'osant s'en charger, c'est le prochain exercice électoral qui le fera : il est probable que la Wallonie et Bruxelles voteront encore belge, au contraire de la Flandre qui légitimera ainsi le programme de Bart de Wever. C'est "le peuple", fantasme historique du système démocratique, ici le peuple flamand qui portera ainsi le coup fatal et la responsabilité historique. Je ne crois pas à un événement "accidentel" (mort du Roi, ou coup d'état belgicain) ni à une pression des marchés avant cette échéance électorale inévitable à court terme (septembre ?). L'après-Belgique a déjà commencé mais les gens ne le savent pas, tout simplement parce que les étiquettes n'ont pas changé pour cette période de liquidation.
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François Barberis
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Sam 23 Avr 2011, 6:56 pm

D'accord avec vous Michel.

Le % de 80 que j'ai retenu dans mon poste précédent est assez arbitraire, je vous l'accorde.
j'aurais pu tout aussi bien dire 75% ou 85, voire 90%. Cela n'aurait pas changé grand chose.
Vous avez bien raison de pointer qu'une seule de ces scission (la juridique, ou la sociétale, et encore plus celle du contrat social) aurait suffi à elle seule pour, dans tout autre état, engendrer des réactions considérables de la part de groupes sociaux qui ne l'accepteraient pas, et déboucher sur un pronunciamiento (j'aime bien ce mot, qu'employait le Gén. de Gaulle s'agissant des putschistes d'Alger en mai 1953..).

Mais en Belgique, cela n'est pas. Pas de putsch, pas de pronunciamiento.
Pourquoi?
Oh, c'est simple à expliquer : ce sont les liens européens qui empêchent en effet que ce pronunciamiento ait lieu.
ce qui illustre les marges de manœuvres extrêmement faibles dont dispose un gouvernement fédéral pour définir sa politique extérieure : aucune, à part le suivisme dans l'Organisation du Traité de l\'Atlantique Nord et le suivisme dans la conduite des affaires monétaires et internationales.

Mais en fait ce pronunciamiento a bien lieu, en ce moment même, mais de manière rampante.
Ce pronunciamiento soft, sa cible, c'est la Constitution fédérale, mise à mal une première fois par l'acte fondateur flandrien qui a fusionné Région Flandre et communauté néerlandophone; puis une deuxième fois en établissant sa capitale en ''territoire étranger'', à savoir BXL; puis une troisième fois en conférant de fait au souverain des pouvoirs d'arbitrage politique qu'il n'a pas; et enfin une quatrième fois récemment en permettant l'acte fondateur des Francobelges en la forme de la nomination, donc de la fondation, de la fédération Wallonie-BXL.

En territoire français, jamais, au grand jamais, de telles décisions n'auraient pu advenir : c'aurait été immédiatement la sanction politique.

En Belgique, quatre coups d'état en loucedé; mais quatre coups d'état quand même.

C'est pour cela qu'on a l'impression que rien ne change (pour reprendre le propos d'un autre intervenant sur Bruxelles.Francophone).
Mais moi je dis qu'en fait tout change en profondeur, et au premier chef les attitudes morales et intellectuelles des populations concernées.

Car on le voit bien, l'opinion publique n'est pas sotte au point de ne pas se rendre compte qu'elle vit dans un système de coup d'état permanent.
Au fait, qui avait utilisé cette formule la première fois : un PS, me semble-t-il. Ne s'appelait-il pas François Mitterrand ?
C'est exactement ce que font Elio di Rupo et Bart de Wever : un coup d'état permanent en refusant d'appliquer l'esprit de la Constitution belge qui est un esprit de compromis. Le refus du compromis en terre belge c'est la manière dont le coup d'état se perpétue. Pourquoi ce refus du compromis aujourd'hui ? Parce que l'écart entre les trajectoires des divers populations est devenu tellement grand que tout compromis est impossible, et que seul le coup d'état permet de faire face aux contraintes socio-politiques qui demeurent.

Il n'y a donc qu'a attendre le prochain coup d'état.
Lorsque les changements induits par ces coups d'état à répétition seront suffisamment profonds, les effets en deviendront alors perceptibles, et le fruit tombera tout seul, mûr à point.
Et le roi sera nu, bien nu.
Il n'y a en fait qu'à attendre.


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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Lun 25 Avr 2011, 4:09 pm

Je partage entièrement l'analyse de François. Le système politique belge survit désormais grâce à un "coup d'état permanent", une succession de petits coups d'état de velours sous forme de violations successives - pourtant graves mais passées inaperçues - de la constitution, sans que d'éminents constitutionnalistes tels que MM. Delpérée et Beyrendt ne lèvent le petit doigt.
La pérennisation de fait d'un gouvernement démissionnaire en affaires courantes, qui gère par la force des choses de plus en plus d'affaires de moins en moins courantes, sans être politiquement responsable devant la représentation nationale, n'est-elle pas déjà un coup d'état permanent ?
Et il y a aussi bien sûr les autres exemples donnés par François Barberis.
On dirait qu'il existe une sorte de consensus national mou pour faite durer au maximum cette situation difficilement imaginable dans tout autre pays...

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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Ven 29 Avr 2011, 10:28 pm

Et pourtant les aspiration du Peuple Flamand de vivre entre soi et de dire adieu à la Belgique francophone qu'ils ne supportent plus n'est qu'une partie du tableau. Qui va très vite se heurter à des impératifs géopolitiques. Vlaanderen ne veut en aucun cas être adossée à la Hollande comme Bruxellois et Wallons ne veulent en aucun cas devenir Français.
Dans ce contexte il ne reste plus à la Flandre que deux solutions:
imposer son indépendance aux marchés financiers, en obtenant son entrée dans l'euro et la signature de la convention cadre pour la protection des minorités : impossible et onbespreekbar ! soit de cheminer à couvert de la Belgique confédérale émasculée, virtuelle et scindée en direction de l'Allemagne. Bref le pergermanisme éternel de la Flandre.L'Etat-Région Flandre ne cherche qu'une chose: annexer Bruxelles ce qui implique
- la scission de BHV sans raccord territorial avec Wallonia,
- et la fin de la Région Bruxelloise.
- l'apartheid par la mise en concurrence déloyale entre les prestations de l 'Etat providence Flandrien comme dit si justement François Barberis et l’État Providence Francophone. A ce jeu-là les Bruxellois belgicain vont perdre très gros .et ils le savent fort bien.

Comme il appert que le camp francophone semble ne pas vouloir céder , la Flandre impose donc ses représailles : un directoire fédéral flamand perpétuel et "stable" par la vertu d'un gouvernement fédéral "élu" introuvable. En fait un conseil d'administration ou le P-D-G Flamand est inamovible La Flandre est pressée : la natalité Francophone remonte et l’opinion publique ne considère plus les Flamands comme des gens honnêtes mais cupides.
La mise à sac budgétaire de Bruxelles et de la Wallonie risque donc d'être particulièrement brutale. Mais l’Europe fera tout n'en doutons pas pour que le Belgenland continue et je crains que la Flandre n'accepte ce marché qui lui est déjà proposé: conquérir à frontière constante toute la Belgique mais ne pas faire sauter le couvercle de l’État et de la Monarchie de pacotille.
" Pourquoi chercher à l’extérieur ce que nous vous offrons sur un plateau l’indépendance et l'exploitation du Congo Wallon à couvert du confédéral". L’indépendance de la Flandre n'est pas incompatible avec la Belgique il suffira de l'appeler
con fédération.
tout le monde y gagne:
les flandriens continuent d' affirmer leur hégémonie /indépendance , la place financière Belge reste unifié et toutes les institutions bancaires peuvent continuer de capter l'argent "Belge " l'Europe cooptée n'est pas discréditée pas l'éclatement d'un pays fondateur et de sa capitale, les Hollandais et les Flamands surpeuplés et menacés par les flots et les tempêtes cataclysmiques disposent désormais d'une Wallonie dépouillée et quasi déserte qu'il est facile de peupler de néerlandophones et d'investir en rachetant le patrimoine immobilier et les PME , la France contrôle les institutions financières et continue de racheter ce qu’elle peut , et d'attirer vers elle les Flandriens, et les accords du Benelux font espérer à l’Allemagne un contrôle du débouché Anversois par la continuité de peuplement néerlandophone et pro-allemand que constitue la Wallonie néerlandisée et raccordée à l'Allemagne par le traité du Benelux incluant la Rhénanie Westphalie. Bref nous avons là, à terme tous les ingrédients pour une confrontation majeure entre France et Allemagne et la scission de l'Europe en deux zone euro l'une faible et l'autre forte.
Personnellement je dirais que le Belgenland tiendra le temps que tiendra la zone euro tient c'est-à-dire tant que l'Allemagne acceptera la solidarité avec les pays du Club Med comme ils disent si élégamment . C'est l’Allemagne qui donnera le coup de grâce à la Belgique . voir mon post ci-dessous.
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Bernardino Fransousky
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Ven 29 Avr 2011, 10:39 pm

La Belgique est Flamande voici pourquoi.
http://blog.marcelsel.com/comments
Bravo Marcel Sel. Tu as trouvé le ton sur lequel il faut parler aux Bruxellois et aux Wallons pour les réveiller. Je crains qu'il ne soit fort tard mais au moins qu'ils sauvent leur honneur puisque visiblement le monde entier semble s'accommoder de la prédation nationaliste Flamande. Laisser faire les Flamands arrange TOUT LE MONDE en Europe comme aux États-Unis d\'Amérique. C'est pour cela que les Flandriens jouent sur du velours. Cela arrange les milieux d'affaires, les profiteurs néolibéraux et les bankster. Car derrière ce nationalisme raciste, derrière cette haine francophage savamment instillée il y a l'idée de mettre d'un côté les pays riches avec un euro- mark fort et de l'autre les "pays du Club Med" sur-endettés avec un euro faible . Et pour cela, faire éclater les Etats Nations pour en arriver à un Euroland des Régions paradoxalement ouverte à tous les vents. Ce qui se traduit non par une scission de la Belgique comme vous semblez le croire mais par un Belgenland flamand qui "résout" tous les problèmes : démographiques et climatiques pour les Flamands et les Bataves surpeuplés menacés par la montée de eaux, et colonisant ainsi peu à peu la Wallonie ( regardez les Fourons , Liège etc) tout en assurant continuité territoriales des peuples de cultures germaniques avec l'Allemagne dans une Europe des Land régionaux qui lui est favorable, ce qui menace des États Nations comme la France . C'est cela que cherchent à réaliser les bons ministres francophones belges: dissoudre leur propre francophonie belge dans la colonisation flamande de la Belgique pour sauver l'Etat Belge lucratif pour eux-mêmes et forger la Nation Belgoflamande mais en réalité l'Etat Flandrien. Je vous le redis une dernière fois , les Bruxellois et les Wallons sont trahis par les intérêts égotistes des mandataires PS Ecolo CdH et MR sauce Michel. Ces derniers n'ont qu'une seule façon de prolonger leurs prébendes: établir la continuité territoriale et économique d'un ensemble Benelux -Allemagne, accueillir le peuplement de néerlandophones richissimes de ce coin de francophonie enfoncé dans les "territoires germains" et se gaver en servant de "liquidateurs" au service de la Flandre . Ce ministre PS, Magnette récemment promu, ne déclarait-il pas qu'il y avait 90 pour cent de pont communs entre les propositions de Di Rupo et celles de Van Delanotte? Vous aurez noté aussi , que le nouveau traité du Benelux élargi au Land de Rhénanie Westphalie a été signé et passé sous silence tout en ayant été déclaré comme "absolument fondateur". Et pour cause ! C'est la signature virale de cet objectif politique caché aux yeux des Bruxellois et des Wallons!
Ainsi tous les jours davantage les "franqueupheunes"deviennent-ils des Peaux Rouges dans leur réserve et sont infantilisés pour qu'ils ne se révoltent jamais. La Francophonie, socle des identités Bruxelloises et Wallonnes, gène tout le monde. La seule parade possible, à mon avis, c'est que Bruxellois et Wallons redeviennent majoritaires. Or à l'intérieur du stricte cadre belge qui les piège, ce n'est plus possible! Donc Bruxellois et Wallons n'ont pas d'autre choix que de faire société et communauté de destin avec le Peuple Français. Ils n'ont pas d'autre choix que de se servir du Peuple Français pour remonter rapidement les déséquilibres démographiques entre francophones et néerlandophones. ( Flamands et Hollandais) et accéder à des investissements d'infrastructures dont la Wallonie a besoin et Bruxelles ont besoin pour garantir l'avenir . Je ne vois aucune autre riposte possible .
Faute de quoi la Belgique multiculturelle deviendra totalement flamandisée puis allemande en quelques décennies. La continuité territoriale et la communauté de destin du Benelux-Allemagne, dans un Euroland des Régions, voilà ce que voulait dire Magnette à propos de son souhait du rattachement de la Wallonie à l'Allemagne. Il ne faisait que dire tout haut ce que l'inconscient collectif de la classe politique PS CDH Ecolo et MR sauce Michel pense tout bas. La culture française serait pour eux une culture d'adoption et par conséquent les Wallons et les Bruxellois ne perdraient rien à devenir des Flamands puis des Germains. Hélas, sans socle francophone, adieu les identité Bruxelloise et Wallone, adieu le Wallon et le Brabançon et le Brusselar ! Par conséquent si les Bruxellois et les Wallons ne montrent pas, dès aujourd'hui, qu'ils se rangent désormais du côté du Peuple Français, j'ai bien dit du Peuple , par des manifestations de rue et une pression ostensibles sans relâche envers leurs ministres et leurs journalistes corrompus , à coup de lettres de mails de forums de protestations, s'ils n'exigent pas un rapprochement des deux Peuples au niveau économique, culturel et politique, s'ils ne dénoncent pas des choix d'équipements en Flandre et Wallonie systématiquement allemands, hollandais ou américains eh bien ils ont cuits !
Regardez ce qu'ils ont fait des chemins de fer, des autoroutes de Wallonie regardez ce qu'ils ont fait de l'Armée, de son matériel de ses bases,du recrutement de ses chefs regardez où se trouve rattachée l'Agence Belga, regardez qui est à la tête de Dexia Belgique
Bref, un rapprochement économique et politique en tout bien tout honneur entre Bruxellois Wallons et Français, voilà l'issue de secours! Faute de quoi nous arriverons tôt ou tard à un BelgenLand bicéphale, un état policier "Belgoflamand" mais en réalité Flandrien pour reprendre la juste expression de François Barberis. Comme durant les grandes grèves de 1960. Et c'est en cours ! Nous sommes déjà sous un Directoire , que dis-je une Régence Flamande illégale depuis plus de 300 jours ! C'est unique au monde!
Tout cela conduit fatalement à une scission de l'Europe et à une confrontation majeure France - Allemagne . Parce que l'Europe antidémocratique des lobbies, des commissaires; des 50 000 fonctionnaires cooptés et outrageusement surpayés, c'est la projection homothétique sur un plus vaste ensemble du Belgenland bicéphale de plus en plus antidémocratique et cartellisé .
Au final cette Allemagne n'aura d'autre réaction que de quitter la zone euro en emportant tout ce qu'elle peut de l'Europe du Nord et de l 'Est et en développant encore d'avantage son partenariat avec la Russie dont elle contrôle déjà une bonne part de l'économie. Je crois d'ailleurs qu'on s'y prépare outre-Rhin. Quant à l'Axe Franco-allemand il est mort et enterré. ( Petit aparté; le partenariat avec la Russie semble la vraie raison du refus de l'Allemagne de lever le moindre doigt pour protéger les populations Lybiennes d'un dictateur devenu totalement fou et qui promet des rivières de sang.)
Enfin il me faut déplorer encore et encore que la bureaucratie européenne et les multinationales soutiennent à mots couverts le système nationaliste et raciste Flamand pour, au fond, les mêmes raisons que les milieux d'affaire et la presse anglo-saxonne furent séduites jadis par la montée du National Socialisme . ( TOUS les partis flamands sont d’ailleurs flamingants non par conviction mais par intérêt , le Peuple Flamand lui n'a pas le choix vote et suit) .
Soyons courageux: aujourd'hui nous n'avons affaire à un National-Régionalisme flandrien qui pilote d'autres mouvements de ce type . Casser l’État Espagnol est un de leurs objectifs. Casser la République en faisant miroiter auprès de ces biesses de mandataires français de juteuses collaborations culturelles et économiques. Les imbéciles !
Je suis allé sur place pour le vérifier : Eric Defoort de la NVA et ses sbires était en plein pays Basque!
Les REGNAZES (Régional-Nationalisme) arrivent au pouvoir un peu partout en Europe ! Quant aux Bruxellois et aux Wallons s'ils veulent devenir flamands de seconde zone puis apatrides sur leurs propres terres ils n'ont qu'à continuer cette veulerie consistant à ne rien faire, à tout laisser dire et à voter Michel Milquet Di Rupo Thielemans et Melchior !

A la fin ceux qui ne pourront plus supporter cette pression maltraitante jamais dite franchiront la frontière pour aller vivre en France non pour des raisons économiques mais parce que la cohabitation sera devenue pour eux insupportable.
Et si vous écoutez bien les dirigeants NVA mais aussi les autres, c'est exactement ce qu'ils vous disent de faire: "si ça ne vous plaît pas allez à la France" (sic). Mais ce qu'ils ne disent pas c'est qu'ils garderont le territoire...
Il m'est pénible de constater que ni les Wallons ni les Bruxellois n'ont eu jusqu'à présent l'énergie et le courage de regarder la réalité en face et de se révolter contre un système politique soi-disant belge mais qui en réalité a décidé à mots couverts , (j'ai bien dit décidé) de dissoudre la dignité de la francophonie pour faire place au BelgenLand. C'est ce que j'ai appelé l'évaporation-recondensation de Bruxelles en Brussel et de Belgique en Belgïe.
Je ne me fais aucune illusion: ni les Wallons ni les Bruxellois n'ont le courage de se révolter. Ils sont infantilisés depuis longtemps. Ils préfèrent le Doudou de Mons, les Gilles de Binches et le Standard de Liège. Soit ! Pendant ce temsp le Voopost le Taak momntent menacent et les flamingants plastronnent insultent, exigent en Wallonie et en France. Il n'y a plus de Peuple ni même de communautés francophones il n'y a que des Ilotes "franquepheunes" dont la chasse est ouverte. Le gibier attend et subit. Il a choisi cette voie tant pis pour lui. J'ai fait mon devoir de francophone de l'hexagone année après année pour les en avertir .

Quand à M. Thielemans, Bourgmestre de Bruxelles qui accueillera le 11 juillet prochain les hordes nationalistes sur la Grand Place comme il autorisa le 3 mai 2009 en pleine connaissance de cause ces milliers de Flamands venus à Bruxelles pour hurler "du cyanure pour les Francophones", il aura lui aussi une mémoire historique lourde à porter pour ses descendants...L'Histoire jugera ! Seul Olivier Maingain et sa petite équipe résistent bravement. Aidez-les si vous n'avez plus la force de vous dresser et de hurler CA SUFFIT ! VOUS NE PASSEREZ PAS !
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Michel Gergeay
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Dim 01 Mai 2011, 3:43 pm

Cela fait aussi des années, mon cher Bernardino, que je tente de réveiller mon entourage francophone. Je crains aussi qu'il ne soit très tard. Mais je dois noter une réelle évolution dans les réactions. Du haussement d'épaules un peu méprisant, on est passé à la raillerie, puis à l'agressivité, enfin au débat et même désormais à un réel soutien. Je partage ta forte critique des hommes politiques wallons à la nuance près que la "résistance" (oh, molle et plus têtue que courageuse) des négociateurs francophones devant les exigences flamandes, a tout de même eu cette fonction nécessaire de faire prendre conscience du danger. Merci pour ton texte, dur et inquiétant, mais lucide. Et, puisque la Belgique est flamande, vive la Wallonie française !
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François Barberis
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Mar 03 Mai 2011, 10:35 am

La situation politique actuelle est véritablement perverse

Dans les faits, la scission de l'appareil institutionnel et gouvernemental belge est déjà un fait établi. L'illustration en est parfaitement fournie par le fait que la construction belge peut continuer à (sur)vivre avec un gouvernement en affaires courante depuis plus d'un an, alors que cela serait tout-à-fait impossible dans d'autres structures d'état. Ceci veut simplement dire que les fonctions régaliennes de l'état échappent désormais à ce même état; et ceci est un facteur de déstabilisation supplémentaire.

Certains voient dans la situation de survie de l'état un effet de la sagesse des peuples et des nations. Mais ceci est bien entendu une illusion, un faux nez auquel s'accrochent les divers médias qui refusent de considérer les faits dans leur brutalité d'origine.
Si la construction politique belge peut continuer ainsi à se maintenir c'est que les deux parties qui la maintenaient fonctionnent désormais de manière quasi autonome. Certes, cela est possible parce que entre la construction belge et l'environnement international dévastateur il existe trois lignes de fortifications : la fortification intérieure que représente le système otanien, le plus ancien et le plus solide, qui empêche le pays d'avoir véritablement une politique étrangère autonome; la fortification intermédiaire de nature politique que constitue la construction européenne, et enfin la fortification extérieure de nature financière , la plus récente, que constitue le système de l'euro avec la solidarité implicite que les autres membres du système sont censés apporter à l'adhérent soumis à une attaque des marchés.

ce sont ces trois fortifications qui donnent l'illusion que le pays continue à exister, comme un état ''normalement'' constitué. Mais il s'agit bien d'une illusion.

Que valent ces trois fortifications ?

La Grèce, l'Irlande, le Portugal bénéficient aussi de la protection de ces fortifications et on connaît le sort qui leur a été réservé alors que le lien sociétal et social intérieur est stable et n'est pas contesté. Ce lien intérieur, malgré une certaine vigueur, n'a pas empêché les trois pays de connaître des troubles sociaux qui amènent à s'interroger sur la viabilité à terme de ces trois constructions politiques. On peut sans crainte dire que si une situation similaire se présentait à la Belgique, celle-ci éclaterait en deux, trois voire quatre morceaux, car elle ne pourrait même pas bénéficier du recours au lien social-sociétal intérieur pour y faire face.

En dehors même de ce fait intérieur, ce qui est nouveau c'est l'affaiblissement lent mais régulier de ces trois fortifications. On connaît le repli rampant de l'idée européenne malgré - et certains diront surtout en raison- des exhortations de la BCE d'aller vers plus d'union -certains diront vers plus de bureaucratie. On découvre aujourd'hui les doutes sur la construction otanienne, que le secrétaire général de cette organisation voudrait faire sortir du giron US pour la transformer en bras armé de l'Organisation des Nations unies; ce qui aura donc, pour ce qui concerne la Belgique, comme conséquence vraisemblable de remettre en question toutes les dispositions stratégiques et territoriales propres à cette organisation, dont la fixation du siège à Evere. Et on peut, a posteriori, se demander si l'adhésion de la France à l'Organisation du Traité de l\'Atlantique Nord n'avait pas pour but d'accélérer cette évolution qui apparaît en effet irréversible, voire même souhaitable.

Nous le savons tous : toute fortification, même multipliée, à vocation à tomber et à être investie. Ce n'est qu'une question de temps. A cette aune, celles derrière lesquelles se protège la construction belge cèdera aussi. Le pays belge, s'il veut survivre en tant que tel, ne pourra donc compter que sur son lien interne, de nature politique, social et sociétal. Or ce lien est inexistant. La conclusion est donc vite tirée.

Les prochains mois seront décisifs à plusieurs titres. Si comme il est probable, le président du PS Elio di Rupo se voit en charge et parvient à la formation d'un gouvernement, on peut penser que son objectif sera de forcer le maintien du contrat social belge, ce fameux lien social qui constitue le socle du programme politique du PS. Or on sait que c'est précisément ce lien que les Flandriens veulent rompre définitivement. Si Elio di Rupo devient PM, le choc Flandre / Wallonie+BXL va donc être frontal et intime; ce choc va avoir lieu au sein même de l'appareil d'état, ou de ce qu'il en reste, alors qu'actuellement le gouvernement en affaires courantes reste étranger à ce choc qui fait partie du champ de la négociation entre les partis. C'est donc le cœur de l'appareil d 'état qui sera ainsi atteint par le conflit, et cela n'a pu échapper à Bart de Wever.

D'où ma conclusion : la promotion de Elio di Rupo à la tête de l'appareil d 'état belge est en fait un missile de la partie flandrienne en vue de hâter la destruction du dit appareil et donc de hâter la scission du pays en faisant porter la responsabilité aux Francobelges. Il ne restera plus alors qu'à acter la fin politique du régime.

Si cette promotion ne se fait pas, c'est-à-dire si la charge de PM échappe à Elio di Rupo, le pourrissement continuera à exercer ses effets, nonobstant un nouvel appel aux urnes qui ne fera que confirmer l'impossibilité de gérer l'état.










Dernière édition par François Barberis le Mar 03 Mai 2011, 12:47 pm, édité 1 fois
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Michel Gergeay
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Mar 03 Mai 2011, 11:54 am

Superbe analyse, François.

Pour survivre un animal a besoin d'un squelette interne ou d'une carapace externe. La Belgique n'a plus depuis longtemps le premier, brisé par l'ostéoporose nationaliste flamande, et la seconde (Organisation du Traité de l\'Atlantique Nord, UE, Euro) multiplie désormais les "défauts". Si l'on ajoute la prochaine rupture des béquilles royales, on prévoit l'inexorable effondrement.

Pourquoi donc, malgré les graves difficultés qui s'ensuivront, ai-je envie de m'en réjouir ? : france
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Mer 04 Mai 2011, 3:44 pm

@guy a écrit:
Le système politique belge survit désormais grâce à un "coup d'état permanent", une succession de petits coups d'état de velours sous forme de violations successives - pourtant graves mais passées inaperçues - de la constitution, sans que d'éminents constitutionnalistes tels que MM. Delpérée et Beyrendt ne lèvent le petit doigt.
La pérennisation de fait d'un gouvernement démissionnaire en affaires courantes, qui gère par la force des choses de plus en plus d'affaires de moins en moins courantes, sans être politiquement responsable devant la représentation nationale, n'est-elle pas déjà un coup d'état permanent ?
Et il y a aussi bien sûr les autres exemples donnés par François Barberis.
On dirait qu'il existe une sorte de consensus national mou pour faite durer au maximum cette situation difficilement imaginable dans tout autre pays...

Justement, ce coup d'Etat permanent risque de le rester, et le consensus national mou d'une nation introuvable pourrait nous faire lanterner des années encore. On me rétorquera : "Il faut laisser le temps au temps." Je trouve, quant à moi, que nous n'avons fait que cela depuis 1945, et que nous en payons aujourd'hui les conséquences. A plusieurs reprises, les Wallons et les Bruxellois ont eu l'occasion de franchir un pas décisif ; ils ont préféré attendre, laissant l'objectif de combat se diluer dans les combinaisons particratiques. A force de vouloir soigner son image, Bart De Wever lui-même n'est-il pas en train de s'engluer dans le chaos durable ? Somme toute, nous assistons à une victoire wallonne, nous devrions être heureux. La victoire de la force d'inertie, des vieilles pesanteurs, des contingences, des prudences... de tout ce que je déteste, en fait.

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François Barberis
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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Sam 11 Juin 2011, 10:47 pm

Je reviens sur ce fil car un événement nouveau vient de se produire qui confirme le diagnostic que je faisais d'une scission actée à 80%.

Ce fait nouveau, je le trouve dans l'éditorial de Béatrice Delvaux que chacun de vous a pu lire. En voici le lien.

http://www.lesoir.be/debats/editos/2011-06-11/un-peu-moins-belges-845116.php

Que dit Mme Delvaux dans cet éditorial qui puisse ainsi constituer un fait nouveau confirmant cette scission dont je prétends qu'elle est déjà de fait tant elle affecte les fondamentaux du pays ?

Ce fait c'est précisément la nouvelle vision de l'auteur de cet éditorial. Mme Delvaux retient, pour décrire la situation du pays, l'image d'une maison, d'un toit unique, avec deux peuples qui l'habitent; l'un au rez de chaussée, l'autre au premier étage pourrait-on dire, mais de deux occupants qui n'ont plus rien à se dire, qui ne s'entendent pas et qui se regardent en chiens de faïence prêts à en découdre, au moins verbalement. Or jusqu'ici, pour qui lisait les éditoriaux de Mme Delvaux, cette vision était toujours repoussée, niée, au bénéfice de la vision d'une maison commune et d'un espace collectif dans lequel on relevait des antagonismes, certes, mais des antagonismes qui ne mettaient pas en cause les liens de solidarité fondamentaux, le désir de vivre ensemble.
Mme Delvaux vient, semble-t-il, à l'occasion de son changement de fonctions, d’abandonner cette vision idéalisée du pays pour une vision plus réaliste, plus dramatique, mais aussi plus proche de la matérialité que chacun peut constater s'il aborde la question belge de façon dépassionnée.
Et c'est cette nouvelle vision de l'éditorialiste en chef (nouvelles fonctions) de Mme Delvaux qui constitue le fait nouveau et qui confirme, si besoin en était encore, la scission déjà bien réelle du pays.

Cette évolution du positionnement politique de Mme Delvaux est un fait important. Mme Delvaux est une ''faiseuse d'opinion''. Elle participe activement à la fabrication de la pensée politique locale. Qu'elle ait admis cette réalité, c'est d'abord à son honneur, car on peut imaginer le tourment qui l'habite; mais c'est aussi un fait public, donc un fait politique. Il est à noter que cette nouvelle approche de Mme Delvaux survient quelques temps à peine après une évolution très nette de la position de Marcel Sel, autre faiseur d'opinion, ce qui démontre le dynamisme de l'idée de la séparation, de la scission, qui est en train de passer du stade de l'idée politique au stade de l'idéologie, c'est-à-dire un ensemble de réflexions formant une trame d'analyses qui se rejoignent pour permettre dans un deuxième temps de faire surgir des propositions politiques d'action.

Si Mme Delvaux, dans ses nouveaux habits d'éditorialiste en chef, c'est-à-dire d'artisan de la pensée politique et donc de l'opinion politique francophone s'est résolue à cette constatation de l'incommunicabilité et de la quasi-détestation des deux peuples, c'est qu'en effet la scission est déjà actée sur les plans les plus essentiels qui constituent les bases d'un pays : le plan culturel, la volonté de vivre ensemble, la conscience morale collective, et c'est la preuve que, même si les divisions de militants séparatistes ne sont pas encore au rendez-vous, l'idée de la scission connaît une dynamique croissante. On peut dire, sans trop s'avancer, que cette idée va s'imposer chaque jour davantage. Ira-t-elle jusqu'au bout ? Probablement, mais ce n'est pas encore acquis. Il faut être prudent.

Mme Delvaux est une femme intelligente et courageuse. Elle ne va pas tarder à tirer les conclusions de son nouveau positionnement. Ces conclusions sont si simples qu'elles vont s'imposer à elle comme à tout observateur dépassionné : il n'y a pas de conscience morale collective commune entre Flandriens et Francobelges. Donc se posera raidement à elle, et à d'autres dans la même situation évolutive d’opinion, la question de la nouvelle conscience morale collective.

Encore un pas, Mme Delvaux ! vous rendrez le plus grand service à votre peuple. Et je vous salue bien respectueusement, car j'imagine facilement les pressions qui s'exercent sur vous. Et ce n'est pas, dans ma bouche, une clause de style.


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MessageSujet: Re: Une scission déjà actée à 80 pour cent !   Dim 12 Juin 2011, 4:35 pm

@François Barberis a écrit:

Mme Delvaux vient, semble-t-il, à l'occasion de son changement de fonctions, d’abandonner cette vision idéalisée du pays pour une vision plus réaliste, plus dramatique, mais aussi plus proche de la matérialité que chacun peut constater s'il aborde la question belge de façon dépassionnée.
Et c'est cette nouvelle vision de l'éditorialiste en chef (nouvelles fonctions) de Mme Delvaux qui constitue le fait nouveau et qui confirme, si besoin en était encore, la scission déjà bien réelle du pays.

Tiens...avais-je mal lu une info quelque part selon laquelle elle abandonnait 'Le Soir' ??
mib

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