FORUM FRANCOPHONE ©

FORUM FRANCOPHONE ©

Forum généraliste et politique francophone
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS

Aller en bas 
AuteurMessage
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16069
Age : 67
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS Empty
MessageSujet: L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS   L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS EmptyJeu 28 Avr 2011, 11:19 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/international/article/657438/ou-est-le-pere-est-il-encore-en-vie.html

Xavier DUPONT de LIGONNÈS

Où est le père ? Est-il encore en vie ?

Annick Hovine

Mis en ligne le 28/04/2011

On a perdu toute trace de Xavier Dupont de Ligonnès depuis le 15 avril. Les obsèques de sa femme et de ses quatre enfants se déroulent ce jeudi à Nantes.

Récit

Aux obsèques de la famille Dupont de Ligonnès, ce jeudi à 14h30 en l’église Saint-Félix de Nantes, il y aura un grand absent : le père, Xavier, 50 ans, issu de la vieille noblesse française, recherché dans le monde entier comme "principal témoin" dans le cadre de l’information judiciaire ouverte contre X pour cinq assassinats.
Dans l’avis de funérailles paru mardi dans "Le Figaro", les proches ont fait part de la "mort tragique" de la mère, Agnès Dupont de Ligonnès (48 ans), et des quatre enfants du couple : Arthur (21 ans), Thomas (18 ans), Anne (16 ans) et Benoît (13 ans). La cérémonie se déroulera "sans fleurs ni couronnes". Les corps avaient été retrouvés le 21 avril, il y a juste une semaine, ensevelis sous la terrasse de leur maison.
La famille nombreuse apparemment sans histoires avait mystérieusement disparu début avril. Peu avant, le père avait laissé des messages "délirants et contradictoires", selon le procureur de la République à Nantes, Xavier Ronsin, pour expliquer à certains proches un départ aux Etats-Unis, dans le cadre d’un programme de protection des témoins, ou une mutation professionnelle urgente en Australie Le bail de la maison avait été résilié dix jours plus tôt. D’où l’inquiétude - hélas justifiée - des enquêteurs.
L’autopsie a révélé une exécution méthodique des victimes, abattues dans leur sommeil par arme à feu, sans doute une 22 long-rifle. Au minimum deux balles pour chacun, dans la tête ou dans la poitrine. Comme les deux labradors de la famille. Xavier Dupont de Ligonnès venait d’hériter, de son père, d’une carabine de ce calibre ; il fréquentait depuis décembre un club de tir nantais ; il venait d’acheter un silencieux...
Les décès se situent probablement autour du 3 ou du 4 avril, selon les légistes. C’est à ce moment-là aussi que cesse tout signe de vie depuis la maison située sur un boulevard très passant de Nantes : plus aucun appel téléphonique sortant ni aucune connexion Internet ne sont constatés à partir de la ligne fixe depuis cette date.

Mais où est le père, vers qui se dirigent tous les soupçons, et désormais recherché par les polices du monde entier, depuis un avis diffusé mardi soir par Interpol ? Disparu, introuvable, comme volatilisé. Est-il seulement encore en vie ?
On sait que Xavier Dupont de Ligonnès a logé la nuit du 11 au 12 avril à l’auberge de Cassagne, au Pontet, dans le Vaucluse. Le patron lui a trouvé un comportement tout à fait normal, plus volubile peut-être que d’autres clients. Mais rien d’étonnant pour le commercial qu’il prétendait être. Le quinquagénaire a été vu pour la dernière fois à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, le 15 avril, il y a 13 jours. On a retrouvé sa Citroën C5 sur le parking de l’hôtel Formule 1 où il venait de passer la nuit.

Coïncidence troublante : c’est précisément ce jour-là que Colette Dromme, quinquagénaire, mère de quatre enfants, divorcée, disparaît mystérieusement du hameau de Lorgues, à quelques dizaines de kilomètres de là. L’assassin présumé de sa femme et de ses quatre enfants connaissait-il la blonde employée de supermarché ? Avant de s’établir à Nantes, la famille Dupont de Ligonnès avait vécu dans la banlieue parisienne très chic, à Versailles, puis dans le Var, à Lorgues précisément, semble-t-il. Mais à ce stade de l’enquête, aucun élément matériel ne permet d’établir de lien entre les deux disparus ; le père de Colette Dromme n’avait jamais entendu parler des Dupont de Ligonnès avant la découverte des corps. N’empêche, la rumeur enfle et enflamme les imaginations : Colette, l’ancienne voisine, ne serait-elle pas aussi une ancienne maîtresse ? Le numéro vert de la police judiciaire de Nantes est assailli d’appels, une dizaine par heure, selon un commissaire interrogé par "Libération".
On voit le fugitif partout en France, mais surtout dans le Sud, sillonnant les Alpes maritimes, à bord d’une berline, seul ou accompagné d’une femme blonde.

On ne prête qu’aux riches, il est vrai. Quelques heures après la découverte des corps, dans la nuit de jeudi à vendredi, une dame s’était rendue dans un commissariat d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine, un peu paniquée. Cette femme, chef d’entreprise, a expliqué aux policiers qu’elle avait entretenu une relation intime avec Xavier Dupont de Ligonnès en 2009. Elle lui avait aussi prêté 50000 euros, contre une reconnaissance de dette. Après une séparation orageuse, l’ex-maîtresse a engagé une procédure de recouvrement pour récupérer son argent. Selon "Le Figaro", cette femme a reçu un SMS plutôt inquiétant de son ancien amant, le 9 avril dernier : "On a eu du bon temps ensemble, mais maintenant tu vas connaître le malheur." Jeudi dernier, apprenant le drame, elle a pris peur, craignant d’être la suivante sur la liste de Dupont de Ligonnès, ce qui l’a poussée à livrer ses craintes à la police. Elle est depuis hébergée par des amis en région parisienne.

Depuis le début de l’enquête, l’image lisse du père de famille très discret, époux modèle d’Agnès, surveillante de collège et fervente catholique qui enseignait le catéchisme, se craquelle. Au-delà de sa double (triple ?) vie sentimentale, cet homme insoupçonnable avait un parcours professionnel obscur, voire inventé. Qui rappelle d’ailleurs furieusement celui de Jean-Claude Romand, un homme qui s’était fait passer pour un chercheur de l’Organisation mondiale de la santé avant de tuer méthodiquement toute sa famille...
Xavier Dupont de Ligonnès se présentait tantôt comme "chef d’entreprise qui voyage", tantôt comme "commercial dans le secteur du tourisme". Il partait le dimanche soir de chez lui pour revenir le vendredi soir à la maison. Mais juste avant sa disparition, il avait confié à un voisin qu’il était une sorte d’agent secret pour le compte des Etats-Unis
Au cours des dix dernières années, il avait fondé deux entreprises à Pornic, en Loire-Atlantique. Le première n’existe plus ; à l’adresse de la seconde, la Selref, siège désormais une autre société. Entreprise énigmatique, dont le fugitif est encore le patron et l’unique salarié, Selref avait une activité réelle, selon un ami proche du suspect : il s’agissait de créer un réseau d’hôtels et de restaurants dans lesquels les représentants de commerce auraient droit à des avantages, détaille-t-il dans "Le Parisien". Le réseau devait prendre la forme d’un site Internet baptisé "La route des commerciaux". Xavier Dupont de Ligonnès passait tout son temps à démarcher les établissements. Mais au lieu d’être le jackpot espéré, l’affaire ne décolle pas.

Agnès, l’épouse de Xavier, s’était rendu compte en 2004 déjà que son mari avait de gros soucis d’argent. Elle se confie à plusieurs reprises, sur des forums de discussions sur Internet. "Je ne vais pas bien, je suis malheureuse. [ ] On a de gros problèmes de fric. Il a monté sa boîte il y a quatre ans avec mon argent (un héritage de sa famille à elle, NdlR) et ça traîne, ça traîne, ça traîne "
Comment ce père de famille nombreuse, locataire d’une maison bourgeoise de Nantes, bouclait-il alors ses fins de mois ? L’aîné des enfants apprenait l’hôtellerie, le second faisait des études de musicologie ; les deux plus jeunes étaient scolarisés dans une école privée catholique. Le "chef d’entreprise" ne déclarait au fisc qu’un revenu annuel de 4000 euros
En réalité, Xavier Dupond de Ligonnès était criblé de dettes. Outre les 50.000 euros dus à son ancienne maîtresse, un huissier s’était présenté à son domicile pour réclamer une créance de plus de 20.000 euros.
C’était le 5 avril dernier : personne n’avait alors ouvert la porte de la maison de la rue de Nantes.

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS Maquet24
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
 
L'affaire Xavier DUPONT de LIGONNÈS
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUM FRANCOPHONE © :: Société :: Insécurité, criminalité, justice :: Grandes affaires judiciaires-
Sauter vers: