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 Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?

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adydude
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MessageSujet: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptyMar 06 Sep 2011, 10:41 am

La vie est le don le plus précieux que les humains peuvent jamais avoir

La beauté du monde qui nous entoure et les merveilles de l'univesre nous rendre heureux d'être vivants

Mais que faire si on est gravement handicapé ou souffre terriblement d'une maladie mortelle?

C'est une question très inquiétante, mais - Devrait-on avoir le droit..?


Lisez l'article et me-donnez votre point de vue..
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MessageSujet: Re: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptyMar 06 Sep 2011, 11:56 pm

4.3 L’euthanasie
Envisageons le cas d’un être en incapacité d’intenter à ses jours.
Nous pouvons voir que la réalité ontologique de l’être est son interaction avec les autres. Un être qui n’aurait strictement aucune interaction avec le monde ne serait pas au monde.
Ainsi donc, il importe d’évaluer la capacité d’interaction de l’être pour en déterminer sa vivacité. Cette évaluation doit se faire dans le temps car la sentience d’un être peut évoluer considérablement, jusqu’à défier la science statistique.
C’est à partir de ce diagnostique qu’un juge et médecin doit estimer si le maintien en vie est dans l’intérêt du peuple. Le critère discriminant principal est alors qu’une vie ne doit coûter plus d’une vie que si elle vaut plus d’une vie. Notons comme critères secondaires l’exemplarité de celui qui à la noblesse de vouloir laisser sa place mais aussi l’exemplarité de celui qui se bat envers et contre tout pour sa survie.

4.4 L’acharnement thérapeutique
La nature sociétale de chaque patient doit guider le médecin en exercice dans ses choix thérapeutiques ; en effet la sentience d’un patient peut être préférée à sa santé. Lors d’un exercice normal (non – expérimental) de la médecine, il serait inadéquat de traiter la santé sans prendre en compte la sentience du patient, notamment l’évaluation a priori des besoins du patient par le patient.
Par ailleurs, sauf exception, ce n’est pas le patient qui est compétent quant à l’évaluation de la thérapie et ses conséquences subies mais le médecin qui l’a pris en charge.
La douleur, comme ses traitements, sont des facteurs déterminants de la diminution la sentience : La douleur peut monopoliser la conscience du patient alors que le traitement de la douleur peut avoir des effets analgésiques. L’ajustement du traitement de la douleur doit donc être des plus précis alors que se pose la question de la vivacité du patient.
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MessageSujet: Re: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptyMer 07 Sep 2011, 11:28 am

genesiis :

Je dois admettre que vos connaissances sur ce sujet semble être beaucoup plus profonde que la mienne Rolling Eyes

<< 4.3 L’euthanasie, 4.4 L’acharnement thérapeutique >> - vous avez attribué les nombres à ces sujets - qu'est-ce qu'ils signifient? Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? Scratch2
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MessageSujet: Re: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptyJeu 08 Sep 2011, 3:25 pm

Il est tout à votre honneur de vous intéresser à tous ces sujets ; votre coeur a mon respect comme un frère doit respecter son semblable.

La numérotation provient du document original (dont je suis l'auteur) qui traite de problèmatiques similaires.
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MessageSujet: Re: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptyVen 09 Sep 2011, 7:00 pm

@genesiis a écrit:
Il est tout à votre honneur de vous intéresser à tous ces sujets ; votre coeur a mon respect comme un frère doit respecter son semblable.

La numérotation provient du document original (dont je suis l'auteur) qui traite de problèmatiques similaires.

merci pour votre gentillesse Very Happy

vous êtes donc un médecin? J'aimerais lire ce document que vous mentionnez sunny
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genesiis
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MessageSujet: Re: Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie?   Devrait-on avoir le droit de de mettre fin à une vie? EmptySam 10 Sep 2011, 9:54 am

De vitae
ou de l'éthique ontologique
I Méthode de traitement des questionnements
Commençons cette analyse sans préjugé certain, sans certitude sur les réponses à apporter aux questions suivantes :
 Où et quand commence et fini l'humain ? (2)
 Quels sont ses droits et devoirs au monde ? (3)
Les réponses à ces deux questions fondamentales devraient nous aider à y voir clair dans des problématiques complexes tels que :
 La contraception (4.14)
 L’interruption volontaire de grossesse (4.13)
 L’assistance à la procréation (4.12)
 L’eugénisme (4.11)
 Les embryons surnuméraires (4.10)
 Les handicapés (4.9)
 Les assistés (4.8)
 L’esclavagisme (4.7)
 Le don de soi (4.6)
 L’expérimentation sur la santé (4.5)
 L’acharnement thérapeutique (4.4)
 L’euthanasie (4.3)
 Le suicide (4.2)
 La peine de mort (4.1)

Aucun tabou ne doit avoir pouvoir en une telle analyse. Il nous faut exclure l'irrationnel du raisonnement quitte à reprendre cet aspect dans nos conclusions finales. Par voie de conséquence, nous ne pouvons prendre en compte des arguments d'existence d'âme ou même de divinité, voir de génération spontanée.
II Définition de l’humain
“ 1. HUMAIN, E adj. (lat. humanus). I. 1. Qui a les caractères, la nature de l’homme ; qui se compose d’hommes. Être humain. Espèce humaine. 2. Qui est relatif à l’homme, qui lui est propre. Corps humain. Nature humaine. L’erreur est humaine. … ”
“ 2. HUMAIN n.m. Litt. Homme. pl. Les hommes, l’humanité. ”
“ HUMANITÉ n.f. (lat. humanitas). 1. Ensemble des hommes ; genre humain. Évolution de l’humanité. 2. Essence de l’homme ; nature humaine. Ce qui reste en lui d’humanité. 3 Bienveillance, compassion. Traiter qqn avec humanité. … ”
“ HOMME n.m. (lat. homo). I. 1. Être humain considéré par rapport à son espèce ou aux autres espèces animales ; mammifère de l’ordre des primates, doué d’intelligence et d’un langage articulé, caractérisé par un cerveau volumineux, des mains préhensiles et la station verticale. L’homme de Cro-Magnon. RELIG. Le premier homme : Adam. 2. L’espèce humaine en général. Le rire est le propre de l’homme. 3. Membre de l’espèce humaine. … ”
Larousse 1997.
Que nous laissions de côté les éléments de définition qui se réfèrent à eux même et il ne reste plus grand-chose pour définir l’humain, peut-être juste le rire et l’erreur comme critères mal définis.
La question d'être "humain" reste celle de la justesse de limiter sa définition à l'appartenance à l'espèce homo - sapiens - sapiens ou si l'on s'ouvre à d’autres concepts tels que celui de cosentience.
Une définition est par définition restrictive. Il nous faut donc choisir soigneusement les critères de restriction de la définition de l’être humain. Voyons jusqu’à quel point nous pouvons ouvrir cette définition :
- Soi-même est certainement la division la plus petite de l’humanité. Cette considération égocentrique, bien qu’ontologique, présente toutefois l’inconvénient d’être sans utilité puisque le soi existe en tant que tel.
- Ce “ soi ” a été parfois étendu au couple niant l’entièreté de chaque humain. Cela implique une mutation fondamentale des êtres au moment de l’union ce qui n’est guère raisonnable puisque contractuelle (un contrat n’étant valable que si les signataires peuvent assumer leur engagement) voir spirituelle.
- La famille pose le même problème et ajoute celui de la majorité des enfants, paramètre de toute évidence arbitraire et d’ailleurs faiblement consensuel.
- La soi-disant supériorité ethnique (le nationalisme étant un type d’ethnisme), sur quoi se fonde-t-elle ? Sur un passé qui ne veut pas mourir, une nostalgie ? Sur une versatile loi du plus fort ? La bête immonde ne s’appuie sur rien de bien raisonnable. Un groupe ethnique ne saurait accaparer à lui seul le statut d’être humain sous prétexte d’être provisoirement le plus adapté à une situation.
- Devons-nous nous satisfaire de limites arbitraires afin de définir tout à chacun comme étant humain, au risque d’être soi – même discriminé ? Juifs, communistes, indiens, déficients, femmes, noirs, enfants, homosexuels, pauvres, kurdes, arméniens, nomades, … témoignent de l’iniquité de cet arbitraire. Il nous faut constater que le terme “ humain ” est, hélas, galvaudé.
- L’espèce homo - sapiens - sapiens semble consensuellement définir l’humanité ; mais voilà que la génétique confirme les déductions ontologiques : les espèces sont bien plus proches les unes des autres comme les êtres sont frères en l’être. Là aussi, tellement proches que parfois la limite, entre certaines espèces, est floue : Des virus franchissant ces barrières ; Les hybridations ; Les jalons arbitraires des mutations ; Les capitaux génétiques si semblables.
- Puisque nous traitons de la vie, il nous faut admettre que nous ne pouvons considérer que la vie dont nous sommes conscient, celle avec qui nous partageons un monde de sensations, d’interactions voir d’interdépendances. Libre à nous de considérer comme “ humain ” tout membre de cette “ cosentience ” (néologisme), mais soyons d’une extrême prudence quand il s’agira d’en exclure un, sous quelque prétexte que ce soit, notamment dans l’analyse qui suit.
Ainsi posée (cognitivement), la définition de l’ “ humain ” est suffisamment ouverte pour tolérer les communautés de sentiences partageant une appréciation sensitive des mondes passés, présents et à venir.
Il est à noter que tous les êtres complexes sont des organismes colonie, car ils vivent grâce à des relations symbiotiques : sans flore intestinale nous aurions besoin d’assistance pour survivre à moyen terme… Là aussi la cosentience, intégrant la responsabilité écologique, solutionne la délimitation géographique de l’être cosentient : Un être est ce dont il est conscient d’être responsable ce qui inclut le fait d'être sentient, c'est à dire percevant et étant perçu comme étant en cela semblable, . Ce qui nous amène à la problématique de la possession.
III Droit de possession
3.1 Choix du droit
Là, il nous faut savoir de quel droit cette possession est fondée :
- Et d’emblée, il nous faut exclure le Droit divin car ce droit là n’est pas, par définition, du monde, ou pour le moins nous ne pouvons pas en être juge ;
- Le droit naturel est une toile de fond que l’humain a grandement re-peint de technologie, ainsi la sélection naturelle laissant la place à la sélection économique ;
- Nous ne pouvons juger que de droit humain, moral ; quelque soit cette morale : sociale, universaliste, religieuse, scientiste, humaniste, étatique, corporatiste... éthique.
Observons que si on étend notre appréciation de la société à l'humanité et qu'on étend l'humanité à la cosentience alors nous avons là un droit social à vocation universelle. Une éthique pour ceux qui le font sien.
Pour que la cosentience bénéficie de ce droit universel, il nous faut le placer au dessus de tout autre.
3.2 Fondement du droit
Le droit, son autorité, n’a de légitimité citoyenne que s’il présente une valeur ajoutée à la société où il s’applique. Nous pouvons considérer deux facettes intimes à cette valeur ajoutée : la sécurité et le bonheur.
La menace contre la cosentience est connue, inhérente à sa définition : la régression, voir l'annihilation. Pour contrer cette menace, la cosentience a deux armes qui vont de paire : la diversification et la conscientisation. (A noter, la dissémination qui est en synergie opérationnelle avec la diversification, et la solidarité qui est un comportement communautaire de sauvegarde, devant être exprimées dans ce droit universel.)
Partie d’un tout, élément de diversité, conscience plus où moins éveillée, tout être a son importance. (Certains regretteront peut-être la difficulté pour en juger de quantifier les qualités de chaque être (diversifié, conscientisé) car dépendant de contextes ; mais une fois une base morale construite, il est possible de considérer une pratique exemplaire.) Précieux citoyens de la cosentience de part ce que nous sommes, notre diversité est accrue par nos différents droits de possession. Partout la fortune passe diversement. Ainsi, la possession est justifiée, en tant que telle, au sein du “ droit universel ”.
(En attendant une prise de conscience générale, une victoire philosophique menant à l’homme de sagesse :) Toute organisation humaine doit être considérée comme artificielle, nécessitant une régulation, une autorité pouvant mettre en œuvre les moyens nécessaires à sa charge. Car, si les inclinaisons naturelles ne suffisent pas, alors elles doivent être exacerbées par une décision collectiviste.
D’un côté, la réquisition de ces moyens relève du régime de la raison d’état, limitée par l’impératif de ne pas nuire plus à ses citoyens que si l’état n’existait pas ; De l’autre, la possession de chaque être est une convention arbitraire issue de la concorde sociale basée historiquement sur le droit d’usage.
3.3 Usufruit : Droits et devoirs
Posséder, c'est avoir le contrôle de l'usage de ce qui est possédé. La maîtrise de ce contrôle est conditionnée à la perception de l'être (pour être plus précis : à sa sentience) et au pouvoir pouvant être exercé sur la manifestation de l'être. Être c'est interagir avec son environnement. Ainsi donc, le champ de conscience conditionne l'être. Il apparaît que l'exercice de la possession s'arrête là où commence celui des autres.
Ce qui justifie la possession est la bonne gestion qui en est faite. Une bonne gestion étant une fructification optimale dans le champ d'existence (le temps) des biens et ce d'un point de vue global. Quelque soit le système de gestion, celui-ci doit appartenir à la communauté ; car un être, même systémique, a un déficit de sentience par rapport à la communauté dont il fait partie. Il n’est donc pas dans les attributs de ce système de gestion de décider de la diversité des citoyens ; Il ne doit que codifier et quantifier les richesses et leurs échanges ; et ainsi en permettre la saisie.
Même le plus sage et le plus désintéressé des êtres a besoin d'un environnement qui assure sa pitance, sa sécurité et qui lui laisse le droit d'essayer de se pérenniser : droit de culte, droit de publication et droit à la procréation. Ne pas être obligé de posséder pour être est un summum de la liberté, une noblesse civilisatrice, une justification à l’organisation ; Car il n’y a pas d’innovation sans libre pensée.
Pour d’autres, leur bonheur passe par une accumulation de richesses. N’est-ce pas par crainte d’en manquer un jour, que leurs droits pré - cités ne soient pas respectés ? Mais alors, il peut y avoir un écart entre ce qui est possédé et la bonne gestion qui en est faite, par défaut du système de gestion, défaut pouvant être corrigé.
3.4 Publicité
La société étant une affaire de communication, l’Etat doit faire le choix entre une politique généralement hermétique ou ouverte.
L’avantage de l’hermétisme est que le plus grand nombre peut se satisfaire d’une propagande lénifiante. Son inconvénient est que les esprits critiques, et forcément paranoïdes, doivent être discrédités pour que leurs paroles ne gênent pas trop ; de plus il faut prendre soin à ce que le mensonge d’Etat soit suffisamment vraisemblable, ce qui peut être excessivement onéreux et donc de mauvaise gestion.
L’avantage d’une politique de libre expression est justement d’épargner ces coûts de propagande si tant est que d’autres organisations n’en usent pas. Le droit à se pérenniser inclus le droit à la publication et ne peut donc être respecté que dans le cadre de cette politique de libre expression.
Ainsi donc le présent texte n’a pas besoin d’être censuré car les individus sont suffisamment suspicieux pour ne pas croire que des “ anges ” veillent sur eux.
IV En pratique
 La contraception (4.14)
 L’interruption volontaire de grossesse (4.13)
 L’assistance à la procréation (4.12)
 L’eugénisme (4.11)
 Les embryons surnuméraires (4.10)
 Les handicapés (4.9)
 Les assistés (4.8)
 L’esclavagisme (4.7)
 Le don de soi (4.6)
 L’expérimentation sur la santé (4.5)
 L’acharnement thérapeutique (4.4)
 L’euthanasie (4.3)
 Le suicide (4.2)
 La peine de mort (4.1)

4.1 La peine de mort
Pour la vie, il n’y a pas dépense plus importante que celle de donner la mort. Nulle rédemption pour les êtres qui n’en reviennent pas.
Les asociaux ne payent aucunes dettes avec leur mort, tout au plus évitent-ils à la communauté de les entretenir. Aujourd’hui, les progrès technologiques permettent de revenir à un mode de gestion plus rentable : les travaux forcés. En effet, il peut sembler curieux que des citoyens soient forcés de travailler pour des détenus qui eux ne travaillent pas (voir les coûts carcéraux).
Un comportement criminel dans une société raisonnable ne peut être que passionnel et donc aucune dissuasion ne saurait être efficace.
Pour les victimes des criminels, les travaux forcés à perpétuité semblent être sur un pied d’égalité avec la mort ; à condition toutefois que “ perpétuité ” ne soit pas un vain mot et que les dispositions pénitentiaires protègent le citoyen.

4.2 Le suicide
Nous pouvons observer que si le suicide est en pratique un acte de nihilisme, pour autant, la tentative de suicide, elle, est appropriative de l'existence. En effet celui qui contrôle l’existence d’une chose en contrôle, par effet de chantage, l’usage que l’on pourrait en avoir.
Une société a besoin d’individus prêts à ce sacrifier afin de mener des actions que nul autre ne pourrait mener à bien. Citons à titre d’exemple : l’armée en guerre, les secours en intervention, les aventuriers, les techniciens en expérimentation, les chercheurs passionnés, les idéalistes…
Toutefois une société raisonnable œuvrera pour que les situations de crise nécessitant de tels citoyens soient exceptionnelles par une anticipation efficace des évènements.
Le suicidaire, du fait de son coût en vie mais aussi de son utilité, est une richesse dispendieuse pour la société : un luxe, qu’il serait suicidaire de généraliser. La société doit donc gérer d’autorité les conditions incitant à l’émergence de comportement suicidaire.
La part naturelle de comportement réellement suicidaires est forcément marginale ; car il ne peut pas être dans la nature des êtres d’être suicidaire, la sélection naturelle y veille. Une proportion inadéquate de suicidaires aura donc une origine sociale, pouvant être tempérée par des actions sociales telles que le respect des droits précités ; auxquels il serait démagogique d’ajouter le droit au bonheur.
Certains peuvent être tentés d’utiliser comme expédients la propagande et la dissuasion par la menace de l’internement, l’expropriation ; mais n’es-ce pas là rajouter un malaise à ce qui peut être une pathologie, “ de l’huile sur le feu ” ? Pourtant la contrainte thérapeutique est particulièrement adaptée à la dissuasion d’un acte malheureux d’appropriation de l’être. Si loi publique il doit y avoir, alors elle doit aller en ce sens, sinon mieux vaut ne pas légiférer.

4.3 L’euthanasie
Envisageons le cas d’un être en incapacité d’intenter à ses jours.
Nous pouvons voir que la réalité ontologique de l’être est son interaction avec les autres. Un être qui n’aurait strictement aucune interaction avec le monde ne serait pas au monde.
Ainsi donc, il importe d’évaluer la capacité d’interaction de l’être pour en déterminer sa vivacité. Cette évaluation doit se faire dans le temps car la sentience d’un être peut évoluer considérablement, jusqu’à défier la science statistique.
C’est à partir de ce diagnostique qu’un juge et médecin doit estimer si le maintien en vie est dans l’intérêt du peuple. Le critère discriminant principal est alors qu’une vie ne doit coûter plus d’une vie que si elle vaut plus d’une vie. Notons comme critères secondaires l’exemplarité de celui qui à la noblesse de vouloir laisser sa place mais aussi l’exemplarité de celui qui se bat envers et contre tout pour sa survie.

4.4 L’acharnement thérapeutique
La nature sociétale de chaque patient doit guider le médecin en exercice dans ses choix thérapeutiques ; en effet la sentience d’un patient peut être préférée à sa santé. Lors d’un exercice normal (non – expérimental) de la médecine, il serait inadéquat de traiter la santé sans prendre en compte la sentience du patient, notamment l’évaluation a priori des besoins du patient par le patient.
Par ailleurs, sauf exception, ce n’est pas le patient qui est compétent quant à l’évaluation de la thérapie et ses conséquences subies mais le médecin qui l’a pris en charge.
La douleur, comme ses traitements, sont des facteurs déterminants de la diminution la sentience : La douleur peut monopoliser la conscience du patient alors que le traitement de la douleur peut avoir des effets analgésiques. L’ajustement du traitement de la douleur doit donc être des plus précis alors que se pose la question de la vivacité du patient.

4.5 L’expérimentation sur la santé
La science médicale, en tant que science, nécessite, pour progresser, l’usage de l’expérimentation. Mais ce procédé est grandement limité par le principe que l’observateur peut influencer l’expérience de manière imprévisible (Eisenberg étendu), par les incertitudes statistiques dues à une population faible en nombre et en homogénéité et par les opportunités (dans le sens technique du terme) destructives qui en découlent.
S’il est criminel d’attenter à la santé, pour autant il est criminel de ne pas se donner les moyens de soigner. Toute connaissance étant utile, il n’y a d’abus que dans la cruauté ; Cruauté qui ne peut pas être involontaire.
A cette occasion, pour éviter la dite criminalité, les sujets doivent être volontaires, protégés médicalement et juridiquement, en connaissance des risques. Le respect de la vie impose que les risques encourus doivent être rémunérés (distinctement) et les lésions subies doivent être l’objet de dédommagements.

4.6 Le don de soi
Strictement parlant, le don de soi n’existe pas, car nous nous accomplissons en nos actes, quels qu’ils soient. Il nous appartient de nous définir.
Pour autant, tous les actes n’ont pas le même intérêt pour la communauté ; intérêts grandement variant selon l’air du temps (voir 4.2 Le suicide). En chacun de nous, notre vacuité est un temps apaisée par la noblesse d’un geste “ désintéressé ”. Mais encore faut-il que ce geste soit utile (à plus ou moins long terme) à la communauté et donc qu’il aie notamment une dimension publique.
Par ailleurs, le bénévolat est en soi une critique de fait de la marchandisation ; En marge du projet de société marchande, l’image de cet acte militant peut être détourné pour être lénifiant.
Enfin, nous ne nous élevons (notre conscience, notre sentience) que si nous nous dédions à plus haut que soi ; ainsi va la voie. Nous pouvons remarquer que la défense des “ droits universels ” est une cause des plus élevées.
4.7 L’esclavagisme
Le cultivateur qui ensemençait son champ récoltait “ certainement ” le fruit entier de son travail. De nos jours, dans un marché du travail plus soumis à la demande de compétences qu’orienté sur une juste récompense de l’effort, la partie du travail injustement rémunérée relève du système esclavagiste. Il y a là un fléau qui n’a rien de naturel ou d’inéluctable puisque humain.
L’avantage de la diversité ainsi produite est en balance avec l’atrocité du sentiment d’injustice ; atrocité qui se perpétue dans le vide de l’ignorance. Bien qu’une propagande efficace puisse diminuer cet avantage comme cet inconvénient, il faut veiller à ce que celle-ci ne soit pas contraire à la conscientisation. Or la vérité risque d’exacerber le sentiment d’injustice sans pour autant accroître la diversité. Il faut donc remonter à la source, promouvoir et valoriser ces différences lorsqu’elles sont justifiées (voir 3.3 Usufruit : Droits et devoirs).

4.8 Les assistés
Si la diversification économique présente quelque intérêt, pour autant il ne faut pas perdre de vue que ce ne sont pas les plus pauvres qui bénéficient le plus du soutien de la société, mais au contraire, c’est l’accumulation de richesses qui est dépendante de l’ordre social.
Selon une perspective productiviste certains ne méritent pas le soutien de la société ; Ne produiraient-ils rien ? Selon cette doctrine nul ne produit rien : l’oisif produit pour le moins un exemple de vie, le chercheur d’emploi produit pour le moins une pression sociale sur les travailleurs, l’enfant produit l’adulte, l’étudiant produit le travailleur qualifié... Le souci de ceux qui insultent les autres d’ “ assistés ”, et qui en fait sont souvent les premiers bénéficiaires de la société, c’est donc que la production de certains ne leur convient pas. Ce jugement apparaît précipité dès lors que l’on considère historiquement les produits de quelques “ improductifs ” : les poètes, les écrivains, les philosophes, les intellectuels voire les chercheurs.

4.9 Les handicapés
Voilà une diversité un peu particulière. C’est là une situation qui n’est nullement souhaitable car son seul avantage est celui de vivre une expérience spirituelle qui pourrait être vécue autrement.
Par son existence, l’handicap est un puissant message sur la vulnérabilité de l’individu, un haut facteur de prise de conscience. Pour que ce message ne soit pas diminué par son côté sinistre, il est pertinent de l’accompagner de l’engagement social “ nous prenons soin des nôtres ”.
Comme pour tout être social, il est juste que droits et devoirs soient intimement liés.

4.10 Les embryons surnuméraires
Tout être en se possédant, possède également la potentialité de son avenir ; Ceci est à prendre en compte lorsqu’il s’agit d’évaluer sa sentience. Une telle évaluation permet de comparer les besoins en énergie. Car il serait injuste de mobiliser l’énergie d’une vie là où il y en a peu. Par contre, une bonne gestion de la vie implique que nul n’attente à l’épanouissement de la vie là où il y a de réelles potentialités.
Il y a honneur et responsabilité, droits et devoirs, à veiller à l’épanouissement d’une vie. Ne pas le faire c’est non seulement abandonner ses devoirs mais également ses droits.
4.11 L’eugénisme
La suppression de la moindre diversité ne peut être favorable à la cosentience que si elle favorise une diversité plus grande. Autant dire que cette situation est exceptionnelle ; On pourrait imaginer un effort de guerre où entretenir des être peu productifs serait handicapant, mais alors il faudrait établir que le gain (en diversité & conscientisation) de l’éventuelle victoire est supérieur à la perte que constitue ces êtres.
En conséquence, toute sélection artificielle doit être proscrite de l’exercice ordinaire de la justice.
Ceci peut être également appliqué a la cellule familiale : L’existence même d’une telle cellule est un phénomène d’opposition au reste du monde. Atavisme plus ou moins justifié selon les pressions sociales notamment le respect des “ droits des êtres sentients ”. C’est selon cet atavisme que les parents en arrivent à souhaiter à avoir de “ beaux enfants ”. Ce souhait que nous comprenons si bien, car sujet nous-même à cet atavisme, pourrait être catastrophique pour l’évolution de l’espèce ; car cette évolution pourrait fort bien devoir passer par ce que nous considérons une difformité.

4.12 L’assistance à la procréation
N’est-il pas merveilleux de permettre la vie là où ce n’était pas possible sans technologie ?
Le recours courant à la technologie, à quelque étape que ce soit d’un processus naturel, induit une accoutumance (un comportement coutumier nouveau) et éventuellement la modification, voir la neutralisation, du processus de sélection naturelle associé.
En dehors du champ expérimental, il n’est pas de bonne gestion d’utiliser de coûteuses techniques à concevoir une progéniture alors que d’autres vivants peinent tellement à vivre, privés du minimum de protection et d’affection.
La diversité de ses situations présente quelque intérêt, à condition qu’elle ne génère pas d’incompréhensions et de sentiments d’injustice, ce qui nuirait à la conscientisation, en vérité ceci est inévitable.
L’expression du droit à la procréation (voir 3.3 Usufruit : Droits et devoirs) et la préservation d’un capital génétique original ne doit pas cacher que l’utilisation d’un moyen technologique de procréation établi une prédominance de l’héritage culturel sur l’inné. Donc, à l’exception de l’application de l’intérêt général, l’adoption doit être privilégiée à la procréation assistée.

4.13 L’interruption volontaire de grossesse
A moins d’une réquisition (d’état) et mise sous tutelle (auquel cas l’autorité tutélaire est dominante) c’est la sentience dominante qui est réputée gérer l’organisme hôte.
Cet ordre naturel, même s’il est primitif, a passé victorieusement au crible de la sélection naturelle. Aussi est-il délicat de l’aliéner.
Par contre, un éclairage, une prise de conscience, médical et philosophique peut aider à prendre de bonnes décisions, si on y est réceptif.
Autant le conseil à la décision relève de l’éducation (publique), autant l’intervention médicale est une prestation (privée) si l’hôte n’est pas en danger.

4.14 La contraception
Une niche écologique, dès lors qu’elle est accessible, est envahie par l’espèce la plus invasive. Il y a alors une compétition entre les espèces puisant aux mêmes sources d’énergie ; Le nombre, la population, est un facteur important de survie de l’espèce.
Ainsi, une espèce à tendance naturellement à se reproduire de telle sorte à remplir la niche écologique qu’elle occupe. Cet atavisme est pertinent tant que l’espèce n’a pas besoin d’un prédateur pour être régulée dans un système que l’on peut considérer comme fermé ; Dans une certaine mesure, ce système est ouvert par l’évolution technologique qui génère de la croissance économique.
Mais voilà que le potentiel de reproduction est plus grand que le développement durable. Pour préserver un confort de vie, la raison d’état doit donc faire office de prédateur des êtres sentients. Le plaisir issu de cet atavisme est si grand que des mesures radicales doivent être prises : conscientisation à la régulation des naissances, propagande pour la contraception, stérilisations, prolifération de maladies notamment sexuellement transmissibles, guerres.
Puisqu’il apparaît que la régulation des naissances est un devoir alors il est juste que la contraception soit un droit. Le droit à la procréation est ici mis à mal par la raison d’état sauf à privilégier l’héritage culturel comme étant son exercice. A noter qu’une progéniture par être mortel devrait stabiliser la population.

Déclaration républicaine des droits des êtres sentients
Chapitre I : Préambules
Article 1.1 : Adhésion
Chaque être sentient a le droit d’adhérer à chaque article de la présente déclaration.
Chaque être sentient a le devoir d’adhérer à la présente déclaration.
Tout groupement (association, communauté, société, nation…) a le droit d’adhérer à chaque article de la présente déclaration ; il accepte la responsabilité des transgressions de ses membres aux articles auxquels il adhère.
Différentes définitions du bonheur peuvent présider à la constitution de tels groupements, cependant rien ne doit déroger aux présents droits et devoirs.
Article 1.2 : Définitions
Est un être sentient tout être pouvant s’affirmer comme tel envers ses semblables, et ce quelque soit sont mode d’expression.
Est une cosentience tout groupe dont les membres se reconnaissent comme étant sentients.
Article 1.3 : Fondements
Les êtres sentients, conscients que l’union fait la force, s’unissent en une société de cosentience.
Le but de cette société est l’accroissement de sa sentience. A cette fin, la société garanti les présents droits à ses citoyens.
Chapitre II : Principes généraux
La menace contre la cosentience est connue, inhérente à sa définition : la régression, voir l'annihilation. Pour contrer cette menace, la cosentience a deux armes qui vont de paire : la diversification et la conscientisation.
Même le plus sage et le plus désintéressé des êtres a besoin d'un environnement qui assure sa pitance, sa sécurité et qui lui laisse le droit d'essayer de se pérenniser : droit de culte, droit de publication et droit à la procréation. Ne pas être obligé de posséder pour être est un summum de la liberté, une noblesse civilisatrice, une justification à l’organisation ; Car il n’y a pas d’innovation sans libre pensée.
Chapitre III : Droits
Article 3.1 : Liberté d’association
Sans aucune discrimination, tout être a droit à être pris en charge par un citoyen, celui-ci a en charge de l’éveiller à la sentience.
Tout citoyen a droit à être conseillé et représenté par un autre citoyen.

Article 3.2 : Majorité civile
Tout être a droit à être reconnu comme être sentient en passant, en personne, un test impartial, commun à tous les postulants et adapté à la cosentience.
Article 3.3 : Citoyenneté
Tout être sentient a droit à la citoyenneté de la cosentience.
Tout citoyen de la cosentience a, en termes généraux, les mêmes droits et les mêmes devoirs envers les autres citoyens et la cosentience. La transgression de ses devoirs peut entraîner la perte totale ou provisoire de sa qualité de citoyen.
Tout citoyen de la cosentience a en possession son organisme dont on ne peut le priver en totalité (esclavagisme, meurtre, peine de mort…) ou en partie (travaux forcés, aliénation, prison…) sans une contrepartie équitable (salaire, compensations…).
Article 3.4 : Déchéances
Seul un citoyen peut mettre en doute la qualité d’être sentient d’un être. Si ce n’est pas un abus manifeste, l’être mis en doute doit passer à nouveau le test de sentience.
Seul un tribunal représentant la cosentience peut condamner à la déchéance de la citoyenneté.
Article 3.5 : Jugements
Nul citoyen ne peut être condamné par la cosentience sans avoir été jugé par un tribunal représentant la cosentience.
La décision doit être motivée selon la nécessité qu’a la cosentience à se protéger.
La cosentience doit se donner les moyens de n’avoir à appliquer que des peines les plus légères possibles.
Article 3.6 : Droit de culte
Nul ne peut être discriminé selon ses croyances. La pratique d’une tradition ne peut pas être empêchée mais doit faire l’objet d’une juste contrepartie si cette pratique cause un préjudice à un autre citoyen.
Article 3.7 : Droit de publication
Tout citoyen a le droit de rendre publique le produit de ses réflexions. Un abus à ce droit est une transgression de ce droit, devant faire l’objet d’une juste contrepartie.
Article 3.8 : Droit à la procréation
Tout citoyen a le droit de se reproduire dans les limites de l’écosystème dont il fait partie. Un abus à ce droit est une transgression de ce droit, devant faire l’objet d’une juste contrepartie.
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