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 J + 500 : les libéraux calent toujours !

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Stans
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MessageSujet: J + 500 : les libéraux calent toujours !   Mer 26 Oct 2011, 11:47 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/crise-politique/article/695828/cinq-cents-jours-ca-use-ca-use.html

Cinq cents jours, ça use, ça use...

V.d.W.

Mis en ligne le 26/10/2011
VIDEO Un nouveau cap symbolique est franchi. Et les négociations patinent sur le dossier budgétaire. Le Conseil supérieur des Finances présentera une nouvelle étude, vendredi. Après, on fonce ?

Il fut un temps où l’on "célébrait" les caps. Souvenez-vous des 100 jours de crise, le 21 septembre 2010 : Elio Di Rupo, qui avait été "préformateur" venait de jeter l’éponge. On avait installé deux médiateurs, le président de la Chambre, André Flahaut et Danny Pieters, son homologue du Sénat. Aux 200 jours, le 30 décembre 2010, on s’apprêtait à célébrer l’an neuf avec un conciliateur, Johan Vande Lanotte, qui devait déjà bien sentir à ce moment-là que sa mission touchait à sa fin. Petit événement au 289e jour de crise, le 29 mars 2011 : la Belgique entra officiellement au Guiness book pour avoir battu le record mondial de la plus longue crise politique. Un record dont on se serait bien passé. Puis vinrent les 300 jours, le 9 avril 2011 avec Wouter Beke à la manœuvre. Aux 400 jours, enfin, le 25 juillet dernier, les choses avaient évolué. On n’était pas vraiment dans l’allégresse, mais presque : car quatre jours auparavant, le président du CD&V, Wouter Beke, avait accepté de lâcher la N-VA pour rejoindre 7 autres partis et entamer avec eux la négociation de la sixième réforme de l’Etat. Mais ce jour-là, le 25 juillet, tout le monde était déjà parti en vacances et on avait l’esprit ailleurs.

Honnêtement, on ne savait pas très bien où l’on en serait au 500e jour de crise : dans les patates, comme aurait dit Jean-Luc Dehaene, ou avec un nouveau gouvernement, ou encore et toujours dans cette période transitoire ? C’est donc cette troisième hypothèse qui est la bonne. Certes, les forçats de la rue de la Loi ont bien progressé : ils ont engendré un des accords institutionnels les plus délicats qui soit (BHV, loi de financement et transfert de compétences ). Mais depuis quelques jours, à nouveau, les tensions sont vives et l’on se pose à nouveau cette question : quand aura-t-on un nouveau gouvernement ? La date du 11 novembre, un temps espérée, sera difficile à tenir.
Le credo libéral qui cale

Soyons optimistes. On voit mal notre équipe nationale des formateurs échouer à quelques encablures de l’arrivée. Les épreuves institutionnelles vécues ensemble les ont soudés. Et même si l’équipe a quelque peu changé - les verts sont partis ou plutôt ont été écartés, Benoît Lutgen et Bruno Tobback ont remplacé Joëlle Milquet et Caroline Gennez - l’ambiance reste positive. Positive, pas plus ? Pourquoi ? On savait bien que lors des négociations budgétaires et socio-économiques, les libéraux allaient donner de la voix. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que la négociation institutionnelle n’a pas été simple pour eux. Pour Charles Michel en particulier qui a vu son parti se scinder, MR d’un côté, FDF de l’autre. Il lui faut donc chercher des trophées ailleurs. L’attitude du VLD est plus particulière. Le président libéral, Alexander De Croo, aurait pu, lui, capitaliser sur l’accord institutionnel. BHV est scindé comme l’exigeaient les Flamands et les compensations accordées aux francophones sont réelles mais légères. Sur le plan stratégique, il faut reconnaître que l’attitude d’Alexander De Croo a été déterminante. C’est lui qui, le premier Flamand, a accepté de rejoindre les négociateurs et c’est bien lui qui a attiré Wouter Beke dans les filets d’Elio Di Rupo. Il aurait pu dire : cette réforme, c’est grâce à moi. Mais curieusement, il n’a pas profité de ce fait, préférant se profiler très vite et très fort sur le socio-économique. C’est la deuxième raison du haussement de ton libéral : pour le duo Michel-De Croo, la note d’Elio Di Rupo ne contient que des horreurs, fiscales surtout. Ils bataillent donc, en interne, pour corriger le tir et faire en sorte que les classes moyennes ne paient pas seules la crise. Sinon, ce gouvernement aura définitivement l’image d’une équipe de centre gauche, même après l’éviction des verts, exigée par le même De Croo.

C’est dans la même veine qu’il faut placer le nouveau credo libéral : les entités fédérées doivent contribuer davantage à l’effort. Sinon, articulent-ils, ce sont les politiques fédérales qui seront mises à mal : ce sont les familles, les épargnants, voire les chômeurs, les pensionnés et les allocataires sociaux qu’il faudra saigner pour compenser l’effort insuffisant des entités fédérées. Des entités fédérées dans lesquelles les libéraux ne siègent pas.

Pour sortir de ce débat, le formateur a demandé aux experts du Conseil supérieur des Finances (CSF) de procéder à une nouvelle évaluation. Elle sera réalisée vendredi. Mais la manière dont l’évaluation sera communiquée aux négociateurs a provoqué de vifs débats, mardi. Les présidents du SP.A, Bruno Tobback et du CD&V, Wouter Beke, n’ont pas apprécié que les résultats de cette nouvelle étude express leur soient communiqués par le ministre des Finances, Didier Reynders, et par le gouverneur de la Banque nationale, Luc Coene, qui est démissionnaire de sa fonction de président de la section "Besoins de financement" du Conseil supérieur des Finances. De là à penser que la présentation des chiffres sera orientée, il n’y a qu’un pas que certains ont franchi : faut-il rappeler que les deux hommes, Reynders et Coene, appartiennent aux partis, le MR et le VLD, qui ont précisément exigé que l’on réévalue la répartition de l’effort budgétaire entre les différents niveaux de pouvoir

Chez les libéraux, on s’étonne de ce procès d’intention. Les chiffres seront ceux que le Conseil supérieur des Finances livrera. Quant à MM. Reynders et Coene, ils se contenteront de les communiquer. Au moins, une analyse actualisée aura-t-elle été faite. Précisons encore que ce mercredi, les négociateurs rencontreront les ministres-présidents des entités fédérées pour évaluer la trajectoire budgétaire 2012-2015.

Voilà. L’impatience grandit. Pour certains négociateurs, les libéraux ont fait perdre un temps précieux. Que non, ripostent les bleus : aucune approximation ne doit être permise en matière budgétaire.

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