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 François HOLLANDE face à la crise

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MessageSujet: François HOLLANDE face à la crise   Sam 05 Nov 2011, 2:06 pm

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2011/11/04/01002-20111104ARTFIG00618-la-crise-prend-hollande-au-depourvu.php

La crise prend Hollande au dépourvu

Par Judith Waintraub Publié le 04/11/2011 à 20:45Réactions (276)




  • François Hollande lors de son discours d'investiture le 22 octobre dernier, à Paris.
    Crédits photo : STEPHANE MAHE/REUTERS

    Le candidat PS est contraint de mesurer ses critiques contre l'action de la France.


    Dans une situation internationale pour le moins confuse, la position du PS français ne brille pas par sa clarté. Vendredi matin, sur Europe 1, François Hollande a trouvé que Nicolas Sarkozy était apparu comme un «animateur» du G20 de Cannes plutôt que «comme un véritable acteur de la régulation financière». Le candidat socialiste a dévoilé ce qu'il a appelé sa «proposition»: «Doter le Fonds de stabilité financière de manière puissante pour permettre à la Banque centrale européenne d'intervenir aujourd'hui». Une demande à laquelle la France a renoncé pour parvenir à un accord lors du sommet européen des 26 et 27 octobre.
    Hollande n'a pas expliqué comment il s'y serait pris, lui, pour convaincre l'Allemagne de signer le plan de sauvetage de la Grèce sans rien céder en contrepartie. Sur la question du référendum, il a été encore plus embarrassé. Mercredi, il était sans opinion. «Je n'ai pas à juger d'une procédure» , déclarait-il, alors que Benoît Hamon - toujours porte-parole du PS - approuvait l'initiative de Georges Papandréou et disait en avoir «assez des sorties courroucées des dirigeants européens contre le peuple».
    Dans Le Monde daté du 4 novembre, François Hollande accusait le président de s'être livré à «un surprenant exercice de virevolte» en faisant «comme si la sortie de la Grèce de la zone euro était désormais une hypothèse envisageable, alors qu'il nous expliquait depuis 18 mois que ce serait une catastrophe à la fois pour la Grèce et pour l'Europe». Manque de
    chance, le même jour, Michel Sapin, l'un des principaux lieutenants du candidat, affirmait au «Talk-Orange-Le Figaro» que «la bonne question» à poser aux Grecs par le biais d'un référendum était : «Est-ce que les sacrifices pour rester dans la zone euro valent le coup ?» Quelques heures auparavant, Bertrand Delanoë souhaitait lui aussi que le référendum, s'il devait avoir lieu, portât sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro.
    Pressé par ses amis d'écourter sa cure de silence médiatique, le candidat est desservi à la fois par les circonstances et par son calendrier personnel. La crise met à l'épreuve l'image de «sérieux» qu'il revendique. Elle lui interdit de se désolidariser trop ouvertement de la position française, comme le font sans complexe Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg. Contrairement aux leaders de l'aile gauche du PS, mais aussi à Vincent Peillon, qui a reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir «dramatisé» la situation, François Hollande a d'ailleurs reconnu au lendemain du sommet de Bruxelles que la zone euro avait «évité le pire», même si le résultat obtenu était «partiel et insuffisant». Mais son programme, appelé à se substituer à un projet socialiste déjà caduc, étant loin d'être prêt, il en est réduit à varier les angles d'attaque autour d'une cible qui, elle, ne change pas : Nicolas Sarkozy.
    Logiquement, Angela Merkel se trouve aussi la plupart du temps dans son champ de tir, puisque le champion du PS a placé dans son collimateur «la gouvernance de la zone euro, c'est-à-dire directement M. Sarkozy et Mme Merkel depuis 18 mois».
  • « Des mesures vexatoires»

    Dans ce registre, François Hollande pourra difficilement aller plus loin que Jean-Christophe Cambadélis. Sur BFMTV, jeudi, le secrétaire national du PS à l'Europe et à l'International a parlé de «crédit revolver imposé par le directoire franco-allemand» à propos de la décision de conditionner le versement de l'aide promise à la Grèce à l'acceptation du plan de sauvetage. Il a accusé le président et la chancelière de se comporter «de manière unilatérale en imposant aux autres des mesures vexatoires qui ne règlent pas les problèmes de fond». «Vous avez un directoire aujourd'hui où Nicolas Sarkozy et Mme Merkel décident pour l'ensemble de l'Europe, cette méthode de fonctionnement ne marche pas», a affirmé le député de Paris. Il est loin, le temps où François Mitterrand posait main dans la main avec Helmut Kohl pour signifier l'importance du couple franco-allemand dans la construction européenne.

  • LIRE AUSSI :

  • » Sarkozy endosse ses habits de «président des crises»
    » Hollande ni pour ni contre le référendum grec
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MessageSujet: Re: François HOLLANDE face à la crise   Sam 05 Nov 2011, 3:13 pm

Grasse, Quartidi 14 Brumaire, An CCXX.

Cher Stans,

Pas étonnant que François Hollande soit gêné aux entournures dans sa critique de la gestion de la crise par Nicolas Sarkozy: le candidat PS aux élections présidentielles est fondamentalement social-démocrate: il est, avec son ex-compagne Ségolène Royal un des principaux artisans de la mutation libérale de ce parti qui n'a plus de "socialiste" que son discours électoral. Penser à peu près la même chose que l'actuel président mais donner le change à ses électeurs n'est pas loin de relever de la schizophrénie. "Flamby" a beau avoir soigné sa ligne, le grand écart idéologique reste un exercice périlleux! Crédibilité? Euh... Joker!

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MessageSujet: Re: François HOLLANDE face à la crise   Sam 05 Nov 2011, 8:55 pm

Je suis d'accord avec vous Ardennais.

Dans son ouvrage ''les droites en France'', René Rémond, aujourd'hui disparu, relavait que la vie politique française tournait autour de 3 droites, la gauche étant pratiquement toujours écartée du jeu politique, n'arrivant à le troubler que par intermittence.

- la vieille droite archaïque et monarchiste, représentée aujourd’hui plus par de Villiers que par Le Pen

- la droite bonapartiste, populaire, nationale, protectionniste et progressiste, avec comme figures de proue De Gaulle, Chevènement, et accessoirement l'écrivain Max Gallo (ancien PS), peut-être Vals demain s'il accepte de faire son aggiornamento politique.

- la droite libérale ou orléaniste à laquelle il rattachait le mouvement des sociaux démocrates, droites dont les figures de proue sont Giscard d'Estaing, Barre, Delors et ses enfants spirituels (Aubry, Hollande, Royal).

Et la gauche dans tout ça ? pratiquement inexistante sauf dans son expression extrême, actuellement Mélenchon et NPA, gauche internationaliste et libertaire essentiellement.

(on aura remarqué que je m'abstiens de nommer Mitterand comme homme de gauche. C'était en effet un homme de la droite orléaniste, masqué sous les attributs sociaux-démocrates, tout comme Chirac, orléaniste bon teint malgré ses références constantes au bonapartisme).

Alors, je suis assez d'accord avec vous. Hollande est un homme qui fait partie de la droite orléaniste et le PS actuel n'est qu'un avatar particulier de cette droite orléaniste. Il suffit pour s'en assurer, de considérer l’alliance du centre orléaniste (Bayrou) et du PS.

C'est ce qui rend le discours de Hollande peu crédible. On sent très bien qu'il voudrait être un vrai homme de gauche, avec référence à l'Internationale des travailleurs, à la lutte des classes, mais qu'il n'y parvient pas, tout comme Fabius, car en fait il est un homme de marché, un homme qui croit au fédéralisme des peuples, ce qui est l'inverse même de la lutte des classes, qui est le positionnement de Mélenchon. Il y a deux mots que Hollande ne prononcera jamais : Nation et Internationale. ce ne peut donc être ni un bonapartiste, pour lequel la nation est le cadre naturel de la solidarité et du progrès, ni un vrai homme de gauche, pour lequel la nation est un concept dangereux et à combattre et pour lequel seul compte la lutte des classes.


Qu'en est-il de Nicolas Sarkozy ? Voici un homme bien difficile à classer. Membre incontestable de cette droite orléaniste, libérale, américaniste, anglophile à son début de mandat, il s'est mué peu-à-peu en un président candidat bonapartiste, tant il est vrai qu'il a bien dû se rendre à cette dure évidence : aucune solidarité, aucun avenir n'existe en dehors de la consolidation de la nation. Mais il est vrai qu'il a encore du mal à tirer les conséquences de cette constatation pourtant simple :la nation est la construction la plus stable que les peuples ont édifiée, et en fait l'action politique devrait être orientée, non vers l’effacement des nations, mais vers la construction de nations fortes et sages, seul moyen d'éviter le retour violent des nations et du nationalisme qui est une pathologie de la nation.

Mais le bonapartisme pour être crédible exige une certaine geste et une certaine rigueur morale que ne possède pas encore NS, et que tente de posséder Hollande, mais dont on sent très bien qu'elles lui sont totalement étrangères. Hollande est, comme son père spirituel Delors, un fédéraliste. Pour lui l'idée que la France pourrait avoir un destin singulier lui est totalement étranger. De même pour Sarkozy, mais c'est de moins en moins vrai, car l'homme, là où il est, mesure quotidiennement que seule compte la puissance des nations et l'état dans lequel les nations s'expriment. Je pense que si NS fait un second mandat, ce sera un vrai mandat bonapartiste. En tout cas c'est ce que je souhaite pour la France s'il devait être réélu.

J'ai été militant au PS durant près de 20 ans avant de m'en détacher dans les années 1992. Je n'ai jamais entendu prononcé le mot de nation; En revanche j'ai entendu jusqu'à plus soif le mot de revendication, mais toujours dans le cadre de l'économie de marché. Hollande est bien le digne représentant de cette ligné libérale-socialiste. De l'eau tiède.
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