FORUM FRANCOPHONE ©

FORUM FRANCOPHONE ©

Forum généraliste et politique francophone
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le Cardinal succède au Cavaliere

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16064
Age : 64
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

MessageSujet: Le Cardinal succède au Cavaliere   Lun 14 Nov 2011, 10:05 am

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111113.OBS4395/portrait-mario-monti-le-cardinal.htmlle 12 novembre 2011 à 22:42

PORTRAIT. Mario Monti, "le cardinal"

Publié le 13-11-11 à 11:19 Modifié à 19:03 par Le Nouvel Observateur avec AFP

1 réaction

L'ex-commissaire européen devrait succéder à Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement italien.



Mario Monti GABRIEL BOUYS / AFP

Réagir

Fortement pressenti à la tête du gouvernement italien pour rétablir la confiance des marchés, Mario Monti, homme pondéré de 68 ans, se situe aux antipodes du bouillant Silvio Berlusconi, accusé d'avoir miné la crédibilité du pays.

Surnommé parfois "le cardinal", cet homme pondéré au nez toujours chaussé de lunettes s'est taillé une réputation de compétence et
d'indépendance comme commissaire européen pendant dix ans (1994-2004).

Signe que les temps ont déjà changé: loin des tribunaux ou des villas luxueuses où les paparazzi guettaient le Cavaliere, photographes et
cameramen guettaient dimanche matin Mario Monti.... à la sortie de la messe à Rome.

"Un homme de grande qualité"



Nommé sénateur à vie mercredi par le président Giorgio Napolitano, il a déjà été quasiment adoubé par la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

"Je connais bien M. Mario Monti, j'ai beaucoup d'estime et beaucoup de respect pour lui, je pense que c'est un homme de grande qualité avec lequel j'ai toujours eu un dialogue fructueux et extrêmement chaleureux", a-t-elle déclaré avant même sa nomination.

Très discret depuis que son nom occupe la une des journaux, le candidat pressenti a au cours des derniers mois multiplié les interventions sur la crise. "Il faut réaliser des réformes impopulaires en unissant les franges plus plus sensées de chaque parti politique", avançait-il le 23 septembre.

"Je crois qu'une certaine connaissance des problèmes ne nuit pas", a-t-il modestement glissé récemment.

Né le 19 mars 1943 à Varese (nord), Mario Monti fait ses armes à la prestigieuse université Bocconi de Milan, considérée comme la meilleure faculté d'économie d'Italie.

Il poursuit ses études aux Etats-Unis à l'université de Yale, où il étudie auprès du prix Nobel James Tobin, père du projet de taxe sur les
transactions financières qui porte son nom.

Commissaire européen

En 1970, il commence à enseigner à l'université de Turin, qu'il quitte en 1985 pour devenir professeur d'économie politique à la Bocconi, où il occupe successivement les postes de directeur de l'Institut d'économie politique, recteur, et enfin président en 1994, une fonction qu'il occupe encore.

En 1994, il est présenté par le premier gouvernement de Silvio Berlusconi pour un poste de commissaire européen au président de la
Commission, Jacques Santer, qui lui confie le Marché intérieur, les Services financiers, la fiscalité et l'union douanière.

En 1999, le gouvernement de gauche de Massimo D'Alema le confirme à la Commission, où il reçoit du président, son compatriote Romano Prodi, le très convoité portefeuille de la Concurrence.

Il conforte ainsi son image d'homme au-dessus des partis.

"Imperméable aux pressions"

Sous son égide, la Commission a renforcé ses activités antitrust et Mario Monti peaufiné son image de commissaire dur en affaires et
"imperméable aux pressions".

Quelle que soit la nature de son interlocuteur, Mario Monti "n'aime pas, quand il y a des règles, avoir l'impression qu'elles sont court-circuitées", assure-t-on dans son entourage. Le commissaire est "un cardinal", "quelqu'un de très difficile à pénétrer".

Très "courtois", cet homme marié et père de deux enfants n'en reste pas moins ferme. "Avec des mots très polis, il vous envoie au bûcher de l'inquisition s'il estime que cela est juste et nécessaire", estime cette source, tout en saluant la compétence du docteur en économie.

"Super Mario"

Dans un article de février 2000 intitulé "Super Mario", The Economist le présente comme "l'un des plus puissants bureaucrates européens",
avant de le décrire comme "un adepte de la persuasion plutôt que de la polémique".

"Il a un tel air d'autorité que même la calvitie n'a pas osé le défier", ironise l'hebdomadaire britannique en allusion à son abondante
chevelure poivre et sel.

A l'issue de son séjour à Bruxelles, Mario Monti revient à ses activités académiques et signe des éditoriaux dans le Corriere della
Sera, quotidien de référence en Italie.

Le Nouvel Observateur - AFP

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16064
Age : 64
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

MessageSujet: Re: Le Cardinal succède au Cavaliere   Lun 14 Nov 2011, 1:22 pm

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/l-arrivee-de-mario-monti-a-la-tete-du-gouvernement-italien-devrait-rassurer-les-marches_1603204_3214.html

L'arrivée de Mario Monti à la tête du gouvernement italien devrait rassurer les marchés

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.11.11 | 09h06 • Mis à jour le 14.11.11 | 09h30




Mario Monti, au palais du Quirinale, le 13 novembre 2011.AP/Roberto Monaldo

Chargé, dimanche 13 novembre, de former le futur gouvernement italien, Mario Monti, économiste âgé de 68 ans, doit permettre à l'Italie de tirer un trait sur l'ère Berlusconi et rassurer les marchés ainsi que les partenaires européens de la troisième puissance économique de la zone euro. La Bourse de Milan a ouvert lundi sur une hausse de 1,59 % à 16 029 points, les investisseurs saluant la désignation dimanche au poste de président du conseil de l'ex-commissaire européen, qui s'est dit convaincu que l'Italie pouvait "vaincre" la crise. La journée sera marquée par une émission obligataire, qui fera office de premier test pour l'Italie sur le marché de la dette après la nomination de M. Monti.

L'actuel président de l'université Bocconi de Milan et président honoraire du cercle Bruegel, un club de réflexion économique européen qu'il a mis sur pied en 2005, a critiqué au cours des derniers mois les orientations choisies par Berlusconi et proposé des réformes en profondeur de l'économie italienne. Son expertise technique, son intelligence, ses qualités de diplomate de même que son refus de céder aux lobbies en ont fait l'un des commissaires européens les plus respectés. "Son mode de pensée et d'action n'était pas très italien. On le surnommait à cette époque 'le Prussien d'Italie'", se souvient un ancien ambassadeur qui a travaillé avec lui à Bruxelles.


SENS DE L'URGENCE

Lors d'une brève allocution prononcée quelques minutes après l'annonce de sa nomination par le palais du Quirinal, Mario Monti a promis de mener "avec un sens de l'urgence mais avec soin" des consultations en vue d'établir la composition de son gouvernement, qui devrait être composé essentiellement de technocrates. "Le pays doit devenir un maillon fort et non un maillon faible de l'Union européenne dont nous avons été parmi les fondateurs", a-t-il déclaré, s'engageant à "assainir la situation financière et reprendre le chemin de la croissance".

En dix ans passés à la commission européenne chargée du marché intérieur en 1994 puis de la concurrence à partir de 1999, Mario Monti s'est forgé une crédibilité et une solide réputation en s'opposant à des géants américains comme General Electrics, dont il a bloqué le projet de fusion avec Honeywell, ou Microsoft, condamné à une amende de 500 millions d'euros au nom de la lutte contre les monopoles. Il a également dénoncé les pratiques de certains Etats membres, comme les aides publiques apportées par la France à EDF ou Alstom. Après deux mandats, il avait dû quitter à contre-cœur la commission de Bruxelles en 2004, retournant à sa vie d'universitaire. Par une certaine ironie de l'histoire, son départ avait été provoqué par Silvio Berlusconi, qu'il remplace au palais Chigi.

Libéral convaincu, Mario Monti, qui défend de longue date l'idée d'une plus grande intégration des pays de la zone euro, est lié aux élites politiques mondiales et européennes. Président de la branche européenne de la Commission trilatérale, où se retrouvent décideurs
américains, japonais et européens, il est également membre du groupe de Bilderberg, club informel et secret où se croisent responsables
politiques et du monde des affaires.

RASSURER LES MARCHÉS

Le profil de cet homme, qui n'est affilié à aucun parti politique, est de nature à rassurer les partenaires européens de l'Italie, qui redoute une contagion de la crise de la dette grecque. Les marchés financiers le considèrent également depuis des semaines comme le meilleur candidat susceptible de diriger un gouvernement d'unité nationale et de mettre en œuvre d'urgence les mesures d'austérité nécessaires au redressement des comptes du pays.

Mercredi, le taux des obligations d'Etat italiennes à dix ans avait franchi le seuil de 7 %, considéré comme critique, avant de redescendre
à mesure que prenait corps l'hypothèse de son arrivée au tout premier plan. Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, juge lundi, dans le Financial Times, que ce niveau n'est "pas un si gros problème que cela", et redit sa farouche opposition à toute intervention plus poussée de la BCE pour aider le pays. "Nous avons à faire face en Italie à une crise de confiance aiguë, et seul le gouvernement italien peut résoudre cette crise", a-t-il dit. Une intervention plus poussée de la BCE, telle que beaucoup la réclament devant l'ampleur que prend la crise de la dette en zone euro, serait illégale, argue M. Weidmann, et "je ne vois pas comment vous pouvez inspirer la confiance avec un système qui viole la loi". Sur le marché des devises, l'euro a poursuivi sa progression. Vers 8 heures à Paris, l'euro valait 1,3754 dollar, contre 1,3739 dollar vendredi soir. Face à la devise nippone, l'euro avançait également à 106,07 yens, contre 105,97 yens vendredi vers 23 heures.

Monti devra cependant faire face, en Italie, à la Ligue du Nord, ex-alliée de Silvio Berlusconi, qui rejette la nomination de Mario Monti à la tête du gouvernement. Il lui faudra aussi composer avec Peuple de la liberté (PDL) : le parti de Berlusconi lui a apporté un soutien conditionnel, même si son secrétaire général, Angelino Alfano, a fait état d'une "énorme opposition" parmi les adhérents.

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16064
Age : 64
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

MessageSujet: Re: Le Cardinal succède au Cavaliere   Lun 14 Nov 2011, 1:29 pm


_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Cardinal succède au Cavaliere   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Cardinal succède au Cavaliere
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les compagnons embauchés par le Cardinal DONNET
» Bouthillier, Anita Cardinal
» Éthier, Annette (Cardinal)
» Cardinal, Joseph Déa
» Édouard Herriot

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUM FRANCOPHONE © :: Politique :: L'Union latine :: Italie, Suisse italophone, le Vatican, Saint-Marin, Malte-
Sauter vers: