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 J + 526 : démission d'Élio DI RUPO !

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MessageSujet: J + 526 : démission d'Élio DI RUPO !   Mar 22 Nov 2011, 9:04 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/crise-politique/article/701602/di-rupo-a-demissionne-et-maintenant.html

Di Rupo a démissionné. Et maintenant ?

V.R.

Mis en ligne le 22/11/2011

Et maintenant ? Voici quatre scénarios de sortie de crise.

Di Rupo à la relance

Citation :
Voilà le scénario qui était donné gagnant lundi après-midi : le Roi calme le jeu, temporise, refuse la démission du formateur, le conforte même dans son rôle, l’exhortant de poursuivre la discussion budgétaire avec les six mêmes partis. C’est en tout cas le scénario le plus simple, qui s’impose après élimination de tous les autres. Les négociateurs sont déjà allés loin, sans doute trop loin que pour pouvoir renoncer. Car quoi ? Peut-on remettre en cause tout ce qui a déjà été engrangé, et notamment l’accord institutionnel, ce petit miracle survenu après une longue année de déshérence politique ? Cela paraît presque impensable. Les marchés trépignent. La Commission européenne s’impatiente. La Belgique ne peut plus jouer la montre. Elle doit conclure, s’engager résolument sur la voie du redressement budgétaire, rassurer les partenaires européens, et ses créanciers.

Pour les tenants de cette hypothèse, Elio Di Rupo, en se précipitant chez le Roi, a voulu mettre la pression sur les autres négociateurs, et singulièrement sur les libéraux. Il a abattu une dernière carte : celle de la dramatisation. "C’est un outil de négociation, commente le politologue des facultés universitaires de Mons, Pierre Vercauteren. C’est le genre "Retenez-moi ou je m’en vais". Cela s’est déjà vu. C’est l’hypothèse la plus basique."

Une hypothèse qui se confirmait d’ailleurs d’heure en heure. En suspendant sa demande de démission et en réclamant à chaque négociateur de prendre "dans les heures à venir un temps de réflexion pour mesurer les conséquences d’un échec et chercher activement une solution", le Roi semblait manifestement vouloir remettre Elio Di Rupo en selle. Reste à voir si ce dernier peut retrouver l’équilibre.
Un autre formateur

Autre scénario possible : après avoir sondé les différents partis associés à la négociation, le Roi constate qu’Elio Di Rupo est "grillé" auprès de ses partenaires. Pour ne pas perdre l’acquis des discussions déjà menées, il maintient les six partis autour de la table de négociation, mais choisit un autre formateur.

Qui ? Pierre Verjans, politologue à l’université de Liège, évoque la possibilité de nommer un leader de l’Open VLD. "Didier Reynders a bien fait un petit tour en janvier. Pourquoi pas un Open VLD maintenant ? C’est quand même lui qui est a l’origine du blocage." Mais ce scénario n’a pas les faveurs de Pierre Vercauteren (Fucam). "La famille libérale ne compte que 31 députés à la Chambre, expose-t-il. La famille socialiste, 39. Elle ne va pas céder facilement le leadership de la négociation aux libéraux. Et puis, si Elio Di Rupo n’est plus candidat Premier ministre, aurait-il des raisons d’assouplir davantage la position du PS ? Je ne pense pas. Je ne suis donc pas convaincu que ce scénario faciliterait la négociation."

On pourrait aussi imaginer que le Roi nomme comme formateur un autre socialiste. Ce pourrait être un autre socialiste francophone. Mais cette hypothèse-là paraît quand même peu probable. Le PS a un chef de file, Elio Di Rupo. On le voit mal changer maintenant. Ce serait un véritable camouflet pour le Montois, qui s’est pourtant exposé.

Ce pourrait en revanche être un socialiste flamand. Un nom se détache : celui de Johan Vande Lanotte. L’ex-président du SP.A dispose de solides atouts : il s’est déjà mouillé dans la négociation et avait séduit, il n’a pas son pareil pour boucler un budget et fait office de trait d’union idéal entre socialistes francophones et libéraux flamands. L’homme, enfin, n’aurait aucune peine à céder le "16, rue de la Loi" à Elio Di Rupo une fois le travail achevé.

Une autre formule

Si le Roi devait constater lors de ses consultations que la formule à six est morte, il devra bien en tester une autre. Coïncidence ? Ce lundi, avant même la fuite d’Elio Di Rupo vers Ciergnon, la N-VA avait offert ses services et proposé de constituer un gouvernement socio-économique avec les libéraux et les sociaux-chrétiens, mais sans les socialistes.

Il y a quand même un hic majeur à ce scénario : il semble devoir ruiner tous les efforts fournis depuis le 21 juillet. "O n peut supposer que tout changement de partenaires impliquerait une nouvelle négociation institutionnelle, confie en effet Pierre Verjans (ULg). Il n’y a que les écologistes qui ont accepté de dissocier accord institutionnel et programme socio-économique. A ce que je sache, les six autres partis ont lié les deux. Ils ont dit : tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien."

Pierre Vercauteren (Fucam) abonde dans le même sens. "Le s deux dossiers sont forcément liés, explique-t-il. Un certain nombre de dispositions budgétaires concernent en effet des matières qui doivent être transférées aux Communautés ou aux Régions."

Donc, si on change de partenaires, il faudra renégocier l’accord institutionnel. Et cela, personne ne peut dire où cela mènerait. Surtout si la N-VA revient dans le jeu. Le scénario paraît dès lors hautement improbable.

Tout comme paraît assez improbable le scénario du gouvernement de technocrates comme en Grèce ou en Italie. "On regarde qui, chez nous, a travaillé chez Goldman Sachs et on le bombarde Premier ministre, ironise Pierre Verjans. Mais bon, sérieusement, c’est peu crédible. Parce qu’ici, la classe politique continue à croire en elle-même. Ce n’était plus le cas en Grèce et en Italie."
Le retour aux urnes

Des élections anticipées. Ce serait le scénario qui devrait être mis en œuvre si le blocage persiste, si le Roi constate qu’aucune majorité n’est possible pour former un gouvernement avec la répartition actuelle des forces politiques au sein du Parlement. Autant le dire, ce serait le scénario catastrophe. Et à ce titre, qui paraît dès lors aujourd’hui totalement improbable.

"Les élections seraient un scénario déroutant, justifie Pierre Verjans (ULg). On ne sait pas ce que cela donnerait, comment la population réagirait. Ce serait l’aventure ."

Pierre Vercauteren (Fucam) est encore plus sceptique. Les élections, avoue-t-il même, c’est l’hypothèse à laquelle il croit le moins. "Les conséquences sur le plan budgétaire seraient terribles, énonce-t-il. Il n’est pas difficile d’imaginer la réaction des marchés financiers ni celle de l’Union européenne. Et les conséquences politiques seraient terribles pour les partis flamands qui ont participé aux négociations. Ce serait un boulevard pour la N-VA. Bart De Wever pourrait dire : regardez, j’avais raison, sans nous, ce n’est pas possible."

Et puis, ces élections législatives, si elles devaient avoir lieu, interviendraient très près du scrutin communal qui est prévu en octobre 2012. Les partis n’aiment pas mélanger les genres. Ils craignent qu’un échec de leur participation à la négociation fédérale les pénalise jusque dans leur commune. Or, c’est au niveau local que les partis de masse tirent leur force.

Il y a quelque chose d’irrationnel dans cette crainte. "Il ne faut pas exagérer l’importance des élections communales, tempère ainsi Pierre Vercauteren. Les électeurs font la distinction entre les deux." Mais cette perspective tétanise les partis politiques. Surtout en Flandre, où l’on redoute comme la peste une implantation solide de la N-VA dans le tissu local.

Sur le même sujet :

Le ras-le-bol de la presse belge francophone

Vande Lanotte: "un vote du budget possible d'ici le 15 janvier"

Elio : "Je ne suis pas là pour jouer aux billes"






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MessageSujet: Re: J + 526 : démission d'Élio DI RUPO !   Mar 22 Nov 2011, 11:09 am

Voilà comment ils traitent les vrais problèmes des gens : en ajoutant aux clivages communautaires des clivages idéologiques ! L'Etat belge est décidément ingouvernable. N'étant pas dupe, je n'ignore pas que cette dramatisation aboutira tout de même à un accord, vu la conjoncture. Mais le gouvernement qui en résultera sera faible, à la merci des turbulences ; il ne laissera qu'un sursis à la crise existentielle de la Belgique.

Comment ne pas comparer le chaos durable instauré et organisé par nos particrates à la stabilité de la Ve République ? L'acharnement thérapeutique sur l'Etat belge coûtera très cher aux Wallons et aux Bruxellois, qui figurent parmi les peuples les plus taxés !

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