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 J + 540 : le gouvernement sur les fonds baptismaux

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MessageSujet: J + 540 : le gouvernement sur les fonds baptismaux   Mar 06 Déc 2011, 1:07 pm

Sources : http://www.lalibre.be/actu/crise-politique/article/704592/postes-ministeriels-le-ps-paie-l-addition.html

Postes ministériels : le PS paie l’addition

M. Co. et V.d.W.

Mis en ligne le 06/12/2011

Le gouvernement Papillon comptera finalement 13 ministres et 6 secrétaires d’Etat. Le PS a besoin de la présidence de la Chambre.

Plus de 20 heures de palabres auront été nécessaires au formateur et aux 6 partis négociateurs pour s’accorder sur la composition du gouvernement Papillon. L’accouchement fut long et fatiguant, mais le bébé comme les parents se portent bien. Merci pour eux. Le bébé ? Un papillon de 13 ministres et 6 secrétaires d’Etat. Récit d’une longue nuit de négociation.

Pour négocier heureux, négocions caché... Suggestion du Roi ? Allez savoir mais c’est au siège de la Fondation Roi Baudouin qu’Elio Di Rupo avait choisi de convoquer les représentants des 6 partis, soit Laurette Onkelinx (PS), Charles Michel (MR), Benoît Lutgen (CDH), Wouter Beke (CD&V), Alexander De Croo (CD&V) et Bruno Tobback (SP.A). L’horaire de la réunion avait également son importance. En démarrant en fin de journée (17 h 30), dimanche, le formateur s’assurait du concours de la nuit pour garantir la discrétion médiatique des débats.

A l’attaque, donc. Les négociateurs se penchent dans un premier temps sur une des questions toujours en suspens. Le Premier ministre allait-il être asexué linguistique ? La demande francophone fut finalement acceptée mais à quel prix ! Les partis flamands voulaient absolument pouvoir revenir vers leur opinion publique avec un gouvernement qui comptait une majorité de néerlandophones si le Premier ministre n’était pas comptabilisé dans le quota francophone. C’est une des explications du nombre élevé de secrétaires d’Etat qu’Elio Di Rupo est allé présenter au Roi hier soir.

Car devait également se négocier le nombre de ministres de la future équipe de l’exécutif fédéral. Au total, les 6 auront discuté pendant près de 10 heures sur ces deux premiers enjeux. Plusieurs formules étaient sur la table : 15 ministres et 3 secrétaires d’Etat, 14 ministres et 3 secrétaires d’Etat, 13 ministres et 2 secrétaires d’Etat. Ce sera donc finalement cette dernière formule, augmentée de 4 secrétaires d’Etat, qui sera retenue, après bien des palabres. La négociation fut toutefois calme et détendue, voire amicale, confirment plusieurs sources.

Mais abordons d’abord la question des présidences d’assemblée. Celle de la Chambre s’est révélée capitale pour le PS. Question d’être à la première loge pour gérer les travaux parlementaires et les salves de l’opposition. Surtout celle de la N-VA. Outre un Premier ministre asexué, ce poste allait coûté cher au Parti socialiste dans cette négociation qui accouchait finalement d’une formule à 13, dégraissée au niveau ministériel mais alourdie de 6 secrétaires d’Etat. Au passage, la présidence du Sénat est passée dans la besace du CD&V.

Lorsqu’un consensus a émergé sur cette formule à 19, Elio Di Rupo a entrepris quelques réunions bilatérales avec chacun des présidents de partis. Il en est ressorti marri, constatant que trop de partis souhaitaient les mêmes compétences. En tête des demandes : les Finances, convoitées surtout par les partis du Nord, souhaitant que ce portefeuille revienne enfin à un Flamand après 12 ans aux mains d’un francophone (Didier Reynders). Mais l’Intérieur, le Budget, les Affaires sociales et les Affaires étrangères étaient aussi particulièrement convoités. Comme il était impossible de trouver un terrain d’entente par la simple négociation, Elio Di Rupo a proposé d’utiliser la clé D’Hondt. Ce calcul strictement mathématique aboutissait toutefois à des résultats contestés par les autres partis.

Chacun a alors pu dire quel était son premier choix. C’est à ce moment-là que le CD&V, intervenant après le PS, a décidé de privilégier le poste des finances. Le MR a dès lors choisi les Affaires étrangères - poste qu’il confiera à Didier Reynders. Mais d’après plusieurs témoignages, il semble que Charles Michel ait dû se battre bec et ongles pour obtenir que les Affaires étrangères comprennent aussi les Affaires européennes, une compétence qui était également briguée par le PS. Didier Reynders reçoit également le Commerce extérieur. C’est donc le MR qui a emporté le gros morceau.

Au petit matin, ce fut l’enlisement. Peu avant l’arrivée des viennoiseries, Elio Di Rupo a pris la responsabilité de présenter une autre formule, assez originale, dit-on. Mais là, c’est Laurette Onkelinx et Anne Poutrain, la chef de cabinet d’Elio Di Rupo, qui se sont opposées à la suggestion du futur Premier ministre, estimant que le PS était particulièrement mal traité.

A cette heure-là (nous sommes aux petites heures...), apparemment, le PS avait bien les Affaires sociales et la Santé en mains, mais avait dû laisser tomber la Coopération au développement, une compétence que les socialistes récupérèrent un peu plus tard. C’est alors que le grand troc a commencé : les petites compétences sont passées d’une main à l’autre, pour revenir vers un troisième. De vrais marchands de tapis. Finalement, donc, après 20 heures de négociations, un équilibre a pu être trouvé.

Le résultat ? Il saute aux yeux : le PS paye cher, très cher les deux postes qu’il a absolument voulu obtenir : le poste de Premier ministre et celui de président de la Chambre. Le PS a dû ainsi se résoudre à n’emporter que 5 postes au total : le Premier ministre, la présidence de la Chambre, deux ministres (les Affaires sociales et la Santé pour Onkelinx, les Entreprises publiques et la Coopération pour Paul Magnette) et un secrétaire d’Etat. Philippe Courard a finalement obtenu la fonction alors que le PS peinait à se décider (lire p. 12). Tout cela avec 26 députés.

Cinq mandats : c’est également ce qu’a obtenu dans la négociation le CD&V qui ne jouit pourtant que de 17 sièges à la Chambre. Pour autant, les socio-chrétiens ne s’en tirent pas si bien : les Finances et la Défense c’est très positif ; la présidence du Sénat, c’est relativement neutre politiquement (De Crem a d’ailleurs réclamé la présidence de la Chambre). Le reste ? Deux pâles secrétariats d’Etat : la Régie des bâtiments et les Réformes institutionnelles pour Servais Verherstraeten et la Fonction publique pour Hendrik Bogaert). Le MR, par contre, peut afficher un beau tableau de chasse, avec 3 ministres pour 15 députés. Et les compétences sont assez solides : les Affaires étrangères, européennes et le Commerce extérieur (Didier Reynders), le Budget (Olivier Chastel) et les Classes moyennes (Sabine Laruelle). Le CDH rêvait d’obtenir deux ministres. Mais avec la réduction du nombre de mandats à pourvoir, on a très vite senti que ces serait impossible. Du coup, Benoît Lutgen a dû se battre pour obtenir deux compétences fortes : l’Intérieur pour Joëlle Milquet (qui hérite aussi de l’Egalité des chances) et un gros secrétariat d’Etat pour Melchior Wathelet qui reprendra en gros les compétences de Paul Magnette et d’Etienne Schouppe (Environnement, Climat, Energie, Mobilité). Du côté de l’Open VLD et du SP.A ? On aurait voulu aussi obtenir les finances : De Croo pour Vincent Van Quickenborn et Bruno Tobback pour Johan Vande Lanotte. Au final, chacun hérite de deux ministres et d’un secrétariat d’Etat. Surprise au SP.A : alors que Johan Vande Lanotte, vice-Premier, s’occupera finalement d’Economie, des Consommateurs et de la Mer du Nord, Monica De Coninck hérite du ministère de l’Emploi. L’Open VLD peut se montrer satisfait avec les Pensions, la Justice, l’Asile et l’Immigration, respectivement pour Vincent Van Quickenborne, Annemie Turtelboom et Maggie De Block. Tous prêteront serment ce mardi à 15 h au château de Laeken.






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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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MessageSujet: Re: J + 540 : le gouvernement sur les fonds baptismaux   Mer 07 Déc 2011, 3:54 pm

http://photo.lecho.be/Ils_vont_gerer_l_economie_belge.1083.photo

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