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 Un tournant dans la campagne présidentielle

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MessageSujet: Un tournant dans la campagne présidentielle   Jeu 22 Mar 2012, 9:31 am

Source : http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/03/21/01039-20120321ARTFIG00729-un-tournant-dans-la-campagne-presidentielle.php

Un tournant dans la campagne présidentielle

Par Charles Jaigu, Solenn de Royer Publié le 21/03/2012 à 21:36 Réactions (8)



Nicolas Sarkozy a rendu visite mercredi matin aux deux policiers blessés par le tueur présumé dans la nuit, en compagnie de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale. Crédits photo : JEAN-PIERRE MULLER/AFP

En dépit des consignes de sobriété, les états-majors des candidats s'apprêtent à reprendre le combat électoral.


La campagne présidentielle est à un tournant, même si dans les QG des deux principaux candidats, le sujet est tabou, alors qu'une cérémonie en hommage aux soldats assassinés s'est tenue mercredi à Montauban, présidée par Nicolas Sarkozy, en présence de François Fillon et des candidats François Hollande, François Bayrou, Marine Le Pen, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan.
Informé mardi après-midi que le tueur était localisé, le président a passé une nuit blanche. Il a réuni sa garde rapprochée dans son bureau dès 8 h 30.
Avancé d'une demi-heure, le Conseil des ministres a été bref. Le président y a fait une rapide allocution, devant des ministres graves.
Il a loué l'excellence du travail de renseignement et félicité les forces de l'ordre pour leur engagement dans la traque du tueur de Toulouse. «Il était dans l'épure de ce qu'est la responsabilité exécutive suprême», note un ministre. Le chef de l'État a ensuite reçu les représentants des communautés juive et musulmane. Cette rencontre a été suivie d'une déclaration solennelle: «Nous ne devons céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance», a-t-il lancé en appelant à l'union nationale.

«On ne spécule pas sur un drame»

Dans la matinée, la prudence sur les conséquences de ces journées dramatiques était de mise dans les entourages de Sarkozy et Hollande. Tous deux sont soucieux d'éviter le moindre faux pas, qui serait fatal, à un mois du premier tour de la présidentielle. «Nous sommes dans le temps du deuil et du recueillement, note Brice Hortefeux. On ne spécule pas sur un drame.» «Il ne faut pas donner l'impression qu'on exploite cette affaire, renchérit un ami du président. Sinon on est cuits!» Les ministres restent eux aussi sur leurs gardes. « Il faut vraiment faire attention au moindre mot. Le président gère cela à la perfection. Il ne faut pas le gêner. La seule manière d'éviter le faux pas, c'est de fermer sa gueule! » confie l'un d'eux. La porte-parole du candidat, Nathalie Kosciusko-Morizet, refusait de faire le moindre commentaire.
Même prudence côté socialiste. «Nous ne sommes pas dans l'analyse. Ce n'est pas le sujet du jour», assure l'un des porte-parole Bernard Cazeneuve. Personne ne veut dire si Sarkozy peut profiter de l'événement pour faire refluer l'antisarkozysme sur lequel s'appuie la campagne PS. «Sarkozy est face à un problème stratégique, veut croire un haut responsable du PS. Il avait réussi à progresser et à mobiliser la droite avec des thèmes clivants. Aujourd'hui, il est dans l'union nationale.» Mais au fil des heures, les langues se délient. Cela commence par une bataille d'image entre Nicolas Sarkozy dans sa fonction de commandement et de rassemblement, et l'un des prétendants à sa succession. «Ils savent chez EuroRSCG (cabinet de conseil d'Hollande, NDLR) que leur candidat a un sérieux déficit de carrure présidentielle. C'est le moment pour lui de convaincre les Français qu'il a autant l'air d'un président que Nicolas Sarkozy », décrypte un communicant du président candidat.
Le député Damien Meslot, membre de l'équipe du porte-parolat du candidat, juge qu'on est à un «tournant de la campagne». «François
Hollande est apparu comme un Petit Chose, qui copiait son “grand frère” Sarkozy », raille-t-il. Plusieurs proches de Sarkozy ont noté que le
candidat PS «prétendait suivre l'affaire minute par minute » et ne faisait jamais allusion ni au président ni au gouvernement: «Si on écoute Hollande, on a l'impression que l'affaire a été résolue par l'opération du Saint-Esprit », s'amuse-t-on à l'Élysée.

«L'angélisme» des socialistes

À droite, on juge en outre que François Hollande a dépassé la mesure mardi en faisant allusion à «l'ambiance» de la campagne, au micro de
RMC. Dans l'entourage de Sarkozy, on estime que plusieurs candidats, François Bayrou en tête, se sont affaiblis dans l'affaire. «Bayrou a
fait de drôles d'insinuations», juge un conseiller. En fin d'après-midi, la députée Valérie Rosso-Debord n'a pas hésité à «cogner». La porte-parole de l'UMP, sans l'autorisation du QG de Sarkozy, a dénoncé les propos de Marine Le Pen et dénoncé «l'angélisme» des socialistes qui n'ont voté «aucune des lois du quinquennat pour assurer la protection des Français». Une déclaration critiquée à gauche et qui ne fait pas l'unanimité à droite: «Restons dans la sobriété» tacle un pilier de la campagne. Sans le dire trop haut, les proches du président jugent que le dénouement de la tragédie de Toulouse renforce la dimension «protectrice » d'un Sarkozy «garant de l'unité nationale». D'autres font valoir que l'arrestation du tueur est à mettre au crédit des services de renseignement, réorganisés par le chef de l'État, au début de son quinquennat. «On ne va pas le dire tout de suite mais les fichiers contre lesquels la gauche s'est toujours opposée sont une manière efficace de lutter contre le terrorisme », note un proche du président.

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MessageSujet: Politique stratégique   Sam 31 Mar 2012, 12:51 am

«Il ne faut pas donner l'impression qu'on exploite cette affaire, renchérit un ami du président. Sinon on est cuits!»

Comme c'est bien dit ! Voilà bien l'essentiel de la politique stratégique : faire les mauvais coup discrètement. Or combien de balles perdues sont arrivées en pleines têtes ? Combien de barbouzes pris la main dans le sac ?

Comme je suppose qu'il n'est pas possible que les services français soient si mauvais, alors j'en déduis qu'ils sont débordés d'activité.
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