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 Le pacte de 1830 ne nous lie plus !

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MessageSujet: Le pacte de 1830 ne nous lie plus !   Dim 18 Nov 2012, 2:16 pm

En 1962, année du coup de force flamand sur les Fourons, de la deuxième grande marche flamande sur Bruxelles, et de la fixation de la frontière linguistique sans consultation des populations intéressées, le Comité d’étude pour une nouvelle action wallonne diffuse un brochure d’une vingtaine de pages, intitulée Le choix : Une Belgique flamande ou l’union générale des forces wallonnes. La brochure est imprimée sous l’anonymat ; en fait, elle est rédigée par Marcel Thiry, avocat, poète et militant wallon.

Elle commence par résumer la question linguistique. Je vous en livre un extrait significatif :


« La révolution de 1830 a été voulue par ses auteurs, flamands et wallons, pour que la langue néerlandaise ne nous soit pas imposée. C’est l’élément essentiel du pacte qui a créé la Belgique.

Un des volontés ainsi réunies a fait defaut depuis lors. La Flandre, dans son expression politique actuelle, veut le néerlandais comme langue nationale flamande, elle veut imposer aux Wallons un bilinguisme de plus en plus général et obligatoire. C’est évidemment le contraire de ce qu’a fait 1830. Dès lors, contractuellement, il n’y a plus de Belgique.

Ces faits sont constants ; les constater n’en jette pas moins beaucoup de Flamands dans la colère. Il en est ainsi de toutes les réalités que nous alléguons ; dans cette querelle, c’est le réel qui semble insultant à nos voisins qui sont – provisoirement, nous l’espérons - nos adversaires, c’est l’évidence qui les met hors d’eux. Quand par exemple nous disons que les Flamands sont un grand peuple, qu’ils peuvent être fiers de leur histoire, de leurs belles villes, de leurs grands peintres, de leurs grands poètes… français, mais que leur langue maternelle est pratiquée relativement fort peu dans le monde, qu’elle est de formation assez artificielle et encore incertaine, et que sa littérature est très loin de pouvoir prétendre au même rang qu’une demi-douzaine au moins de littératures modernes, nous ne disons sans doute que l’incontestable ; c’est cela pourtant qui nous vaut les plus grandes fureurs. De même quand, ayant pris acte avec eux de ce que les fondateurs de la Belgique s’étaient ligués contre le néerlandais, nous postulons que les Wallons n’ont plus aucun devoir d’appartenance envers une Belgique plus qu’à demi néerlandisée et en passe de l’être totalement : c’est aussitôt le grand récri et l’indignation de ces leaders flamands, qui tiennent farouchement à notre Etat actuel parce qu’ils y sont les maîtres et aussi parce qu’en cas de dislocation de la Belgique, ils seraient rejetés vers une Hollande pour laquelle au fond d’eux-mêmes la plupart n’ont que méfiance et animosité (et cela, prenons-y garde, les met, dans la querelle belge, en infériorité suprême vis-à-vis de la Wallonie, qui, si rien de va plus dans l’unité belge et s’il devait se révéler vrai que le fédéralisme n’est pas viable, saurait toujours bien où aller…). On se drape dans une noble doctrine, on en appelle à la démocratie. « Quoi ! vous vous dites démocrates, et vous prétendez que le peuple flamand devrait se sentir lié par les décisions d’une bourgeoisie fransquillonne et traître à la sainte mère Flandre, bourgeoisie qui seule détenait le pouvoir en 1830, puisque le peuple n’avait droit qu’à une dérision de suffrage ? » Nous ne le prétendons pas du tout. C’est la règle démocratique que la masse populaire, qui généralement ignore plus ou moins le français, ait pu librement décider de ses destins quand elle est arrivée au pouvoir – grâce à ce suffrage universel que la Wallonie surtout lui avait conquis ; et si, poussé par certaines démagogies électorales, et au mépris de la liberté linguistique pour ces minorités éclairées qui humainement comptent aussi, l’électorat flamand a ramené le néerlandais comme seule langue nationale en Flandre, nous ne pensons nullement à lui en disputer le droit. Simplement, nous disons : « 1830 ne nous lie plus. Vous avez fait table rase de notre entente. Nous voulons bien la remplacer par autre chose. Par quoi ? Cherchons ensemble. »


A l’époque, seul le fédéralisme était à l’ordre du jour. Il faudra encore de longues années pour le mettre en place (trop tard, de toute façon…), et, entre-temps aura eu lieu le « Walen buiten ! » de Louvain, et nombre d’autres avanies…

Moins que jamais, alors que la Flandre tente de nous imposer son confédéralisme, le pacte de 1830 ne nous lie ! Contractuellement, il n’y a plus de Belgique ! Que personne parmi nous ne se lasse jamais de répéter cette vérité !

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MessageSujet: Re: Le pacte de 1830 ne nous lie plus !   Dim 11 Aoû 2013, 12:04 am

Citation :
Dès lors, contractuellement, il n’y a plus de Belgique.
Il reste seulement une rupture de contra unilatérale et arbitraire envers ceux qui ont librement choisis d'être belge(ni flamand, ni wallon).
Rupture de contra que les militants wallons refusent d'assumer en rejetant la responsabilité de cette rupture de contra sur d'autres, en pillant l'ancien Royaume de Belgique et en privant ceux qui veulent l'union du Royaume (dit 'les belgicains") de leurs droits les plus élémentaires.De plus les militants wallons refusent obstinément un référendum contraignant tel que prévu par les nations unies en pareil cas (ce qui signifie que si le référendum leur est défavorable, et à la faveur de la réunification du pays, cela signifierait la fin de leurs espoirs fédéraux ou confédéraux, la remise en question de la participation belge à l'UE et qu'ils devrons rendre compte devant la justice de leur abus de pouvoir  )
Nota ; Il existe néanmoins des militants wallons qui défendent le bilinguisme généralisé, comme Fernand Cocq, connu pour avoir été Ministre de la justice de 1931 à 1932...

Citation :
, elle veut imposer aux Wallons un bilinguisme de plus en plus général et obligatoire.
Ils l'ont librement choisis... Inutile de venir prétendre le contraire puisque le comte Albert du Bois un ardent militant wallon fut même renvoyé de son poste de secrétaire de la délégation belge à Paris (le 17 février 1903) pour avoir critiqué l'annexion des provinces wallonnes de Belgique par la France
Et ce fut aussi pour ce motif de défendre la Belgique que François Bovesse fut assassiné par le mouvement rexiste de Léon Degrelle Razz
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MessageSujet: Re: Le pacte de 1830 ne nous lie plus !   Mar 12 Nov 2013, 10:35 am

Citation :
Le pacte de 1830 ne nous lie plus !
Sauf ceux qui ont étés enrôlé entant que "milicien" à l'époque du "service militaire obligatoire" et qui sont toujours tenus d'obéir au serment d’allégeance qu'ils ont fait Rolling Eyes 
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MessageSujet: Re: Le pacte de 1830 ne nous lie plus !   

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