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 POURQUOI LA NATION ?

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François Barberis
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Emploi/loisirs : Economiste, Géopolitologue, conférencier
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MessageSujet: POURQUOI LA NATION ?   Mar 10 Mai 2016, 9:50 pm

POURQUOI LA NATION ?

 

1. ORIGINE ET EVOLUTION DU CONCEPT.
            - Etymologie : du verbe « nascor-inf. nasci – natus sum : naître de père connu»- Nation = groupe humain issu du même père.
            - Chez les anciens Grecs : nation n’est pas un concept pertinent.  Le Concept pertinent, c’est la citoyenneté à laquelle on accède en suivant la paideia : processus d’acquisition de la culture grecque  visant à armer le futur citoyen : au plan physique (porter les armes), au plan intellectuel (savoir argumenter) et au plan moral (porter la culture grecque).
Étaient enseignées la grammaire, la rhétorique, les mathématiques, la musique, la philosophie, la géographie, l'histoire naturelle et la gymnastique
            - chez les Romains : idem Grecs. Concept de nation non pertinent. C’est le concept de populus romanus – SPQR (Senatus Populusque Romanus).
            - Après les romains : disparition du concept de nation. La maison commune c’est l’église qui exerce son pouvoir temporel et spirituel sur les hommes et les rois.
            - 1648 – Traités de Westphalie et de Munster : naissance du concept moderne de nation avec le concept de souveraineté territoriale exclusive qui appartient au  monarque (exit donc le pouvoir temporel du pape  qui est renvoyé dans ses états pontificaux) – Les traités de Westphalie donnent naissance à une nouvelle conception des relations internationales, dite Ordre westphalien. C’est ce même concept de nation qui sera repris par la charte de l’Organisation des Nations unies.
            - 1792 Révolution : La nation devient le moyen de l’égalité devant l’impôt : la souveraineté westphalienne passe du monarque au peuple.
            - 1945 Libération et Révolution gaullienne : La nation  devient état-nation. La nation est vue non seulement comme un moyen de souveraineté du peuple, mais aussi comme un moyen de progrès social
 
2. Les PRINCIPAUX AUTEURS

            - Jules Michelet (in : Histoire de France, 1833)
            « La France française (c’est-à-dire celle autour de Paris-NDLR) a su attirer, absorber, identifier les France anglaise, allemande, espagnole, dont elle était environnée. Elle les a neutralisées l’une par l’autre et converties toutes à sa substance »
            « La France est une personne, mais incréée. Elle est l’esprit de la liberté qui s’est incarnée dans une nation auto-engendrée »
            - Ernest Renan (in :« Qu’est-ce qu’une nation ?»- Discours inaug. du 11/03/1882 à la Sorbonne : « La nation est une conscience morale collective ».
            « L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie »
 
            - Fernand Braudel (in : L’identité de la France, 1988)
            « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de se transformer dans le sens de son évolution logique, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi. »
            Pour ces auteurs :
            La nation = construction positive, nécessaire voire indépassable
            La France : nation spécifique entre toutes, c’est la mère des nations.
            Les guerres : leur cause  sont plus souvent les idéologies et  les empires
Idéologies religieuses (guerres de religion, guerres de 30 ans et de 80 ans)
Idéologie salafiste, idéologie nazie
Idéologies révolutionnaires qui veulent s’exporter (celle de 1789 et celle de 1911)
Les empires intérieurs (Angleterre en Irlande, Union des Républiques socialistes soviétiques, États-Unis d\'Amérique dans sa conquête de l’ouest,)
Les empires extérieurs (Angleterre, France, Japon)
            Le nationalisme : c’est une pathologie de la nation qui conduit rarement à des conflits guerriers, sauf quand ils se parent d’idéologie
            Réponse au nationalisme : ce n’est pas moins de nation, mais une nation autrement
 
            Mais ces auteurs  ne répondent pas à plusieurs questions essentielles :
            - Pourquoi la nation, telle une statue de commandeur, s’impose-t-elle à nous ?
            - Y a-t-il des alternatives, voire des concurrents, à la nation ?
            - Une association de nation constitue-t-elle une nation plus grande ?
            - Quel sont les risques à vouloir restreindre les nations ?
            - Commet construire une nation puissante, forte et sage ? Est-ce possible ?       
 
            Question : : Y a-t-il des alternatives, voire des concurrents, à la nation ?
 
3 -LES CONCURRENTS DE LA NATION

            La nation n’est pas la seule construction politique à offrir un mode de régulation politique  et sociale.
            Les nations opèrent sur un marché. Le marché de nos consciences morales individuelles.
            Sur ce marché, une nation est d’abord en concurrence avec d’autres nations.
            Mais pas simplement. Car opèrent aussi sur ce marché d’autres organisations moins sympathiques et bien plus redoutables qui ont pour objectif de capter les consciences individuelles et les volontés collectives et de réduire les nations.


            Exemples de concurrents de la nation :
            Ex 1. Les trois religions révélées ou religions du Livre
En ce sens que toutes trois, et en particulier la plus virulente d’entre elle lorsqu’elle se présente sous la forme du salafisme, nient la nation comme une fonction sociale et politique  apte à réunir les hommes. Pour les religions du livre, le concept pertinent c’est le fidèle qui doit agir pour son salut  personnel indépendamment de son horizon collectif, et non le citoyen qui agit pour l’intérêt collectif. La nation, qui représente précisément cet intérêt collectif, est un obstacle à la diffusion de l’esprit religieux.
 
            Ex. 2. Certaines organisations et structures  internationales : FMI, Organisation du Traité de l\'Atlantique Nord, UE, TAFTA
En ce sens que chacune de ces organisations internationales prétendent détenir des pouvoirs   supérieurs à la volonté des nations sur leur propre territoire, et considèrent qu’elles  détiennent des droits d’ingérence économique et financiers, des droits de coercition, quand ce ne sont pas des droits de frappe militaire.
ICI : Mention spéciale pour le  TAFTA, l'accord commercial trans-atlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement (aussi connu sous le nom de TTIP, Transatlantic Trade and Investment Partnership).
Ces organisations, en particulier l’UE, ont pour objet officiel ou officieux, de déposséder les nations d’une grande part de leur souveraineté pour le réduire à de simples sujets collectifs, une sorte de retour à la féodalité.
 
            -  Ex. 3. Les communautés fermées et les sectes, env. 200 sectes en France.
 Elles ne se présentent pas comme concurrentes de la nation et ne visent pas à son renversement, mais constituent des dangers  pour l’intégrité morale, financière et physique de leurs adeptes.
Nous en connaissons tous. Pour les connaître il suffit de consulter la liste des sectes officielles établies par la Mission Interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (MILVILUD). Cet organisme gouvernemental en a recensé environ  200.
 
            -  Ex. 4. Les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont capables –et ils l’ont démontré à plusieurs reprises, de faire plier les états et les nations dans leurs décisions souveraines pour imposer ce qui apparaît à leur membre comme la vraie démocratie, en fait une démocratie d’opinion, non débattue, qui ne fait que véhiculer le modèle et la vision nord-américaine de la vie sociale..
 


 
            -  Ex. 5. Les internationales maffieuses :
Mafias de la drogue, du commerce des déchets toxiques, de la traite des êtres humains,  (ce sont en général les mêmes).
Celles-ci n’ont pas pour objectif la conquête des consciences morales mais encore plus durement la conquête des corps et des organismes vivants en les amenant à l’addiction ; et celles-ci n’hésiteront pas à combattre la nation si cette dernière s’avérait être un obstacle à l’atteinte des objectifs criminels. C’est la situation rencontrée au Mexique et en Bolivie, par exemple.
 
            -  Ex. 6. Les internationales terroristes : Al Qaïda et État islamique
 
            -  Ex. 7. Les empires territoriaux
En ce sens que qu’un empire territorial ne prospère que par l’asservissement des nations qu’il va soumettre à ses visées impérialistes. On pense à l’Union des Républiques socialistes soviétiques, mais on peut penser au Japon des années 30, à la l’Angleterre vis-à-vis de l’Irlande et de l’Ecosse et de son empire colonial, à la France  dans sa démarche coloniale, etc…
 
            -  Ex. 8. Les marchés financiers
Les marchés financiers forment bien une internationale, avec leurs valeurs, leurs  castes : plus que les patrons du CAC 40, ce sont les 500 gérants de fonds à New York, les 200 à Tokyo, les 50 à Londres, qui peuvent mettre un état et une monnaie à genoux (souvenons nous de Georges Soros, gérant de fonds, qui a fait tomber la livre sterling en 1990 et obtenu la sortie de la GB du SME). Les marchés financiers ont aussi leurs technostructures transfrontières, leur plèbe : les petits porteurs, leurs temples : le FMI et les banques centrales. Mais les marchés financiers ne cherchent pas à conquérir les consciences morales des individus ou à abattre les nations. Tout au plus cherchent-ils à conquérir les épargnes et à manipuler les dettes des états pour les amener à payer des intérêts. J’hésiterai à mettre les marchés financiers parmi les compétiteurs et les adversaires des nations et des états. Il faut toujours se souvenir que les marchés financiers ne prospèrent pas sur l’épargne des citoyens ou des entreprises, mais toujours sur la dette des états. Ce sont les états, y compris les états nations, par leur besoin d’endettement, qui permettent aux marchés financiers de prospérer et de se justifier. Moins de dettes, pas de marchés financiers.
   Mais aussi, moins de dette, plus de nation ; plus de nation, moins de dépendance envers les marchés.
  Nous savons ce qu’il nous reste à faire.
 
4 –POURQUOI LA NATION ? : La  réponse politique
 
            - Parce que la nation est in fine le seul lieu physique et social où peuvent s’exercer un certain nombre de pratiques nobles : la liberté de conscience, la solidarité, la démocratie, la liberté d’expression et de débat, le respect des identités…
Rien de tel en effet dans les modalités proposées par les églises, les régimes impériaux, les marchés financiers, etc…
  La liberté d’expression offerte par les réseaux sociaux n’est que formelle. Cette liberté n’est que de la fabrication d’opinion publique sans débat, …
 
            On pourrait d’ailleurs ajouter que :
            1) les nations sont actuellement plutôt des proies pour les  internationales prédatrices que des prédateurs de consciences morales individuelles ;
            2) la disparition des nations, ou leur simple affaiblissement moral, offrirait de large champ d’intervention pour les internationales les plus criminogènes et prédatrices, au détriment des peuples et des individus.
            3) le nationalisme, que l’on présente à tort comme fauteur de guerre, est certes une pathologie de la nation, mais  ce sont les idéologies qui sont le plus souvent à l’origine des confits : idéologies religieuses, idéologies révolutionnaires, idéologies du martyre, mais aussi les idéologies molles (gauche américaine, idéologies du type « Je suis Charlie »).
 
            Alors : pourquoi la nation ? Parce qu’il n’y a pas d’alternative raisonnable à la nation. Il ne faut pas craindre la nation. Il faut la souhaiter et la soutenir par un plébiscite de tous les matins (Ernest Renan)
 
5 –POURQUOI LA NATION ? : LA RÉPONSE SYSTÉMIQUE (théorie des systèmes complexes), ou ORGANIQUE

 
            Bien des gens se satisferont de la démonstration qui précède et la démonstration de la nécessité de la nation pourrait s’achever ici.
 
            Mais il y a une autre analyse  qui explique  que la nation s’érige face à nous, telle la statue du commandeur, pour affirmer son caractère incontournable.
            Cette analyse est empruntée à la théorie des systèmes auto-régulés. Un système auto-régulé ou à rétroaction , est un système qui se retourne sur lui-même pour ajuster son propre fonctionnement et sa production.
            On peut en effet considérer que la nation est  la production (en analyse systémique on parle de « output ») d’un système bouclé, auto-régulé, une sorte de boite noire qui contiendrait divers composants (ici ce sera un territoire particulier, une géographie, un environnement, divers peuples qui occupent ce territoire et se le disputent, une histoire longue souvent tragique qui a opposé ces peuples mais aussi qui a pu les unir à un ou plusieurs moments de leur vies pour faire front commun face à une même contrainte ou un même ennemi extérieur). Tous ces composants inter-réagissent au long des siècles et il émerge de ces interactions une fonction supérieure qui est plus que la somme des composants.
            La fonction supérieure qui nait de cette interaction s’appelle ici la nation.
            Ce qui permet de donner une définition systémique, de la nation, c’est-à-dire à une définition qui ne fasse pas appel à l’analyse historique, à des pré-supposés philosophiques et moraux, à une quelconque immanence religieuse.
            On dira alors que :
            La nation est la coagulation, la cristallisation dure et durable de l’histoire prise dans son « temps long » (Braudel) sur un espace géographique donné (le territoire), territoire qui a été  occupé et disputé par des peuples souvent en compétition, mais qui ont consenti à se rapprocher et à dépasser leurs conflits dans une analyse commune et apaisée de leur histoire, de leurs intérêts, et une vision commune de leur avenir.
            La nation est le produit de cette cristallisation
            La nation fait partie, avec les religions, des productions les plus stables que les hommes, êtres sociaux, ont créées au cours des âges.
 
            Une nation n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est simplement nation.
            Une nation véhicule à son tour une culture, des croyances, des pratiques (que certains appelleront valeurs).
            Ces croyances et pratiques expriment en fait  la vision partagée de l’histoire commune et de l’avenir.
            La nation est donc définie ici comme un ensemble d’individus appelés citoyens soudés par la géographie, une vision partagée de leur histoire, un dépassement des tragédies et des conflits qui les ont opposés dans le passé , pour en faire un peuple doté d’une conscience morale collective se projetant dans le temps long.
 
            C’est ce qui fait de la nation une construction politique, sociale et morale difficilement altérable ; et essaierait-on de l’altérer, les conséquences politiques seraient vraisemblablement tragiques y compris pour l’agent altérant.


6 –la France, mère des nations

            En 1648, au moment de la signature du traité de Westphalie qui allait imposer ce qu’on appelle l’ordre westphalien des relations internationales, lequel trouvera  son aboutissement 3 siècles plus tard dans la charte des Nations unies, la France s’affirme  comme le prototype de la  nation. « Die grosse Nation », en langue germanique.
            Et tel était bien le cas
            Grande nation, car la plus vaste et la plus sécurisée
            Grande nation, car la plus peuplée
            Grande nation, car pacifiée à la suite de la publication de l’édit de Nantes (1572) qui mettait fin aux guerres de religion
            Aujourd’hui encore, la France reste cette grande nation, produit de son histoire, de sa géographie, de ses peuples et de ses régimes ainsi que le décrit l’historien Patrick Weil, historien et spécialiste de l’immigration, directeur de recherches au CNRS, qui relevait le caractère historique et exceptionnel de la nation française fondée sur quatre piliers s : le principe d’égalité, la langue française, la mémoire positive de la Révolution, la laïcité          
            « Qu’est-ce que la nation française ?:
« Quatre piliers me semblent constituer un code sociopolitique de la France pour les Français aux yeux du monde. Produits de notre histoire, ils ont résisté à de nombreuses contestations, aux changements de gouvernements, de Constitution, de régimes politiques .Ils sont autant une référence qu’un programme d’action toujours à réaliser »
 
« D’abord le principe d’égalité qui permettait l’identification à la France des provinces conquises. Transformé et renforcé durant la Révolution, il s’inscrit dans des dispositions importantes du code civil, devenu par sa pérennité la Constitution matérielle de la France. La succession des citoyens est, par exemple, fondée sur l’égalité des enfants –mâles et femelles. Tocqueville y voyait la base de la démocratie. Puis la langue française, langue de l’État depuis 1539, a été un instrument d’unification du royaume de France puis de la république. Outil d’émancipation et de débats, de l’école pour tous, son statut au cœur de la République des lettres donne à la culture et à l’intellectuel en France une place sans pareille.
« Ensuite, la mémoire positive de la Révolution que nous partageons avec les Américains mais qu’aucun autre peuple d’Europe ne possède. Ni l’Italie, ni l’Espagne, ni l’Angleterre, ni l’Allemagne. Malgré la Terreur et autres excès, elle reste une référence qui se traduit par une approche positive des mobilisations de masse.
« La laïcité enfin, repose depuis 1905 sur trois principes, la liberté de conscience, la séparation des églises de l’Etat et la libre expression de tous les cultes. Elle s’est imposée depuis 1945 comme la référence commune de croyants de plus en plus divers et d’athées ou d’agnostiques de plus en plus nombreux.
« Forces et facteurs d’unification et de transformation, ces piliers –au nombre de quatre- sont les marqueurs de l’identité française. Ils représentent l’indifférenciation –l’assimilation- à laquelle chacun aspire dans certaines situations autant que le respect de sa particularité dans d’autres. Et ces piliers ont suscité d’autant plus d’adhésion qu’ils ont souvent été mis en œuvre dans la reconnaissance de cette diversité des Français, dans un équilibre qui leur offre la possibilité de circuler entre des identités composées. »
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/08/23/les-quatre-piliers-de-la-nationalite-par-patrick-weil_1401781_3232.html
 
7 –DE LA NATION A L’ÉTAT-NATION
 
            Il y a des états qui ne sont pas des nations : Yougoslavie, Belgique,
            Il y a des nations qui n’ont pas d’état  au sens plein du terme : Catalans, Basques, Palestiniens, Tamouls, nations amérindiennes, Tibétains …
            Il y a des états qui asservissent les peuples et leurs nations : ce sont des états impériaux, l’ex Union des Républiques socialistes soviétiques, la Chine.
            Il y a des peuples  qui ont su faire  coïncider état et nation et ont su construire au cours des âges leur état-nation
            Un état-nation n’est pas un état qui collerait simplement avec un peuple se revendiquant comme une nation.
            C’est la construction politique qui va rendre possible la survie de la nation dans le temps et dans l’espace en opérant un double mouvement :
            Vers l’intérieur, en créant les conditions politiques et économiques qui rendront possible le progrès social : l’accès égalitaire à l’enseignement, l’accès égalitaire aux soins, sécurité des biens, la sécurité des personnes et l’exercice de la violence légitime ; la sécurité de l’épargne placée, la protection infantiles et la protection des personnes âgées et des handicapés
            Vers l’extérieur, en assurant la défense et la protection du territoire et la défense des intérêts internationaux qui dépendent de la nation.
 
            L’état-nation c’est donc plus que l’état et la nation.
            D’un point de vue de l’analyse systémique, on dira que l’état-nation réalise la fonction émergente d’un nouveau  système encore plus complexe, formé du précédent, la nation, et de son état, nation et état ne se confondant pas.
 
 
François Barberis,
Montpellier, 27 avril 2016
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