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 Campagne présidentielle en France

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mimi
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MessageSujet: Campagne présidentielle en France   Lun 13 Fév 2017, 10:23 pm

Rappel du premier message :

Bonsoir

Je ne sais pas si c'est le bon endroit, mais l'administrateur fera le transfert...

Vous en pensez quoi de cette pré-campagne ?

Fillon : vrai ? pas vrai ? il faut que ça sorte justement au moment où il passe

et le pire (je n'avance que moi), c'est qu'on ne parle pas des casseroles que Marine traine derrière elle...

Hamon : personnellement, je ne le "sens " pas

Mélanchon ???? il me semble un peu idéaliste...

Et vous ?
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mimi
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 30 Avr 2017, 8:02 pm

comme nous n'aurons pas le choix, c'est l'un ou l'autre ou voter blanc ?

Pour ma part, je ne voterai jamais Marine...
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mimi
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 30 Avr 2017, 9:41 pm

Demain soir, je vais chez les Mélanchon... je vais tâter le terrain pour savoir pour qui ils vont voter, c'est de la famille mais je ne les vois pas non plus voter Marine...

Je vous dirai cela mardi...

Bonne fête du 1er mai, après tout, même à la retraite, nous avons droit à la fête du travail n'est-ce pas ?

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mimi
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 30 Avr 2017, 10:05 pm

Mélenchon met en garde ses électeurs contre la "terrible erreur" d'un vote FN

AFP, publié le dimanche 30 avril 2017 à 21h16
              
Présidentielles: Mélenchon met en garde ses électeurs contre la "terrible erreur" d'un vote FN


Jean-Luc Mélenchon a mis en garde dimanche sur TF1 ses électeurs contre la "terrible erreur" que représenterait un vote en faveur du Front national, invitant aussi Emmanuel Macron à faire un geste envers les "insoumis" en retirant son projet de réforme du code du travail.

"Il n'y a pas d'ambiguïté dans ma position (...) Je ne voterai pas Front national, je combats le Front national. Et je dis à tous ceux qui m'écoutent: ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour le Front national car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout", a déclaré le candidat de la France insoumise.

Refusant de dire pour sa part s'il votera blanc ou pour Emmanuel Macron, M. Mélenchon a rappelé qu'aux régionales de 2015 déjà il n'avait pas appelé au "front républicain". 

Prenant ses distances avec le "front républicain", qui consiste à "donner des brevets de pompier à des pyromanes", il s'est justifié en disant qu'"en 2002, on pensait que c'est un accident", désormais "à toutes élections", "on nous tord le bras".

Allant jusqu'à se voir en futur chef d'une majorité de gauche, M. Mélenchon a donné un "conseil" au candidat d'En Marche!, favori d'après les sondages pour le second tour de la présidentielle face à la candidate FN. 

"Au lieu de m'insulter, au lieu de tordre le bras de mes amis et de les maltraiter, pourquoi par exemple ne ferait-il pas un geste ? Mme le Pen essaye au moins de parler aux Insoumis", s'est-il interrogé.

"Lui, il pourrait faire un geste, il pourrait leur dire : +écoutez je vous ai compris, je retire mon idée de réforme de code du travail (...) pour que vous puissiez faire un mouvement vers moi+", a poursuivi M. Mélenchon, en référence à la volonté de M. Macron de réformer à nouveau le code du travail, par ordonnances, à l'été.

"M. Macron, il faut faire quelque chose, vous ne pouvez pas vous contenter de venir et de dire: +je veux un vote d'adhésion+. Non, nous n'adhérons pas à vos thèses. Il prend des risques en se comportant comme il le fait", a jugé M. Mélenchon.

"A mon avis, la France va se débarrasser de Marine Le Pen à cette élection, et nous, dans un mois, nous allons tous ensemble nous débarrasser de la politique de M. Macron" à l'occasion des législatives, a dit cet eurodéputé.

Et M. Mélenchon a évoqué la possibilité pour lui d'être candidat aux législatives, par exemple à Marseille, Toulouse ou Lille. "J'attends des signes", a-t-il glissé.

http://actu.orange.fr/politique/melenchon-met-en-garde-ses-electeurs-contre-la-terrible-erreur-d-un-vote-fn-CNT000000HwgEr.html
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Mer 03 Mai 2017, 9:59 am

Monnaie unique ou monnaie commune : Marine Le Pen veut-elle ou non sortir de l’euro ?

Accusée de revirement sur ce point central, elle assure n’avoir jamais voulu sortir de l’euro et dit vouloir transformer la monnaie unique en monnaie commune. Explications.

LE MONDE | 03.05.2017 à 07h38 • Mis à jour le 03.05.2017 à 07h43 |
Par Eléa Pommiers

Ne plus sortir de l’euro mais le conserver comme monnaie commune ; en faire une priorité avant de le définir comme un aspect de second plan ; négocier durant six mois avec les partenaires européens, puis finalement durant « plusieurs années ». Depuis l’accord de gouvernement entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, conclu vendredi 28 avril, la position du Front national sur la monnaie unique est pour le moins ambiguë.

Pour se défendre de tout revirement, la candidate FN a expliqué dimanche au Parisien qu’elle n’avait « jamais dit » que la France sortirait de l’euro, puis à BFM-TV qu’elle avait toujours pensé que « l’on [pouvait] parfaitement conserver l’euro monnaie commune ». Explications.

Que dit le programme de Marine Le Pen ?

Le programme de la candidate FN ne fait jamais mention de l’euro ni d’une quelconque disposition à son égard. On peut seulement y lire que Marine Le Pen prévoit le « rétablissement d’une monnaie nationale adaptée à notre économie » après une « négociation avec nos partenaires européens » qui sera validée par référendum.

Mme Le Pen avait toutefois détaillé cette proposition à plusieurs reprises lors d’interviews. En janvier, elle précisait déjà sur RMC et BFM-TV que l’euro comme monnaie commune « ne lui posait pas de problème », dès lors que la France retrouvait une monnaie nationale. Le véritable changement de discours intervient sur le calendrier. La candidate frontiste promettait des négociations de six mois, puis un référendum, alors que l’accord signé avec Nicolas Dupont-Aignan stipule que la sortie de l’euro n’est plus « un préalable à toute politique économique ».

Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen, a d’ailleurs déclaré que la candidate frontiste attendrait « plusieurs années » avant d’engager, et donc de faire aboutir, les négociations sur la souveraineté monétaire. La transition de l’euro monnaie unique à l’euro monnaie commune devient donc un « objectif du quinquennat », sans autre précision sur les délais.

Qu’est-ce qu’une monnaie commune ?

A la différence de la monnaie unique, qui remplace les monnaies nationales, une monnaie commune s’y superpose sans les faire disparaître. Dans le cas de la France, cela signifierait que tous les échanges internes seraient réalisés en francs, mais que les pays de la zone monétaire pourraient échanger entre eux – et avec les pays extérieurs à la zone – avec l’euro, qui deviendrait alors un intermédiaire à tous les échanges : on convertirait du franc en monnaie commune, puis de celle-ci en deutsche marks, par exemple.

La France n’a jamais connu de régime de monnaie commune

Cependant, contrairement à ce qu’assure Marine Le Pen, la France n’a jamais connu un tel régime. Selon ses dires, son projet d’euromonnaie commune ne serait ni plus ni moins qu’un retour à l’écu (european current unit, pour unité monétaire européenne), qui a existé en Europe de 1979 à 1998. A cette époque, la zone euro n’existait pas et les pays faisaient partie du système monétaire européen (SME), qui encadrait les fluctuations des monnaies nationales les unes par rapport aux autres.

Mais dans ce système, l’écu n’était pas une « monnaie commune » à proprement parler. Il s’agissait plutôt d’un outil comptable. Pour simplifier, un écu n’avait pas de valeur en soi mais représentait un « panier » de toutes les monnaies du SME.

Il représentait ainsi X % de marks allemands, X % de livres anglaises, X % de lires italiennes, X % de francs, etc. Son avantage : être beaucoup plus stable que les monnaies nationales prises individuellement, et donc garantir une sécurité dans les échanges.

Cette unité artificielle servait surtout d’unité comptable pour les institutions européennes ou les marchés financiers, mais n’était pas réellement une monnaie : l’écu n’était pas géré par une banque centrale, il était peu utilisé dans des échanges entre acteurs privés, et il n’existait pas, par exemple, d’émission de billets libellés dans cette devise. A l’inverse, un euro devenu monnaie commune aurait une existence et une gestion propres.

Un retour à une souveraineté nationale ?

L’acrobatie paraît d’autant plus risquée que la candidate FN tient à jouer sur deux tableaux :

– d’un côté, le retour à une monnaie nationale pour maîtriser le taux de change et la politique monétaire ;

– de l’autre, le fait de conserver une monnaie commune pour ne pas être trop vulnérable sur le marché international et ne pas pénaliser nos échanges européens (l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas représentent à eux seuls plus de 42 % des échanges de biens de la France).

Mme Le Pen ne détaille absolument pas les modalités de transformation de l’euro, aussi est-il difficile d’en envisager les effets. Mais il est possible d’anticiper certains points.

Marine Le Pen ne pourrait pas choisir le taux de change du franc par rapport à l’euro

Le premier, c’est le fait que, même si la candidate FN a assuré à plusieurs reprises qu’un nouveau franc vaudrait un euro, la décision ne lui reviendrait sûrement pas. En effet, si l’euro devenait une vraie monnaie commune, il serait géré par une institution fédérale (l’euro est actuellement géré par la Banque centrale européenne) à qui il reviendrait de définir sa valeur.

En outre, si tous les pays acceptaient le principe d’une monnaie commune, il faudrait redéfinir les parités (les valeurs en euro) de toutes les monnaies nationales. La valeur du franc serait donc calculée par rapport au nouvel euro grâce à un accord politique chapeauté par la banque centrale fédérale.

Le second, c’est que la France retrouverait effectivement des marges de manœuvre monétaires, mais pas sa souveraineté pleine et entière. L’indépendance de la Banque de France par rapport au pouvoir politique serait vraisemblablement exigée par les partenaires européens pour garantir que les gouvernements ne fassent pas fluctuer la monnaie à leur guise au risque de mettre en péril la monnaie commune.

La nouvelle présidente ne pourrait donc que difficilement exiger un financement de ses dépenses ou de sa dette par la Banque de France, ce qu’elle évoque pourtant pour financer nombre de ses mesures.

La situation serait à peine différente si l’euro n’était pas une monnaie commune mais une unité de compte, comme l’écu.
En effet, l’existence même d’une zone monétaire oblige à limiter les fluctuations monétaires nationales. Comme à l’époque du SME, les variations de taux de change seraient strictement encadrées (2,25 % au maximum par rapport à une valeur de référence entre 1979 et 1998). Marine Le Pen ne pourrait donc pas « adapter la monnaie à l’économie française », c’est-à-dire dévaluer si nécessaire, puisqu’elle devrait rester dans les « clous » du système monétaire.

Le choix d’une coopération européenne, que la candidate ne semble pas vouloir abandonner, implique une perte de marge de manœuvre politique nationale. C’est pour pouvoir rester dans le système monétaire européen que François Mitterrand a choisi d’opérer le « tournant de la rigueur » en 1983 et d’abandonner sa politique de relance budgétaire et de dévaluation du franc. A l’époque, le système européen était pourtant encore moins contraignant que ne le serait la monnaie commune envisagée par Marine Le Pen.
 
Evidemment, ces réformes reposent sur un préalable indispensable mais non moins improbable : l’accord des dix-neuf pays qui ont adopté l’euro – notamment l’Allemagne – pour revenir à des monnaies nationales. Et aujourd’hui, rien ne le garantit.


Eléa Pommiers

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/03/monnaie-unique-ou-monnaie-commune-marine-le-pen-veut-elle-ou-non-sortir-de-l-euro_5121295_4355770.html#o8DRZhpWpyZWIDuO.99
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François Barberis
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Mer 03 Mai 2017, 7:31 pm

Monnaie commune ? Monnaie unique ?
Sortie de l'€ ? Nouvelle devise ?
Voilà bien des discussions qu'il vaudrait mieux ne pas avoir.
 
Par François Barberis
 
Tout  débat sur le changement de devise, ou l'instauration d'une devise parallèle, présente un  grave inconvénient : il peut conduire à une panique financière. Le changement de monnaie -de devise, comme on dit chez les professionnels, est un acte régalien et fréquent dans les états. Mais c'est un acte qui ne s'annonce pas, qui doit se faire par surprise. Donc il ne faut pas en parler, mais y penser en permanence et s'y préparer. Il est douteux, très douteux que l'€ reste longtemps encore la devise ayant cours en France, mais en être persuadé -comme je le suis-  est une chose; en débattre sur la place publique en est une autre.
 
 
Que peut-on dire néanmoins ?
 
 
L'€ est une monnaie inadaptée à notre économie et à notre situation sociale. Il en est de même pour les autres pays  du sud de l'Europe. En revanche c'est une monnaie parfaitement confortable pour l'Allemagne et les Allemands (du moins pour le moment).

L'€ est une monnaie surévaluée pour une économie française qui a perdu son socle industriel. En revanche, l'€ est parfaitement satisfaisant pour ceux qui vivent de rentes (retraites, loyers) et ceux qui disposent d'un capital immobilier ou financier important. Pour ces contribuables, l'€ protège le pouvoir d'achat des rentes et la valeur du patrimoine. L'€ est donc une monnaie parfaitement souhaitable et bienvenue pour les retraités et les rentiers, en Allemagne comme en en France.
Sauf que ....
Sauf que cette situation n'est pas soutenable.
L'€ est un obstacle pour l'entrée des jeunes générations dans la vie active, et un obstacle pour le financement des dettes des entreprises.
L'€ est une monnaie qui, chez nous du moins,  a un effet dévastateur sur la production industrielle, sur la production de services délocalisables (les services bancaires en particulier), donc sur la production de richesse et sur l'emploi.
Ceci veut dire que demeurant dans le système de l'€, n'importe quel gouvernement va être amené à ponctionner les retraites et à taxer l'épargne et le capital financier d'abord, immobilier ensuite, pour pouvoir redistribuer des revenus de remplacement aux chômeurs et des subventions d'adaptation aux entreprises. Avec une question morale : faudra-t-il étendre ces transferts provenant des ponctions, au bénéfice de  tous les résidents, immigrés compris, comme c'est le cas actuellement; ou les limiter à ceux qui sont strictement des nationaux ? La réponse de la société civile sera non, bien entendu. Ce qui veut dire qu'une société d'apartheid pourrait très bien s'installer en France, c'est-à-dire une société où le droit à percevoir des transferts (alloc., remboursements maladie, etc...) sera modulé en fonction du statut français/immigrés. C'est ça, les conséquences sociales de l'€ en France : la possibilité d'un apartheid.
 
 
Donc, chers amis retraités et rentiers (à mon âge, j'en suis), si vous voulez conserver l'€ dans l'idée de préserver votre pouvoir d'achat et votre patrimoine financier, préparez-vous à faire des chèques. Vous voulez une monnaie forte et stable ? Vous l'avez, mais il faudra payer cette force et cette stabilité. Et cela se fera par des prélèvements plus lourds sur votre épargne. La Cour des comptes ne dit pas autre chose lorsqu'elle appelle les "anciens" à un peu plus de "solidarité" envers les "jeunes". En fait à se préparer à de sévères ponctions.
 
 
Et cela va commencer dès 2018 par :
- annulation de l'abattement de 10% sur les pensions de retraite;
- durcissement sur les revenus fonciers (en particulier, interdiction de déduire les déficits fonciers sur les autres revenus); vraisemblablement une taxe spécifique sur les loyers perçus;
- taxe sur les sommes logées dans les assurances vie;
- taxation de l'épargne inactive,
- à vous d'imaginer la suite.
 
Il faut donc sortir de l'€. Cela n'est pas discutable. C'est-à-dire qu'il faudra mettre fin au projet actuel d'union européenne. Car sortir de l'€ dévastateur, c'est sortir de l'UE, bien entendu. Il faut sortir de l'e et de l'UE c'est la même chose) car c'est une question de paix sociale.
Le mieux serait une sortie conventionnelle comme ce fut le cas en 1927, à la conférence de Locarno,  pour la sortie de l’ancêtre de la zone € que fut l'Union latine (initiée en 1863) dont la monnaie était surévaluée par rapport à l'économie. Nous aurions dû sortir dès 1918. En demeurant dans le système de l'Union latine et de l'étalon-or c'était le franc Poincaré), notre monnaie surévaluée après les destructions de la guerre nous a interdit de réarmer, alors que l'Allemagne devenue hitlérienne et revancharde avait repris son indépendance monétaire (en refusant de payer les dommages de guerre notamment) et s'était ainsi donnée les  moyens de reconstruire une puissance industrielle et militaire devant laquelle nous nous sommes trouvés désarmés en 1939, au sens propre comme au sens figuré.

En demeurant dans l'€, nous répliquerons la situation de 1939, à ceci près que la défaite économique remplacera la défaite militaire. Il est encore temps de réagir, mais le temps nous est compté.

 
 
Face à  l'UE et à l'€,  la question est : comment en sortir sans créer le chaos ?
L'instauration d'une monnaie interne qui fonctionnerait parallèlement à l'€ qui resterait une monnaie externe, constitue une usine à gaz. Cette mesure ne changerait pas la valeur du stock de dettes extérieures que nous serions obligés de rembourser en francs dévalués pour le coup, donc au moins 20% de plus.  Or l'intérêt d'une sortie franche et nette du système de l'€, c'est que si notre pouvoir d'achat de biens importés va certes diminuer, en revanche la valeur du stock de dettes sera remboursé au nominal (je dis bien et répète : au nominal) en francs. C'est-à-dire que si nous avons une dette aujourd'hui de 2.200 milliards d'€, lors du changement de devise avec la parité (1 franc = 1 €), la dette sera de 2.200 milliards de francs. C'est la Lex Monetae, une disposition de droit international. Notre passif sera donc remboursé en monnaie dévaluée. On lèguera donc aux générations futures une dette de 20% moins élevée. Bien entendu, ce changement  de devise aura d'autres conséquences : les marchés seront réticents à prêter à l'état. Mais cela n'est pas grave. L'état pourra toujours solliciter l'épargne privée domestique (il y a 4.000 milliards d'€ d'épargne privée en France), pour financer la dette publique, pour peu que le taux d'intérêt offert soit raisonnable, disons 2,5%...
 
 
Mais toute modification de la devise doit se faire en 48 heures, en général au cours d'un long week-end. Pas en l'annonçant dans une campagne électorale (du type Frexit, monnaie commune, etc...). La gestion de la devise ne peut être un domaine de démocratie électorale. C'est un domaine de souveraineté et d'autorité, un domaine régalien. C'est pourquoi il faut une devise indépendante.
 
Nos hommes politiques sont vraiment des ignorants de la réalité des marchés financiers.
 
François Barberis, 3 mai 2017
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Ven 05 Mai 2017, 3:03 pm

@François Barberis a écrit:
Monnaie commune ? Monnaie unique ?
Sortie de l'€ ? Nouvelle devise ?
Voilà bien des discussions qu'il vaudrait mieux ne pas avoir.
 
Par François Barberis
 
Tout  débat sur le changement de devise, ou l'instauration d'une devise parallèle, présente un  grave inconvénient : il peut conduire à une panique financière. Le changement de monnaie -de devise, comme on dit chez les professionnels, est un acte régalien et fréquent dans les états. Mais c'est un acte qui ne s'annonce pas, qui doit se faire par surprise. Donc il ne faut pas en parler, mais y penser en permanence et s'y préparer. Il est douteux, très douteux que l'€ reste longtemps encore la devise ayant cours en France, mais en être persuadé -comme je le suis-  est une chose; en débattre sur la place publique en est une autre.
 
 
Que peut-on dire néanmoins ?
 
 
L'€ est une monnaie inadaptée à notre économie et à notre situation sociale. Il en est de même pour les autres pays  du sud de l'Europe. En revanche c'est une monnaie parfaitement confortable pour l'Allemagne et les Allemands (du moins pour le moment).

L'€ est une monnaie surévaluée pour une économie française qui a perdu son socle industriel. En revanche, l'€ est parfaitement satisfaisant pour ceux qui vivent de rentes (retraites, loyers) et ceux qui disposent d'un capital immobilier ou financier important. Pour ces contribuables, l'€ protège le pouvoir d'achat des rentes et la valeur du patrimoine. L'€ est donc une monnaie parfaitement souhaitable et bienvenue pour les retraités et les rentiers, en Allemagne comme en en France.
Sauf que ....
Sauf que cette situation n'est pas soutenable.
L'€ est un obstacle pour l'entrée des jeunes générations dans la vie active, et un obstacle pour le financement des dettes des entreprises.
L'€ est une monnaie qui, chez nous du moins,  a un effet dévastateur sur la production industrielle, sur la production de services délocalisables (les services bancaires en particulier), donc sur la production de richesse et sur l'emploi.
Ceci veut dire que demeurant dans le système de l'€, n'importe quel gouvernement va être amené à ponctionner les retraites et à taxer l'épargne et le capital financier d'abord, immobilier ensuite, pour pouvoir redistribuer des revenus de remplacement aux chômeurs et des subventions d'adaptation aux entreprises. Avec une question morale : faudra-t-il étendre ces transferts provenant des ponctions, au bénéfice de  tous les résidents, immigrés compris, comme c'est le cas actuellement; ou les limiter à ceux qui sont strictement des nationaux ? La réponse de la société civile sera non, bien entendu. Ce qui veut dire qu'une société d'apartheid pourrait très bien s'installer en France, c'est-à-dire une société où le droit à percevoir des transferts (alloc., remboursements maladie, etc...) sera modulé en fonction du statut français/immigrés. C'est ça, les conséquences sociales de l'€ en France : la possibilité d'un apartheid.
 
 
Donc, chers amis retraités et rentiers (à mon âge, j'en suis), si vous voulez conserver l'€ dans l'idée de préserver votre pouvoir d'achat et votre patrimoine financier, préparez-vous à faire des chèques. Vous voulez une monnaie forte et stable ? Vous l'avez, mais il faudra payer cette force et cette stabilité. Et cela se fera par des prélèvements plus lourds sur votre épargne. La Cour des comptes ne dit pas autre chose lorsqu'elle appelle les "anciens" à un peu plus de "solidarité" envers les "jeunes". En fait à se préparer à de sévères ponctions.
 
 
Et cela va commencer dès 2018 par :
- annulation de l'abattement de 10% sur les pensions de retraite;
- durcissement sur les revenus fonciers (en particulier, interdiction de déduire les déficits fonciers sur les autres revenus); vraisemblablement une taxe spécifique sur les loyers perçus;
- taxe sur les sommes logées dans les assurances vie;
- taxation de l'épargne inactive,
- à vous d'imaginer la suite.
 
Il faut donc sortir de l'€. Cela n'est pas discutable. C'est-à-dire qu'il faudra mettre fin au projet actuel d'union européenne. Car sortir de l'€ dévastateur, c'est sortir de l'UE, bien entendu. Il faut sortir de l'e et de l'UE c'est la même chose) car c'est une question de paix sociale.
Le mieux serait une sortie conventionnelle comme ce fut le cas en 1927, à la conférence de Locarno,  pour la sortie de l’ancêtre de la zone € que fut l'Union latine (initiée en 1863) dont la monnaie était surévaluée par rapport à l'économie. Nous aurions dû sortir dès 1918. En demeurant dans le système de l'Union latine et de l'étalon-or c'était le franc Poincaré), notre monnaie surévaluée après les destructions de la guerre nous a interdit de réarmer, alors que l'Allemagne devenue hitlérienne et revancharde avait repris son indépendance monétaire (en refusant de payer les dommages de guerre notamment) et s'était ainsi donnée les  moyens de reconstruire une puissance industrielle et militaire devant laquelle nous nous sommes trouvés désarmés en 1939, au sens propre comme au sens figuré.

En demeurant dans l'€, nous répliquerons la situation de 1939, à ceci près que la défaite économique remplacera la défaite militaire. Il est encore temps de réagir, mais le temps nous est compté.

 
 
Face à  l'UE et à l'€,  la question est : comment en sortir sans créer le chaos ?
L'instauration d'une monnaie interne qui fonctionnerait parallèlement à l'€ qui resterait une monnaie externe, constitue une usine à gaz. Cette mesure ne changerait pas la valeur du stock de dettes extérieures que nous serions obligés de rembourser en francs dévalués pour le coup, donc au moins 20% de plus.  Or l'intérêt d'une sortie franche et nette du système de l'€, c'est que si notre pouvoir d'achat de biens importés va certes diminuer, en revanche la valeur du stock de dettes sera remboursé au nominal (je dis bien et répète : au nominal) en francs. C'est-à-dire que si nous avons une dette aujourd'hui de 2.200 milliards d'€, lors du changement de devise avec la parité (1 franc = 1 €), la dette sera de 2.200 milliards de francs. C'est la Lex Monetae, une disposition de droit international. Notre passif sera donc remboursé en monnaie dévaluée. On lèguera donc aux générations futures une dette de 20% moins élevée. Bien entendu, ce changement  de devise aura d'autres conséquences : les marchés seront réticents à prêter à l'état. Mais cela n'est pas grave. L'état pourra toujours solliciter l'épargne privée domestique (il y a 4.000 milliards d'€ d'épargne privée en France), pour financer la dette publique, pour peu que le taux d'intérêt offert soit raisonnable, disons 2,5%...
 
 
Mais toute modification de la devise doit se faire en 48 heures, en général au cours d'un long week-end. Pas en l'annonçant dans une campagne électorale (du type Frexit, monnaie commune, etc...). La gestion de la devise ne peut être un domaine de démocratie électorale. C'est un domaine de souveraineté et d'autorité, un domaine régalien. C'est pourquoi il faut une devise indépendante.
 
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François Barberis, 3 mai 2017
Cher François, c'est avec beaucoup de plaisir et aussi beaucoup d'admiration que je vous lis.

On se cultive vraiment à vous lire et je vous remercie pour votre pédagogie.

Concernant Le Pen, après le débat de l'autre jour où elle a été médiocre, indigne et perdue, je ne suis pas certain qu'elle atteigne 40%.
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François Barberis
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Ven 05 Mai 2017, 4:23 pm

En effet, on peut raisonnablement penser qu'elle ne dépassera pas 40%. Le dernier sondage de campagne la situe à 37%. La chute est sévère.

Un tel score marquera l'échec de sa politique de "dédiabolisation", mais surtout sa piètre prestation de mercredi dernier a démontré qu'elle n'avait pas l'étoffe d'un président de la République.
Cela va ravir le père Le Pen et sa garde rapprochée; mais cela va obliger les autres courants plus modernes du FN à voir s'il ne faut pas refonder le parti en créant une scission. La présence de Dupont Aignan dans cette crise interne milite pour cette thèse. Mais il va trouver Philippot en face.

Quant à l'avenir de MLP, je le vois en mode mineur : ou elle reste à la tête de la partie traditionaliste (ce qui est contre sa nature et constituerait un échec de toute sa carrière politique); ou elle prend le parti du modernisme. Mais dans ce cas elle va devoir ferrailler contre Philippot et Dupont-Aignan pour en prendre le contrôle. Pas sûr qu'elle emporte le morceau.

Autre modalité : un accord politique Philippot (qui piaffe d'impatience) - NDA qui va vouloir sauver ce qui reste de son mini-parti DLF . Ces deux hommes en coprésidents de ce nouveau parti qui ne s'appellera pas FN bien entendu.  Guaino en renfort, avec Marie France Garaud, (une sacrée bonne femme, du très haut niveau), Philippe de Villiers, etc.... . Assez peu crédible, car c'est tenter de faire du neuf avec du vieux.
Je pense que la recomposition viendra d'ailleurs, mais je suis incapable de déceler les prémisses.
Une piste néanmoins : si Baroin arrive à sauver les meubles (disons 150 députés), il pourrait avoir suffisamment de légitimité pour écarter tous les vieux crocodiles de l'UMP à commencer par Sarkozy, Bertrand, etc..., récupérer les gaullistes de Debout la France et refonder un part néo-gaulliste.



Ainsi, cette campagne aura vu tous les partis exploser les uns après les autres  :PS, UMP, FN, DLF, leurs leaders, pour certains  aller à la soupe, pour d'autres totalement déclassés et démentis par les faits (Fillon, Sarkozy, Juppé, tous ceux qui ont appelé à voter Macron). Je ne parle pas de France Insoumise, car ce n'est pas un parti, tout juste un rassemblement de circonstance.



Macron va ramasser le pouvoir.
Question : est-on sûr que qu'il acceptera d'exercer ce pouvoir ainsi ramassé ? ce n'est pas du tout certain.

Ainsi la caste médiatico-politique aura réussi au travers d'une campagne de presse acharnée à mettre au pouvoir un ovni politique, un homme immature de 39 ans, qui a épousé sa mère, qui n'a pas fait son Œdipe, qui est visiblement manipulé par le parti démocrate US et en particulier par le groupe autour de Clinton Obama qui a financé sa campagne. Et cet homme aura le doigt sur le bouton du feu nucléaire ! Horresco referens.

C'est bien entendu Hollande qui est responsable au premier chef de cette situation. Cet homme devrait être traduit en Haute Cour de justice pour forfaiture, mais ça ne changera rien.
Mais les autres responsables de partis ont été vraiment minables.

Bon, c'est vrai, le vote n'est pas encore acquis. Attendons humblement le résultat des urnes.



Donc il faut rapidement que s'opère une recomposition de la droite patriotique, laïque, non-identitariste, conservatrice (au sens britannique du terme), autour des valeurs de patriotisme, de loyauté envers le pays d'accueil (pour ce qui concerne les immigrés), d'assimilation républicaine, de laïcité augmentée (pas de signes ostentatoires ethnico-religieux dans l'espace public),  de défense de la nation (comme en 1792 à Valmy), de mérite, d'indépendance nationale, de respect et d'adhésion à la culture française et à l'histoire de ce pays.
En un mot comme en mille, une droite néo-gaulliste;


Mais qui comme leader ?


Dernière édition par François Barberis le Sam 06 Mai 2017, 10:53 am, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Ven 05 Mai 2017, 4:32 pm

Je suis 100% d'accord avec vous. Moi j'espère en effet que le FN explosera (je n'aurai pas cru le souhaiter aussi vite!) afin qu'une vraie droite patriote se reconstruise.

Mais pour que la France soit grande, il faut aussi une vraie gauche. Une gauche patriote, souverainiste elle aussi, mais qui retrouve ses belles valeurs d'origine: la défense des travailleurs et des pauvres plutôt que la défense des minorités et du communautarisme avec ce mot "progressisme" qu'on met à toutes les sauces. Même si je sens que vous ne le portez pas en haute estime, Mélenchon paraît être le moins mauvais candidat pour cette refondation de la gauche.

A voir.

Dire que dans 3 jours, Macron sera président. Je n'arrive toujours pas à y croire. Je ne croyais pas possible que le forfait arrive à son terme. Hélas.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Ven 05 Mai 2017, 5:03 pm

Cher Waddle,
Je viens de la gauche.
J'ai été militant au PS durant 20 ans, de 1972 à 1992.
J'ai quitté ce parti en 1992, après la sinistre époque de Mitterrand le florentin, lorsque j'ai compris que les mots de patriotisme et de nation étaient des gros mots.
Ça ne s'est pas amélioré depuis (à l'UMP non plus...mais j'ai toujours refusé d'être militant du RPR-UMP-LR)

Je pleure pour mon ami Ardennais, qui est un vrai patriote, mais la gauche patriotique est une fiction mortifère.
Parfois, la gauche arrive à s'identifier à la nation, mais c'est assez rare.

Et quand la gauche est social-démocrate, elle s'identifie aux marchés. C'est Macron !

La gauche est internationaliste, post-moderniste, multiculturaliste.

ce qui ne veut pas dire qu'il faut "tuer" la gauche : un pays a en effet besoin de deux jambes, comme disait de Gaulle. Mais ce qui veut dire qu'il faut mettre fin à son magistère moral qui est illégitime.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Ven 05 Mai 2017, 5:39 pm

@François Barberis a écrit:
Cher Waddle,
Je viens de la gauche.
J'ai été militant au PS durant 20 ans, de 1972 à 1992.
J'ai quitté ce parti en 1992, après la sinistre époque de Mitterrand le florentin, lorsque j'ai compris que les mots de patriotisme et de nation étaient des gros mots.
Ça ne s'est pas amélioré depuis (à l'UMP non plus...mais j'ai toujours refusé d'être militant du RPR-UMP-LR)

Je pleure pour mon ami Ardennais, qui est un vrai patriote, mais la gauche patriotique est une fiction mortifère.
Parfois, la gauche arrive à s'identifier à la nation, mais c'est assez rare.

Et quand la gauche est social-démocrate, elle s'identifie aux marchés. C'est Macron !

La gauche est internationaliste, post-moderniste, multiculturaliste.

ce qui ne veut pas dire qu'il faut "tuer" la gauche : un pays a en effet besoin de deux jambes, comme disait de Gaulle. Mais ce qui veut dire qu'il faut mettre fin à son magistère moral qui est illégitime.

Chevenement est pourtant de gauche...
Et lui est un authentique homme de gauche, authentique patriote, authentique souverainiste.
Ils sont de plus en plus rares les personnes comme lui, mais ils ne sont pas moins rares à droite (même si je reconnais que le concept de nation est plus "naturellement" ancré à droite qu'à gauche).

Si en 1992 le NON à Maastricht l'avait emporté, il y eut une chance que la droite se refonde autour de Seguin et la gauche autour de Chevenement. Ca aurait été la crème de la crème.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 07 Mai 2017, 8:48 pm

Lourde défaite du FN et de son satellite DLF
Une première conclusion : ni le FN ni DLF ne pourront désormais prétendre jouer un rôle dans la recomposition de la droite républicaine.
Le FN devrait rapidement suivre le PS et l'UMP dans la décomposition interne et le  leadership de MLP  être assez rapidement contesté. Peut être aussi celui de NDA (mais j'en suis un peu moins sûr).


L'espace s'ouvre à nouveau à droite autour de l'UMP pour la reconstruction, mais le parti est déchiré : ceux qui ont rejoint Macron ne voudront plus revenir. l'UMP est exsangue.



Cette fois-ci, le vieux est vraiment mort. Mais le neuf qui prétend le remplacer a le visage du multiculturalisme et de la pléonexie.
C'est un neuf sinistre.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 07 Mai 2017, 9:03 pm

Bonsoir François

Vous n'auriez quand même pas souhaité la victoire du FN ? Nous n'avions pas beaucoup de choix de toute façon.

S'il est bien conseillé, pourquoi ne pourrait-il pas remonter le pays ? je ne suis pas si pessimiste que vous.

Allez, que ça ne vous empêche pas de dormir.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Dim 07 Mai 2017, 9:29 pm

L'identitarisme (FN) porte en lui la destruction de l'autre. Je ne peux donc vouloir son succès

Le multiculturalisme (Macron) porte en lui la repentance (voir ses déclarations en Algérie), la négation de la culture, c'est-à-dire la destruction de soi : je ne peux donc me réjouir de sa victoire

La pléonexie (l'avidité et l'accaparement des richesses, Macron) porte en elle la soumission des autres au profit d'une caste oligarchique  : comme patriote je ne peux que la combattre.


ce soir, c'est la pensée libre que l'on a abattue.
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MessageSujet: Re: Campagne présidentielle en France   Lun 15 Mai 2017, 12:20 pm

@François Barberis a écrit:
L'identitarisme (FN) porte en lui la destruction de l'autre. Je ne peux donc vouloir son succès

Le multiculturalisme (Macron) porte en lui la repentance (voir ses déclarations en Algérie), la négation de la culture, c'est-à-dire la destruction de soi : je ne peux donc me réjouir de sa victoire

La pléonexie (l'avidité et l'accaparement des richesses, Macron) porte en elle la soumission des autres au profit d'une caste oligarchique  : comme patriote je ne peux que la combattre.


ce soir, c'est la pensée libre que l'on a abattue.
Hélas...
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