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 L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]

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MessageSujet: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 28 Avr 2006, 10:54 pm

Source : http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060428.FAP3452.html?1746

Clearstream: "il n'a jamais été question (...) de s'intéresser à quelque personnalité politique que ce soit", selon Villepin

AP | 28.04.06 | 19:32


Citation :
PARIS (AP) -- "Il n'a jamais été question, à aucun moment, de s'intéresser à quelque personnalité politique que ce soit", affirme Dominique de Villepin dans un entretien au "Figaro" publié samedi au sujet des révélations du "Monde" sur l'affaire Clearstream.
"Je n'ai pas à commenter des informations de presse", dit le Premier ministre à ce sujet. Et le général Philippe Rondot, dont le témoignage devant les juges le met en cause selon le quotidien du soir, "est un grand serviteur de l'Etat".
"Je lui ai confié dans le cadre des orientations fixées par le président de la République et comme ministre des Affaires étrangères une mission de vérification de l'action de certains réseaux ou intermédiaires dans l'affaire de la vente des frégates de Taïwan", explique le Premier ministre. Mais "il n'a jamais été question, à aucun moment, de s'intéresser à quelque personnalité politique que ce soit", réaffirme-t-il.
"Je suis le premier choqué par la mise en cause injuste de personnalités politiques et des services de l'Etat" et "je souhaite que toute la lumière soit faite", conclut Dominique de Villepin. AP


Espérons que Dominique de VILLEPIN n'aura pas attrappé le virus du mensonge éhonté de vous-savez-qui ! diable

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 30 Avr 2006, 5:08 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/30042006/290/clearstream-emmanuelli-suggere-de-nommer-sarkozy-a-matignon.html

dimanche 30 avril 2006, 15h48

Clearstream: Emmanuelli suggère de nommer Sarkozy à Matignon

Citation :
PARIS (Reuters) - Le député socialiste Henri Emmanuelli a suggéré dimanche que Nicolas Sarkozy, en tant que président de l'UMP, soit nommé Premier ministre en remplacement de Dominique de Villepin.

"Parvenus là où nous en sommes (dans l'affaire Clearstream), il ne me paraît pas possible que le Premier ministre reste en fonction", a réaffirmé Henri Emmanuelli, sur Radio J.

"Je pense que le chef de l'Etat devrait prendre ses responsabilités, agir vite et nommer un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre."

"Il y a un parti majoritaire, avec un président qui de surcroît, paraît-il, sait tout faire, je parle de Nicolas Sarkozy. Donc le président n'est pas dépourvu de possibilités", a-t-il remarqué.

"C'est ce qui se fait d'habitude. On nomme le responsable du parti majoritaire."

Une "superstition politique" veut qu'un Premier ministre ne parvienne pas à se faire élire à la présidence de la République dans la foulée de son séjour à Matignon, à l'instar de Jacques Chirac en 1988, d'Edouard Balladur en 1995 et de Lionel Jospin en 2002.

Henri Emmanuelli a estimé que Dominique de Villepin devrait démissionner d'ici la reprise des travaux parlementaires et la séance des questions d'actualité au Palais-Bourbon, mardi.

"Si le Premier ministre est toujours sur les bancs du gouvernement, ça va être une séance assez particulière", a-t-il dit.

"Imaginez, mardi, le spectacle d'un gouvernement où seront assis côte-à-côte M. de Villepin, M. Sarkozy, Mme la ministre de la Défense, etc. Imaginez l'ambiance ! La France n'a pas besoin de ça."

"Nos institutions sont à bout de souffle. Et, depuis la réforme inachevée et boiteuse du quinquennat, il faut changer les institutions de ce pays", a estimé le député des Landes en prônant un recours plus fréquent au référendum.

Le président de l'UDF, François Bayrou, a lui aussi réaffirmé dimanche qu'il fallait "des institutions reconstruites".

La France "est au bout de la crise de régime", assure-t-il dans une interview au Parisien Dimanche.

"Au départ, il y a la haine réciproque accompagnée de coups tordus entre les principaux responsables de l'Etat et du gouvernement. Mais l'engagement des services secrets, les manipulations du renseignement dans cette guerre intestine révèlent où nous en sommes arrivés dans l'effondrement des principes démocratiques."

"Un gouvernement, normalement, c'est une entente", remarque François Bayrou, estimant "intenable" que ce climat au sommet de l'Etat dure jusqu'à l'élection présidentielle, au printemps 2007.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 01 Mai 2006, 9:44 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/01052006/290/clearstream-villepin-dans-l-oeil-du-cyclone-chirac-interpelle.html

lundi 1 mai 2006, 17h46

Clearstream: Villepin dans l'oeil du cyclone, Chirac interpellé

Citation :
PARIS (Reuters) - La question de la démission de Dominique de Villepin est posée avec l'affaire Clearstream et les appels à Jacques Chirac se multiplient pour mettre un terme à une crise politique sans précédent sous la Ve République.

L'UDF et le Front national évoquent même une élection présidentielle anticipée.

Le Premier ministre sera l'invité d'Europe 1 mardi matin. Sa cote de popularité chute de 30 points en quatre mois au baromètre de l'institut LH2 pour le quotidien Libération et il bat désormais tous les records d'impopularité d'un chef de gouvernement sous la Ve République.

Au sein de l'UMP, le député Dominique Paillé, proche de Nicolas Sarkozy, est allé lundi jusqu'à interpeller le chef de l'Etat, en craignant de voir les électeurs "se réfugier dans un vote extrême l'année prochaine" lors du scrutin présidentiel.

"Cette crise est négative pour les institutions, pour les partis de gouvernement, elle est surtout négative pour la confiance que les Français placent dans leurs dirigeants", a déclaré Dominique Paillé sur RTL.

"C'est à Jacques Chirac de prendre les choses en main. Il faut qu'il fixe très rapidement un cap pour les dix à douze mois qui restent", a-t-il ajouté, jugeant qu'il s'agissait là d'une "nécessité absolue".

Le député des Deux-Sèvres a refusé en revanche de se prononcer sur l'avenir de Dominique de Villepin.

Le député PS Henri Emmanuelli a suggéré que Nicolas Sarkozy, en tant que président de l'UMP, le parti majoritaire, soit nommé Premier ministre en remplacement de son rival.

Une démission de Dominique de Villepin plongerait dans l'embarras aussi bien Jacques Chirac que Nicolas Sarkozy. Celui-ci ne souhaiterait pas s'installer à Matignon à un an de la présidentielle et ne verrait pas non plus d'un bon oeil l'arrivée d'un nouveau chef de gouvernement qui pourrait lui souffler la vedette.

La justice cherche à identifier un "corbeau" qui a accusé plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, en affirmant qu'elles détenaient des comptes bancaires occultes à l'étranger via la société Clearstream, basée au Luxembourg.

La manipulation a été établie et le ministre de l'Intérieur, qui estime avoir été victime d'une machination pour briser ses ambitions présidentielles, a porté plainte.

"QUI MANIPULE QUI ?"

Dominique de Villepin a été cité dans le dossier et son audition par les juges d'instruction est réclamée par l'opposition.

Le général à la retraite Philippe Rondot a démenti avoir mis en cause le Premier ministre. "Jamais Dominique de Villepin ne m'a ordonné de prendre pour cible Nicolas Sarkozy", a-t-il dit au quotidien Le Figaro.

Le chef du gouvernement s'exprimera mardi sur ce "Watergate à la française", selon l'expression du dirigeant socialiste Dominique Strauss-Khan.

Après son interview sur Europe 1 à 8h15, il s'expliquera à la mi-journée, en réunion de groupe parlementaire, devant les députés de l'UMP qui feront leur rentrée après quinze jours de pause pascale.

Dans l'après-midi, il devrait être soumis à un feu roulant de questions des députés de l'opposition lors de la séance d'actualité à l'Assemblée nationale.

La gauche a dit son intention de demander une commission d'enquête parlementaire sur des "dysfonctionnements" de l'Etat et sur l'utilisation des services secrets.

Tout au long du week-end prolongé du 1er-Mai, l'Elysée et Matignon sont restés muets sur le dossier Clearstream.

Des proches du Premier ministre ont tenté de dénoncer une entreprise de déstabilisation du chef du gouvernement, fragilisé par le conflit du contrat première embauche qu'il a été contraint de retirer après trois mois de pression de la rue.

"Il y a une imbrication évidente entre ce qui relève de la défense des intérêts de l'Etat et ce qui relève de l'exploitation politique, pour ne pas dire politicienne, que certains essayent d'en faire", a affirmé le député UMP Georges Tron, sur France Info.

"Je le dis sans aucune forme d'ambiguïté, la position de Dominique de Villepin est une position d'autant plus exposée qu'après la crise du CPE certains se disent que c'est peut-être le moment ou jamais de tenter de pousser un avantage", a-t-il ajouté.

"On ne sait plus qui manipule qui", a résumé le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, réclamant "une initiative du président de la République" car "l'actuel gouvernement est en train d'expirer".

"Dans n'importe quel autre pays occidental, on aurait de toute évidence des élections générales, pour nous une nouvelle élection présidentielle puisqu'il s'agit de l'élection qui détermine la vie politique du pays", a estimé le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, sur TF1.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 6:31 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/03052006/290/la-pression-s-accentue-sur-villepin-dans-l-affaire-clearstream.html

mercredi 3 mai 2006, 18h34

La pression s'accentue sur Villepin dans l'affaire Clearstream

Citation :
PARIS (Reuters) - Au lendemain d'une vigoureuse contre-attaque, Dominique de Villepin est de nouveau mis en difficulté dans l'imbroglio Clearstream, avec la publication par Le Monde de documents contredisant sa défense.

Ce nouveau rebondissement a contraint l'Elysée à un deuxième démenti en six jours, le quotidien mettant en exergue le rôle de Jacques Chirac dans la mission du général Philippe Rondot.

Les deux têtes de l'exécutif ont dénoncé à l'unisson un "feuilleton" médiatique, tandis que l'opposition de gauche accentuait la pression sur le Premier ministre. Arnaud de Montebourg l'a publiquement appelé à la démission dans le cadre solennel des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Accusé à tort de détenir des comptes occultes à l'étranger dans l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy a prévenu mercredi qu'il ne transigerait pas dans la recherche de la vérité.

"Je ne transigerai pas. La vérité doit être connue et elle le sera", a dit le ministre de l'Intérieur, sans citer le dossier Clearstream, en clôturant à l'Assemblée une convention de l'UMP sur le thème "Justice : le droit de confiance".

"Ce n'est pas la rumeur qui fait la vérité, c'est la justice", avait auparavant lancé Dominique de Villepin lors d'une nouvelle séance houleuse au Palais-Bourbon.

Dans son édition datée du 4 mai, Le Monde cite de longs extraits de la déposition du général Rondot devant les juges le 28 mars dernier, d'une note établie par celui-ci et de divers documents "qui contredisent le Premier ministre".

L'intégralité de ces déclarations a ensuite été mise en ligne sur lemonde.fr, après que Dominique de Villepin eut dénoncé dans un communiqué "l'exploitation de propos tronqués, d'amalgames, d'interprétations".

Le principal élément est "une note personnelle" de l'ancien conseiller du ministère de la Défense contredisant son revirement dans Le Figaro du 2 mai et sur lequel Dominique de Villepin a appuyé mardi sa contre-attaque, dénonçant "une campagne de rumeurs et de calomnies".

VILLEPIN "BLESSÉ"

Dans Le Figaro, le général Rondot affirmait que jamais Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, ne lui avait demandé, lors d'une réunion le 9 janvier 2004, d'enquêter sur Nicolas Sarkozy ou sur les hommes politiques figurant sur un listing censé émaner de la société financière luxembourgeoise Clearstream.

Or "la note saisie lors d'une perquisition, établit que, dès cette date, M. Villepin était informé de la présence d'hommes politiques sur les listings de Clearstream, à l'inverse de ce qu'il a affirmé dans toutes ses déclarations", écrit Le Monde. Le Premier ministre assure n'avoir eu connaissance de la mise en cause d'hommes politiques qu'à l'été 2004.

Prises dans leur intégralité, les déclarations du général Rondot mettent aussi en exergue l'importance des "instructions du président de la République, qui seules pouvaient justifier qu'un agent directement subordonné à la ministre de la Défense puisse ainsi mener une enquête parallèle", ajoute Le Monde.

L'entourage de Jacques Chirac a renvoyé mercredi au communiqué du 28 avril dans lequel le chef de l'Etat démentait catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant des personnalités politiques.

"Les feuilletons médiatiques ne sauraient rythmer l'action gouvernementale", a-t-on déclaré de même source.

Dominique de Villepin s'indignait plus tôt à l'Assemblée d'un "feuilleton de presse". Les hebdomadaires Le Point, L'Express et Le Nouvel Observateur consacrent cette semaine leur Une à l'affaire.

"Je suis un homme comme les autres. Je suis l'objet d'attaques incessantes, calomnieuses, injustes. J'en suis blessé", a souligné le chef du gouvernement.

"Aujourd'hui, personne plus que moi ne veut la vérité, personne plus que moi ne veut la justice", a-t-il affirmé lors d'une nouvelle passe d'armes avec François Hollande.

"Un gouvernement comme le vôtre peut-il encore sereinement continuer son travail quand la suspicion s'est installée en son sommet? Cette situation ne peut plus durer", avait lancé le premier secrétaire du Parti socialiste dans sa seconde interpellation en deux jours.

Dominique de Villepin sera de nouveau sur le gril jeudi à l'occasion de sa conférence de presse mensuelle, prévue à 11h00 à Matignon.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 3:45 pm

Mon intime conviction est que le dossier Clearstream comme le CPE ont été fabriqué dans le même bureau avec un seul et unique but: faire couler Villepin.
Je ne vous dirai pas de quel bureau celà vient mais c'est pourtant logique non?

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 4:02 pm

abadinte a écrit:
Mon intime conviction est que le dossier Clearstream comme le CPE ont été fabriqué dans le même bureau avec un seul et unique but: faire couler Villepin.
Je ne vous dirai pas de quel bureau celà vient mais c'est pourtant logique non?

Selon les dires du général, ce serait plutôt SARKOZY qui aurait été visé !

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 4:26 pm

Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=378337

Affaire Clearstream: le couple Chirac-Villepin en première ligne

Le Président et le Premier ministre ont formellement démenti avoir demandé une enquête confidentielle sur Nicolas Sarkozy dans le cadre de cette affaire de comptes occultes • Des informations révélées par le journal «Le Monde».




LIBERATION.FR : vendredi 28 avril 2006 - 18:19

Citation :
Au terme d'une journée agitée, reste pour l'instant deux hommes en ligne de mire et deux démentis, formulés quasiment instantanément. Tour à tour, Dominique de Villepin et Jacques Chirac ont nié vendredi avoir jamais ordonné d'enquêter confidentiellement sur Nicolas Sarkozy dans le cadre du second volet de l'affaire Clearstream - des dénonciations anonymes à l'encontre d'hommes politiques de droite ou de gauche, soupçonnés à tort de détenir des comptes occultes au sein de cette société de compensation luxembourgeoise.
Le président de la République, qui avait déjà dû monter en première ligne pour soutenir un Dominique de Villepin très isolé dans la tourmente du CPE, se voit obligé de s'expliquer sur un «complot» supposé impliquant le Premier ministre. Une double épreuve qui porte un nouveau coup au couple exécutif, pris dans la spirale de l'impopularité. Et qui relance toutes les spéculations sur un remaniement gouvernemental, qui pourrait commencer par Matignon.
Les interventions de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac ont donc été contraintes par le pavé lancé à la mi-journée par le journal «Le Monde». Dans son édition datée de samedi, le quotidien confirme que Dominique de Villepin aurait bien demandé en janvier 2004, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, une enquête confidentielle sur l'affaire. Mais surtout, le journal ajoute que le nom de Nicolas Sarkozy, faussement accusé de posséder des comptes bancaires à l'étranger, avait été évoqué et que ce dernier était donc visé par cette enquête, après des instructions données par l'Elysée.
«Le Monde» se base sur le témoignage de l'ancien agent secret, le général Philippe Rondot, livré le 28 mars aux juges chargés de l'instruction sur la manipulation de l'affaire Clearstream. Selon les extraits de l'audition, Rondot affirme que Dominique de Villepin lui a ordonné, en janvier 2004, une enquête confidentielle à partir de listings remis par l'un de ses proches, Jean-Louis Gergorin. Evoquant une réunion tenue le 9 janvier 2004 au quai d'Orsay, l'officier affirme que «le nom de M. Sarkozy» y fut bel et bien «évoqué». Une note saisie au domicile de Rondot l'atteste, où le général résume son entretien avec Villepin en ces termes: «Enjeu politique: N. Sarkozy. Fixation sur N. Sarkozy (ref. conflit J. Chirac/N. Sarkozy)». Selon le témoignage de Rondot, le futur Premier ministre lui aurait demandé, sur les «instructions» du chef de l'Etat, d'outrepasser les limites fixées à son enquête par le cabinet de Mme Alliot-Marie en explorant la piste des hommes politiques cités. Devant les juges, le général a, de fait, reconnu avoir menti sur ce point. Il dit en tout cas avoir conclu à l'existence d'un «montage» dès le printemps 2004.

Dominique de Villepin se retrouve donc aujourd'hui en première ligne, alors que l'entourage de Nicolas Sarkozy répète depuis plusieurs jours que le ministre de l'Intérieur a été victime d'un complot visant à l'écarter de la course présidentielle et muliplie les sous-entendus sur le rôle du Premier ministre dans le scandale. Vendredi matin, dans «le Figaro», le Premier ministre disait avoir effectivement commandé ces vérifications à Rondot, mais assurait que celles-ci excluaient toute personnalité politique…

En déplacement en Corse, le ministre de l'Intérieur a refusé de commenter directement le témoignage du général Rondot. «Ce que j'avais à dire, je l'ai dit hier soir [jeudi] aux Français à la télévision», a-t-il seulement déclaré.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 4:33 pm

Source : http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/clearstream/dossier.asp?ida=438076

L'Express du 04/05/2006 - Qui a voulu torpiller Sarkozy?

par Christophe Barbier, Eric Mandonnet

Citation :
Pris dans la tempête de l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin se défend d'avoir tenté une opération pour discréditer celui qui est aujourd'hui son ministre de l'Intérieur. Il n'empêche, des soupçons demeurent, qui empoisonnent encore le climat au sommet de l'Etat. La dernière année du mandat de Jacques Chirac ne pouvait pas plus mal commencer

«Quand on veut noyer son chien, on le barbouille.» A peine nommé ministre de l'Intérieur, et interrogé par France Inter sur son goût suspecté pour les «cabinets noirs», la surveillance tous azimuts et les intrigues, Dominique de Villepin, en juillet 2004, avait répondu par cette audace de poète. Moins de deux ans plus tard, le voici copieusement «barbouillé» par l'affaire Clearstream, laquelle se résume désormais à ces interrogations: a-t-on voulu torpiller Nicolas Sarkozy? Qui? Avec une question subsidiaire: le Premier ministre aurait-il tenté de transformer en piège politique une carambouille financière?

Il semble en tout cas avoir porté le plus vif crédit à des listings falsifiés, dans l'espoir de voir chuter Nicolas Sarkozy - au printemps 2004, il arrivera même à l'Hôtel Matignon, alors occupé par Jean-Pierre Raffarin, persuadé de «tenir» son meilleur ennemi. Ce qui n'était qu'une guerre d'industriels, menée à coups de faux documents, s'est mué en affaire d'Etat par sa faute. Ou plutôt, ce qu'il a cru être une affaire d'Etat par la compromission de hauts responsables politiques l'est devenu par son attitude et son implication dans le dossier.

Villepin à la manœuvre, Sarkozy en souffre-douleur? Depuis mardi, le Premier ministre tente de retourner la situation et cherche à inverser les rôles dans une incroyable course à la victimisation entre les deux principaux responsables de la majorité. «C'est bien lui l'agressé, il est victime d'un lynchage généralisé», jure Matignon. «Plus vous montez, plus la tentation existe qu'on vous salisse», affirmait, sur Europe 1, le chef du gouvernement. Il serait victime, puisque c'est le mot, de son... succès, alors qu'il ne cesse de descendre dans les sondages depuis plusieurs mois.

Dans sa séquence d'explications, le premier que Dominique de Villepin n'a pas réussi à convaincre s'appelle Nicolas Sarkozy. Le 1er mai au soir, les deux hommes ont de nouveau longuement abordé l'affaire. «Il n'y a plus de problème, la compréhension du dossier est désormais partagée entre eux», assurait un proche du Premier ministre. «Il n'y eut rien de nouveau, Sarkozy est toujours décidé à ne pas transiger et à savoir qui est à l'origine de cette manipulation», rétorquait un fidèle du ministre de l'Intérieur. Sarkozy confiait d'ailleurs aux députés de l'UMP, mardi matin, qu'il ne déclencherait pas une crise politique, par exemple en démissionnant, mais qu'il était «déterminé à aller jusqu'au bout pour connaître la vérité». A ses yeux, la machine judiciaire fera son œuvre et le pouvoir aura bien du mal à tenir jusqu'en 2007.

Si les soupçons d'une immense machination au sommet de l'Etat demeurent, c'est parce que, au-delà de l'enquête judiciaire, la confusion subsiste sur un point essentiel pour la signification politique de cette crise. Lors de la fameuse rencontre du 9 janvier 2004 autour de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, pourquoi le nom de Sarkozy a-t-il été cité? Dans Le Figaro du 2 mai, le général Philippe Rondot laisse entendre qu'il l'a été à l'occasion d'un futur déplacement en Inde de l'intéressé. Pour un conseiller de Villepin, il le fut au moment où les relations entre les ministères de l'Intérieur et de la Défense furent évoquées, avec le souci d'éviter une nouvelle guerre des services. La remarque du général, évoquant un «enjeu politique: Nicolas Sarkozy», jette le trouble. Car il ne s'agit pas d'un témoignage recueilli aujourd'hui, donc biaisé par le climat politique empoisonné de l'affaire: ce qui contredit la version de l'actuel Premier ministre, ce sont des notes prises le 9 janvier 2004, au sortir de la réunion au Quai d'Orsay. On voit mal pourquoi Rondot aurait alors griffonné ces mots, si telle n'avait pas été son impression du moment.

Autre facteur de trouble: la communication tous azimuts de Villepin au cours de la dernière semaine fut parfois entachée de grossières contradictions. Dans son communiqué du 28 avril, il fait référence à des instructions données à Rondot lors de la rencontre de janvier 2004, «car des noms de personnalités avaient été cités par la presse», alors que ce n'était absolument pas le cas à l'époque. Matignon justifie cette explication par «des rumeurs sans doute infondées de commissions liées à l'armement».

Au lieu de le protéger, Villepin expose Chirac

Les conditions dans lesquelles Nicolas Sarkozy n'a pas été tenu informé des soupçons qui circulaient sur son compte constituent une dernière zone d'ombre. Si ce silence peut être justifié - il fallait bien vérifier - pourquoi Villepin, devenu ministre de l'Intérieur, tarde-t-il à lui dire qu'il est mis hors de cause? «Nous n'avions pas d'information spécifique et savions que la justice était saisie, avec un juge d'instruction indépendant», se défend aujourd'hui l'entourage de Villepin. Peut-être certains des protagonistes souhaitaient-ils que fît «boum» une affaire qui faisait «pschitt»?

Là où le chef du gouvernement veut se présenter en homme d'Etat traquant d'éventuels réseaux mafieux liés aux ventes d'armes, les rebondissements de ces derniers jours l'éclairent à nouveau comme un amateur de dossiers secrets. «Son allure n'est pas sa vérité, témoigne un député sarkozyste. Il est moins un colonel du pont d'Arcole qu'un spadassin. Il se prend pour Bonaparte, il n'est que Fouché.» A peine installé à Matignon, Villepin voulait pourtant croire que cette période était révolue. Finies les accusations de cabinet noir, finies les allusions à Fouché. «La photographie est liée à la symbolique de la fonction», assurait-il à L'Express pendant l'été 2005, convaincu que, loin des arcanes de l'Elysée et de Beauvau, il serait épargné par les rumeurs. Or voilà qu'elles surgissent à nouveau. Et encore Joseph Fouché avait-il une excuse: s'il a trahi tous ses maîtres, de l'Eglise au roi en passant par la Convention, le Directoire et l'Empereur, il n'a jamais ambitionné de diriger la France. Après le CPE, où fut mise en échec la méthode politique de Villepin, l'affaire Clearstream dévoile ainsi le côté obscur de sa faiblesse.

Elle est aussi un élément majeur de la fin de mandat de Jacques Chirac. Le 28 avril au soir, l'Elysée assurait Matignon d'un soutien sans faille. Mais, quand le président déclare qu'il n'a jamais demandé «la moindre enquête visant des personnalités politiques», on ne sait s'il confirme le démenti de son Premier ministre à l'encontre du témoignage Rondot ou s'il prend ses distances avec un Villepin qui s'est targué d'obéir à ses consignes ou à ses «orientations». Déjà chahuté pendant la crise du CPE, le couple exécutif fonctionne à nouveau à l'envers: au lieu de protéger Jacques Chirac, Dominique de Villepin l'expose; au lieu de lui procurer une dernière année de quinquennat sereine, il l'entraîne au centre des polémiques. L'affaire d'Etat éclaire, une fois de plus, la crise de régime.

Le couple peut-il tenir encore un an dans un tel climat? Cela dépend de l'affaire Clearstream elle-même. Villepin n'est soupçonné que d'avoir porté foi à des calomnies et tenté d'appuyer une offensive politique sur des listings frelatés. La cabale n'est pas un crime et l'effet boomerang de son activisme l'a amplement puni. Si un élément permettait d'affirmer qu'il a ourdi l'affaire et fait ajouter au listing détenu par Jean-Louis Gergorin le nom de Sarkozy, il en serait tout autrement. Mais rien ne l'établit, dans une affaire dont deux hommes, Gergorin et Imad Lahoud, détiennent les ultimes secrets.

L'état de non-droit règne au cœur de l'Etat

Le couple Chirac-Villepin peut d'autant moins se séparer que la «roue de secours» Alliot-Marie est désormais voilée: elle était l'option principale, en cas de démission de Villepin pendant le CPE. Mais, si l'affaire Clearstream provoque la chute du Premier ministre, MAM, impliquée par ricochet, ne peut plus suppléer. Jean-Louis Borloo, capitaine peu adapté à ce type de tempêtes, est par ailleurs inféodé, depuis le 3 avril, à Nicolas Sarkozy. Enfin, appeler ce dernier à Matignon, installer aux commandes la victime de la calomnie, en lieu et place de ceux qui n'ont pas su ou pas voulu l'éteindre, serait pour la Chiraquie une trop violente reddition.

Dominique de Villepin n'étant actuellement pas dans la course à la présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a, de plus, pas intérêt à sa chute immédiate. «Il sait que Villepin sera plus dangereux mort que vivant, avance l'un de ses soutiens. S'il doit quitter Matignon, il n'aura plus que la vengeance en tête, tandis que, pour l'instant, on peut négocier.» Mais le président de l'UMP ne croit pas pour autant que ce chef de gouvernement soit encore capable de durer douze mois. Déjà il réfléchit à des remplaçants éventuels qui ne seraient pas susceptibles de lui faire de l'ombre.

Obligé de servir un couple exécutif qui a cherché à établir son discrédit, Nicolas Sarkozy pourrait souhaiter quitter le gouvernement. «Impossible, alors que le débat concernant sa loi sur l'immigration commence à peine», évacue l'un de ses lieutenants. «J'ai déclenché la justice, je m'abrite derrière elle», confie l'intéressé à L'Express. Certes, les événements actuels valident, a posteriori, la décision prise par Sarkozy en juin 2005: revenir au gouvernement pour contrer d'éventuelles affaires. Mais, face aux Français, cette présence le lie de plus en plus à un bilan de quinquennat qui s'annonce de moins en moins bon. Face aux chiraquiens, elle lui a sans doute permis de mieux s'abriter. Cible incontestée dans l'affaire Clearstream, Sarkozy a été maître tacticien, protestant en place publique quand on lui conseillait le mezza voce. «Clamer qu'il pendrait le coupable à un crochet de boucher me semblait excessif, mais il a eu raison, reconnaît un député. Cela les a fait paniquer. D'autant qu'il avait des moyens, à Beauvau, pour les débusquer, et ils le savaient.»

Car on proteste mieux encore de son innocence quand on n'est pas un saint et qu'on connaît la musique. Le souvenir de la campagne présidentielle de 1995 habite les protagonistes d'aujourd'hui: les chiraquiens soupçonnaient alors Nicolas Sarkozy d'orchestrer depuis le ministère du Budget une guerre de rumeurs: l'appartement de la rue du Bac, les terrains vendus par la famille de Bernadette… Et ils ripostaient avec pugnacité.

C'est l'une des leçons politiques de l'affaire Clearstream: à droite, les combats de dossiers pèsent toujours plus que les débats d'idées lors d'une élection présidentielle. La deuxième leçon concerne Dominique de Villepin: alors qu'il s'enlise dans les difficultés, le Premier ministre devient translucide et montre à quel point il nourrissait une grande ambition, prêt à user de toutes les armes pour l'atteindre. «Ne nous trompons pas, explique un député spécialiste de géopolitique. Villepin, Gergorin et quelques autres sont liés depuis vingt ans par un pacte de pouvoir. Cela a commencé quand Villepin était en poste à Washington et que Gergorin, qui fut son mentor au Centre d'analyse et de prévision, gérait les intérêts de Lagardère, en expliquant qu'il luttait contre la CIA sur les contrats d'armement. L'histoire de Villepin, c'est comment un courtisan et son équipe de diplomates ont décidé de prendre la Ve République. Ils y sont presque arrivés, cela se déglingue, mais ils ne vont pas lâcher comme ça.»

La dernière leçon qui figure en filigrane des faux listings bancaires, c'est la déréliction achevée des institutions. L'état de non-droit règne au cœur de l'Etat: pendant plus de six mois, les ministères et les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi, peut-être, que l'Elysée, ont cru que de hauts responsables politiques détenaient des comptes secrets nourris par une banque luxembourgeoise, et nul n'a prévenu la justice! Les nos 1 et 3 du gouvernement ont ainsi laissé prospérer une rumeur contre le no 2, président de leur parti et favori de leur camp pour la présidentielle. La raison d'Etat et le secret défense sont invoqués pour couvrir une guerre d'ambitions. Le Conseil des ministres pourrait être appelé à délibérer sur l'audition éventuelle par les juges de MAM et de Villepin, dans une affaire où Sarkozy, assis à la droite du président dans ce conseil, est partie civile…

A un an de son départ, Jacques Chirac renoue avec l'un des fils rouges de ses deux mandats, rattrapé une fois de plus par des affaires qui auront ainsi scandé l'ensemble de sa période passée à l'Elysée. En cela, il se rapproche de François Mitterrand: le système institutionnel, décidément, s'est délité à un point tel qu'en changer apparaisse comme l'unique solution.

Parce que son expérience est sans égale, Chirac avait, avant les autres, anticipé l'explosion de la bombe Clearstream. Raccompagner Nicolas Sarkozy sur le perron, le 3 avril, s'entretenir en aparté avec lui, en plein Conseil des ministres, quinze jours plus tard: ces gestes-là, alors interprétés uniquement en fonction de la crise du CPE, avaient peut-être un autre but, prévenir les tempêtes qui allaient se déclencher.

Un certain savoir-faire ne suffit plus à se préserver du gros temps. Le 29 avril, pour la finale de la Coupe de France de football, Jacques Chirac était encore président, mais déjà presque effacé. Les deux écrans géants ont soigneusement évité de montrer la moindre image de lui. Le speaker officiel n'a jamais prononcé son nom, se contentant d'évoquer les «autorités», lors de la présentation des joueurs, juste avant le début de la rencontre. Il fallait multiplier les précautions pour éviter les sifflets qui résonnent souvent dans les stades. Eviter la bronca en guise de générique final d'une présidence.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 5:43 pm

J'ai regardé lundi les diverses interventions à l'AN. Trop drôle: chaque groupe (sauf UMP) posait les mêmes questions, et à chaque fois Von Villepine s'énervait un peu plus. Dommage pour Hollande, il était 3e... BOUM !

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 7:37 pm

Stans a écrit:
abadinte a écrit:
Mon intime conviction est que le dossier Clearstream comme le CPE ont été fabriqué dans le même bureau avec un seul et unique but: faire couler Villepin.
Je ne vous dirai pas de quel bureau celà vient mais c'est pourtant logique non?

Selon les dires du général, ce serait plutôt SARKOZY qui aurait été visé !
Selon moi, ce sont les services de Sarkozy qui ont déposé le dossier dans les services de Villepin qui a eu la bétise d'utiliser ces infos contre Sarkozy.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 04 Mai 2006, 9:01 pm

Décidément tu ne peux cacher ta détestation pour SARKOZY ! Cela te fait dire n'importe quoi au point de vénérer Dominique de VILLEPIN ! diable

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 05 Mai 2006, 6:40 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/04052006/290/affaire-clearstream-michele-alliot-marie-dit-avoir-ete-visee.html

jeudi 4 mai 2006, 21h52

Affaire Clearstream : Michèle Alliot-Marie dit avoir été visée

Citation :
PARIS (Reuters) - Michèle Alliot-Marie estime avoir été une "cible" de l'affaire Clearstream à travers son conjoint, Patrick Ollier, qui entend se porter partie civile.

"Je suis choquée et je suis en colère (...) J'estime qu'on a cherché à me viser", a déclaré la ministre de la Défense, qui était l'invitée de l'émission "Questions ouvertes" sur France 2.

Michèle Alliot-Marie a également affirmé n'avoir été informée qu'au début de l'été 2004 par la presse de la tentative de mise en cause de "politiques" dans l'affaire.

Elle a précisé que le général Philippe Rondot, son ancien conseiller, ne lui avait pas parlé de cette seconde liste et qu'elle s'en était tenue à une enquête sur le premier listing, concernant des industriels et membres de son ministère.

"Il n'avait pas à m'en parler parce que ce n'était pas dans nos compétences", a-t-elle avancé.

"En ce qui concerne la deuxième affaire, celle des politiques, je n'en suis pas informée. J'en suis informée par des rumeurs de presse au début de l'été 2004", a-t-elle ajouté.

Lors de sa déposition devant les juges le 28 mars, le général Rondot avait déclaré : "Dès le mois de mai 2004, j'ai senti que cette affaire de listings était un montage et je l'ai dit à mon ministre, Mme Alliot-Marie. J'ignore si elle a pris son téléphone pour en informer alors M. Sarkozy. Si elle ne l'a pas fait, je le regrette".

Concernant la mise en cause de Patrick Ollier, député UMP, la ministre a affirmé l'avoir appris "maintenant", à l'occasion des révélations sur l'enquête pour dénonciations calomnieuses menée par deux juges d'instruction.

Des noms de personnalités politiques qui n'avaient pas été évoqués jusqu'ici dans la presse sont apparus lors de la publication par Le Monde daté du 4 mai de larges extraits des déclarations du général Rondot aux juges d'instruction. Parmi eux figurent le socialiste Laurent Fabius et Patrick Ollier, un proche de Nicolas Sarkozy.

"J'estime avoir été visée par les opérations de déstabilisation qui visent un certain nombre de politiques à travers mon conjoint et c'est quelque chose que je viens d'apprendre", a lancé la ministre.

"Je pense que c'est moi qui suis visée dans cette affaire", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle était une cible parce qu'elle avait essayé de mettre de l'ordre dans les rapports entre son ministère et les industriels.

"Je suis une cible, aussi, parce que on parle de moi pour un certain nombre de postes", a-t-elle ajouté en faisant allusion à ses ambitions pour Matignon.

Michèle Alliot-Marie a estimé que les juges chargés d'élucider l'affaire devaient désormais répondre à trois questions : qui a "trafiqué des fichiers" de Clearstream, qui a "envoyé une lettre anonyme" au juge avec ces fichiers, qui a "monté cette affaire et a éventuellement manipulé".

Priée de dire si Patrick Ollier entendait se constituer partie civile, elle a répondu : "Effectivement, il a l'intention d'y donner une suite".

Europe 1 a révélé jeudi matin que le général Rondot, qui est à la retraite depuis le 31 décembre 2005, avait demandé la prise en charge par l'Etat d'éventuels frais d'avocat.

Il a fait cette démarche "au titre de la protection judiciaire" à laquelle les militaires ont droit en cas de mise en cause dans une procédure, a confirmé le ministère de la Défense.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 05 Mai 2006, 11:55 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/05052006/290/dans-la-tourmente-clearstream-villepin-loue-la-fidelite.html

vendredi 5 mai 2006, 19h53

Dans la tourmente Clearstream, Villepin loue la fidélité

Citation :
PROVINS, Seine-et-Marne (Reuters) - En pleine affaire Clearstream, qui met la cohésion de son gouvernement à mal, Dominique de Villepin a fait vendredi un éloge de la fidélité et de la loyauté en politique au travers d'un vibrant hommage à son ministre de la Fonction publique.

Le Premier ministre avait choisi la ville médiévale de Provins, dont Christian Jacob est le maire, pour une escapade de deux heures et demie à moins d'une centaine de kilomètres de Paris mais loin de la tourmente politico-médiatique déclenchée par cette affaire.

"Je me réjouis d'autant plus de me trouver parmi vous que je suis ici chez des amis et chez un ami qui m'est très cher", a-t-il dit à quelque 200 personnes, parmi lesquels des élus locaux, à la fin de cette visite champêtre.

"Christian Jacob c'est l'homme de la fidélité. La fidélité, vous savez, c'est un mot qui ne se conjugue qu'au singulier : on dit la fidélité et quand on parle des fidélités on parle de tout autre chose", a-t-il poursuivi. "C'est comme l'honneur : il y a l'honneur et puis il y a les honneurs, et c'est là aussi une tout autre histoire."

Il a salué la "fierté", "l'ardeur", le "courage", la "loyauté", "l'énergie" et la "force de conviction" avec lesquels Christian Jacob relève les défis des ses fonctions ministériels - "des mots qui sont chers à nos coeurs de gaullistes

"Je suis reconnaissant à Christian Jacob, le ministre et l'ami, pour la fidélité et le travail qu'il accomplit chaque jours à mes côtés", a-t-il ajouté. "Christian Jacob est un homme dont ni la main, ni le coeur ne tremble, et dans les moments difficiles, ce courage-là, cette fidélité-là, eh bien c'est ce qu'il y a de plus précieux."

L'affaire des faux listings de la compagnie luxembourgeoise Clearstream et les soupçons sur une éventuelle participation de Dominique de Villepin à la manipulation dont Nicolas Sarkozy se dit victime a attisé la rivalité entre le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur.

"VRAIES CHOSES"

La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a paru à son tour mettre le chef du gouvernement en cause jeudi soir en s'estimant elle aussi visée par l'enquête secrète demandée début 2004 par Dominique de Villepin sur ces listings, lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères.

Le Premier ministre, qui s'est longuement défendu jeudi, lors de sa conférence de presse mensuelle, de toute manipulation de sa part, a refusé de répondre à des questions sur cette affaire lors de son escapade de Provins.

Les journalistes qui l'accompagnaient ont dû se contenter de quelques petites phrases interprétées comme autant d'allusions à l'affaire Clearstream et à l'ambiance qu'elle a créée au sommet du pouvoir, moins d'un mois après le retrait du contrat première embauche (CPE) sous la pression de la rue.

Il a ainsi fait l'éloge du "tâtonnement", lors d'une rencontre avec les étudiants et les enseignants d'un centre de formation et d'apprentissage aux métiers du tourisme.

"Le tâtonnement est permis dans l'apprentissage. Or la vie, (...) à quelque niveau que ce soit - c'est vrai dans la vie politique, c'est vrai dans la vie industrielle - c'est souvent des tâtonnements, c'est souvent une volonté de faire mieux, c'est d'apprendre des leçons de l'expérience", a-t-il dit. "Mais ce n'est pas forcément réussir du premier coup."

Quelques instants plus tard, sur un chantier de restauration des remparts de Provins, Dominique de Villepin s'est extasié devant le travail de jeunes tailleurs de pierre.

"Vous gravez les soucis du monde dans la pierre. C'est bien", a-t-il dit. "C'est un peu comme le coeur des hommes : il faut quelques épreuves pour en mesurer la vigueur."

Le Premier ministre a pris le temps de marcher le long des remparts de la vieille cité classée au patrimoine de l'humanité, puis de prendre un bain de foule avant de se rendre à la mairie et de gagner une salle de réunion pour son discours final.

"Vous n'avez pas un petit pavillon à vendre ?" a-t-il à une femme devant une agence immobilière, jouant un bref instant à la "tentation de Provins" avant de confier un peu plus loin : "Ça fait du bien de s'intéresser à de vraies choses."

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Sam 06 Mai 2006, 8:44 am

Stans a écrit:
Décidément tu ne peux cacher ta détestation pour SARKOZY ! Cela te fait dire n'importe quoi au point de vénérer Dominique de VILLEPIN ! diable
Non je connais un peu le milieu politique, je sais que la référence de tous les politiques c'est Machiavel, ce Républicain qui a fait l'éloge de la République en écrivant sur le Prince.
Bref, je regarde à qui profite le crime et c'est indéniablement Nicolas Sarkozy qui tire les marrons du feu. Qu'est-ce qui est reproché à Dominique de Villepin finalement? Ne rien avoir dit à Sarko? Mais Sarko est son ennemi politique! Ne rien avoir dit à MAM? Mais c'est pareil! Ne rien avoir dit au ministère de la Justice? Pourquoi faire? Révéler que DDV connaissait le dossier? Celà va à l'encontre de sa déontologie!
Non franchement, je crois que le corbeau est à chercher du côté de l'entourage de Sarkozy.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Sam 06 Mai 2006, 8:51 am

abadinte a écrit:
Stans a écrit:
Décidément tu ne peux cacher ta détestation pour SARKOZY ! Cela te fait dire n'importe quoi au point de vénérer Dominique de VILLEPIN ! diable
Non je connais un peu le milieu politique, je sais que la référence de tous les politiques c'est Machiavel, ce Républicain qui a fait l'éloge de la République en écrivant sur le Prince.
Bref, je regarde à qui profite le crime et c'est indéniablement Nicolas Sarkozy qui tire les marrons du feu. Qu'est-ce qui est reproché à Dominique de Villepin finalement? Ne rien avoir dit à Sarko? Mais Sarko est son ennemi politique! Ne rien avoir dit à MAM? Mais c'est pareil! Ne rien avoir dit au ministère de la Justice? Pourquoi faire? Révéler que DDV connaissait le dossier? Celà va à l'encontre de sa déontologie!
Non franchement, je crois que le corbeau est à chercher du côté de l'entourage de Sarkozy.

Et si CHIRAC et de VILLEPIN étaient tout simplement des crétins aveuglés par leur haine envers SARKOZY ? diable

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Sam 06 Mai 2006, 6:39 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/06052006/290/henri-emmanuelli-reclame-le-depart-du-gouvernement.html

samedi 6 mai 2006, 12h37

Henri Emmanuelli réclame le départ du gouvernement

Citation :
BORDEAUX (Reuters) - Le socialiste Henri Emmanuelli a dénoncé samedi "la duplicité la plus totale" de la part des acteurs de l'affaire Clearstream et réclamé à son tour le départ du gouvernement de Dominique de Villepin.

"On est dans la duplicité la plus totale", a déclaré le député des Landes en marge des états généraux du projet du Parti socialiste, à Bordeaux (Gironde).

"On s'aperçoit que la victime qui a porté plainte, M. Sarkozy, est en réalité informée depuis le départ de ce qu'il y a dans ce dossier, qu'il avait les moyens de le savoir et qu'il le savait même au moment où la presse a commencé à publier les premiers torchons sur les écrits du corbeau", a-t-il poursuivi.

Henri Emmanuelli a jugé "invraisemblable" une situation dans laquelle "un n°1 essaie de porter un coup décisif à son n°2, qui joue les victimes alors qu'il connaît la vérité depuis le départ, avec l'espoir d'endommager gravement son n°1.

"Tout cela est une mauvaise pièce de théâtre mais l'ennui c'est que c'est la France qui écope, il n'y a qu'à voir les titres de la presse étrangère", a fait remarquer l'ancien président de l'Assemblée nationale.

Une sortie de crise passe selon lui par un changement de gouvernement, ce que réclame le PS depuis plusieurs jours. Pour Henri Emmanuelli, Jacques Chirac doit "faire comprendre à son Premier ministre que ce n'est plus possible".

"S'il ne le fait pas , la deuxième solution est que le Premier ministre comprenne qu'il n'est plus en état de diriger le gouvernement. Si aucun des deux ne prend ses responsabilités, il reste une troisième solution : c'est que M. Sarkozy, qui est le plaignant, s'en aille. Qu'est-ce qu'il fait dans un gouvernement où il explique partout qu'on a voulu l'assassiner ?", s'est encore interrogé le député des Landes, qui juge la situation "insupportable".

Les socialistes sont réunis toute la journée de samedi au palais des congrès de Bordeaux-Lac sur le thème "Croissance, emploi, démocratie sociale".

De Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn en passant par Jack Lang et Laurent Fabius, tous les candidats potentiels à l'investiture du parti en vue de la présidentielle de 2007 ont fait le déplacement.

Le premier secrétaire, François Hollande, doit clôturer les travaux en fin d'après-midi.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 07 Mai 2006, 12:11 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/06052006/290/clearstream-le-ps-menace-de-deposer-une-motion-de-censure.html

samedi 6 mai 2006, 21h31

Clearstream: le PS menace de déposer une motion de censure

Citation :
BORDEAUX (Reuters) - Si rien n'est fait d'ici la fin de la semaine prochaine pour sortir de la crise liée de l'affaire Clearstream, les socialistes pourraient déposer une motion de censure, a annoncé samedi François Hollande.

"Il ne sera pas possible de laisser le gouvernement dans la situation d'aujourd'hui", a déclaré à la presse le premier secrétaire du PS après avoir conclu les états généraux du projet socialiste, au palais des congrès de Bordeaux-Lac.

"On ne sait pas si le Premier ministre sera encore Premier ministre, si le ministre de l'Intérieur veut sortir du gouvernement ou au contraire veut devenir le chef du gouvernement, si Jacques Chirac est capable de mettre de l'ordre, car il faut de l'ordre", a ajouté le leader socialiste à propos des rumeurs insistantes de remaniement ministériel.

Dans son édition parue samedi, Le Monde titre à la "une" : "Chirac oblige Sarkozy à envisager Matignon". Selon le quotidien, qui cite "un chiraquien", le chef de l'Etat a demandé au ministre de l'Intérieur de "réfléchir" à la possibilité de remplacer Dominique de Villepin, affaibli par l'affaire Clearstream, à la tête du gouvernement.

L'entourage du chef de l'Etat a démenti ces informations, affirmant que le président faisait confiance au Premier ministre et qu'un remaniement était hors de question.

Depuis plusieurs jours, les ténors du PS réclament la démission du gouvernement et demandent à Jacques Chirac de s'exprimer.

"CHIRAC DOIT PARLER"

"Le président de la République doit parler, et doit à mon avis changer de gouvernement car ce n'est plus possible de rester avec Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et maintenant (la ministre de la Défense) Michèle Alliot-Marie qui se suspectent mutuellement, et envisager de terminer son mandat dans de bonnes conditions, dans la sérénité", a dit François Hollande.

Laurent Fabius a dénoncé un gouvernement "très, très, très loin des préoccupations des Français".

"Dans n'importe quelle démocratie européenne, un gouvernement dans cette situation aurait démissionné, ça c'est sûr", a dit l'ancien Premier ministre.

Henri Emmanuelli a raillé pour sa part une "mauvaise pièce de théâtre". Jacques Chirac doit selon lui "faire comprendre à son Premier ministre que ce n'est plus possible".

De Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn en passant par Jack Lang et Laurent Fabius, tous les candidats potentiels à l'investiture du parti en vue de la présidentielle de 2007 ont fait le déplacement à Bordeaux pour plancher sur un projet sur le thème "Croissance, emploi, et démocratie sociale".

Les militants PS doivent désigner en novembre leur candidat pour la présidentielle. Le dépôt des candidatures se fera en septembre.

Selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du dimanche, 50% des sympathisants socialistes pensent que Ségolène Royal sera la mieux à même de représenter le parti à la présidentielle, loin devant Lionel Jospin.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 07 Mai 2006, 12:39 pm

Stans a écrit:
abadinte a écrit:
Stans a écrit:
Décidément tu ne peux cacher ta détestation pour SARKOZY ! Cela te fait dire n'importe quoi au point de vénérer Dominique de VILLEPIN ! diable
Non je connais un peu le milieu politique, je sais que la référence de tous les politiques c'est Machiavel, ce Républicain qui a fait l'éloge de la République en écrivant sur le Prince.
Bref, je regarde à qui profite le crime et c'est indéniablement Nicolas Sarkozy qui tire les marrons du feu. Qu'est-ce qui est reproché à Dominique de Villepin finalement? Ne rien avoir dit à Sarko? Mais Sarko est son ennemi politique! Ne rien avoir dit à MAM? Mais c'est pareil! Ne rien avoir dit au ministère de la Justice? Pourquoi faire? Révéler que DDV connaissait le dossier? Celà va à l'encontre de sa déontologie!
Non franchement, je crois que le corbeau est à chercher du côté de l'entourage de Sarkozy.

Et si CHIRAC et de VILLEPIN étaient tout simplement des crétins aveuglés par leur haine envers SARKOZY ? diable
Bien entendu qu'il y a de celà. Ils ont été tellement aveuglé qu'ils se seont laissés avoir par par le listing qui leur a été fourni. La question cruciale est qui a fourni le listing? Ma réponse: les agents de Sarkozy.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 07 Mai 2006, 1:21 pm

Je pense que Sarko a d'autres chats à fouetter qu' à monter ce genre d'arnaque qui ne lui fait en réalité aucun bien.
De plus je ne pense pas qu'elle soit dans sa nature.

Il doit plus se préoccuper d'établir des stratégies capables de lui faire battre Ségolène Royal et cie.
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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 07 Mai 2006, 4:17 pm

Elsa a écrit:
Je pense que Sarko a d'autres chats à fouetter qu' à monter ce genre d'arnaque qui ne lui fait en réalité aucun bien.
De plus je ne pense pas qu'elle soit dans sa nature.

Il doit plus se préoccuper d'établir des stratégies capables de lui faire battre Ségolène Royal et cie.
Tu parles de Sarkozy le fils spirituel de Pasqua? Le traitre de Chirac? Moi je trouve que c'est dans le droit fil de sa "nature".

Sarkozy est super content de voir Royal en pole position, elle a beaucoup d'atouts mais elle ne sait pas débattre.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 07 Mai 2006, 6:32 pm

abadinte a écrit:
Elsa a écrit:
Je pense que Sarko a d'autres chats à fouetter qu' à monter ce genre d'arnaque qui ne lui fait en réalité aucun bien.
De plus je ne pense pas qu'elle soit dans sa nature.

Il doit plus se préoccuper d'établir des stratégies capables de lui faire battre Ségolène Royal et cie.
Tu parles de Sarkozy le fils spirituel de Pasqua? Le traitre de Chirac? Moi je trouve que c'est dans le droit fil de sa "nature".

Sarkozy est super content de voir Royal en pole position, elle a beaucoup d'atouts mais elle ne sait pas débattre.

Est-ce la faute à SARKOZY si la gauche est tellement divisée ? jocolor

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 08 Mai 2006, 6:30 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/07052006/290/clearstream-tous-les-regards-tournes-vers-nicolas-sarkozy.html

dimanche 7 mai 2006, 20h29

Clearstream: tous les regards tournés vers Nicolas Sarkozy

Citation :
PARIS (Reuters) - De spéculations en démentis, le week-end a bruissé de rumeurs sur un hypothétique remplacement par Nicolas Sarkozy d'un Dominique de Villepin très affaibli après les crises successives du contrat première embauche et de l'affaire Clearstream.

A l'Assemblée nationale comme lors de sa conférence de presse mensuelle, Dominique de Villepin s'est farouchement défendu la semaine passée d'avoir fomenté une quelconque machination contre ses adversaires politiques. Sans parvenir à faire taire les rumeurs.

Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a dénoncé dimanche soir sur Europe 1 "une forme d'acharnement" contre le Premier ministre et demandé que l'on s'en tienne "aux faits".

Dominique de Villepin au plus bas dans les sondages, tous les yeux se tournent pourtant vers le numéro deux du gouvernement.

"Sarkozy à Matignon, c'est possible", titre dimanche le Parisien. La veille, Le Monde affirmait que Jacques Chirac avait demandé au président de l'UMP de "réfléchir" à cette éventualité.

"Il n'est pas question de remaniement", avait cependant aussitôt rétorqué l'entourage de Jacques Chirac, selon qui le président fait une confiance "pleine et entière" au Premier ministre pour mener à bien sa mission.

Nicolas Sarkozy a été reçu vendredi par Jacques Chirac à l'Elysée puis samedi, pendant plus d'une heure, par Dominique de Villepin à Matignon. Autant d'entretiens à même d'alimenter les spéculations.

"Intox", "rumeurs parisiennes", déclarait dimanche sur France Inter le ministre délégué à l'Aménagement du Territoire, le très sarkozyste Christian Estrosi. Selon lui personne, au sein du gouvernement, ne conteste l'autorité de Dominique de Villepin.

LA GAUCHE RÉCLAME LE DÉPART DE VILLEPIN

Ce n'est pas l'avis de la gauche, qui réclame avec insistance le départ du Premier ministre.

"Dans n'importe quelle démocratie européenne, un gouvernement dans cette situation aurait démissionné, ça c'est sûr", déclarait samedi Laurent Fabius en marge des "Etats généraux" du PS à Bordeaux, faisant écho à d'autres ténors du parti comme François Hollande et Henri Emmanuelli.

Pour Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, un départ de Dominique de Villepin serait "la moindre des choses". Le député Verts Noël Mamère y voit même une question de "salubrité publique".

Préservé lors de la crise du CPE et victime autoproclamée de l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy est en position de force. Mais peut-il accepter une poste aussi exposé à un an d'une présidentielle qu'il compte remporter, ce qu'aucun Premier ministre n'a réussi avant lui ?

Si on le lui demande, il ne se dérobera pas, estime Nadine Morano, députée UMP proche du ministre de l'Intérieur.

"Nicolas Sarkozy n'a pas un tempérament à se préserver, mais à servir. S'il y va de l'intérêt général, je pense qu'il ne devrait pas hésiter", dit-elle dans Le Parisien-Dimanche.

Dans les mêmes colonnes, le député UMP des Deux-Sèvres Dominique Paillé juge au contraire impossible d'être "le candidat de la rupture en étant le dernier Premier ministre du quinquennat, ce qui ferait porter sur ses épaules la totalité de l'héritage".

Pour l'heure, l'affaire des faux listings de la compagnie luxembourgeoise Clearstream reste entre les mains de la justice. Nicolas Sarkozy doit être entendu cette semaine, à sa demande.

Selon une source judiciaire, le parquet de Paris s'attend à l'audition d'autres protagonistes du dossier dont, le cas échéant, celle de Dominique de Villepin, qui s'est dit disposé à "apporter son concours" à la justice.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 08 Mai 2006, 12:06 pm

Le Point balance!

Citation :
Nettoyage de printemps à la DST…
La quasi-totalité de l’équipe de policiers de la DST qui travaillait sur l’affaire Clearstream et qui fut mise en place quand Dominique de Villepin était Place Beauveau, a été dispersée aux quatre coins du ministère de l’intérieur. Des mutations qui ne sont pas que des promotions… Patron de cette défunte cellule, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud ne s’en sort pas trop mal puisqu’il hérite d’un poste à la direction internationale de la DST.

Ce nettoyage de printemps est aussi l’occasion de démontrer que le monde – surtout celui de Clearstream - est très petit. Le commissaire Gayraud est en effet l’auteur de plusieurs ouvrages sur la police et les mafias dont certains ont été écrits avec David Senat, un magistrat qui occupe les fonctions de conseiller pour les affaires juridiques et la gendarmerie auprès de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense. Petit rappel : les bureaux de David Senat ont d’ailleurs été perquisitionnés par les deux juges en charge de l’affaire Clearsteam.

C'est désormais clair! Gayraud a balancé son ami Senat pour obtenir un meilleur poste et trahir son ancien patron de Villepin.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 08 Mai 2006, 4:32 pm

Ce pauvre GOUZEAU (= de VILLEPIN), tout le monde lui en veut ! pleurer

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 08 Mai 2006, 8:54 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/08052006/290/nicolas-sarkozy-au-coeur-de-tous-les-synopsis.html

lundi 8 mai 2006, 18h23

Nicolas Sarkozy au coeur de tous les synopsis

Citation :
PARIS (Reuters) - Au centre de tous les scénarios engendrés par la tempête Clearstream, Nicolas Sarkozy sera omniprésent tout au long de la semaine, de Nîmes à Nice, en passant par le cabinet des juges.

Alors que les avis divergent dans son propre camp sur le crédit à apporter à l'hypothèse selon laquelle il pourrait succéder à Dominique de Villepin à Matignon, le président de l'UMP a laissé dire. Son discours de mardi à Nîmes est très attendu.

Selon l'un de ses conseillers, Patrick Devedjian, il pourrait accepter le poste de Premier ministre à condition d'avoir une très grande liberté d'action et de moyens.

"Si le président de l'UMP devait accepter la charge de Premier ministre, ce ne pourrait être que pour mener la politique qu'il croit indispensable à l'intérêt de la France. Il devra avoir une forte liberté d'action et de moyens", déclare le député UMP dans Le Monde paru lundi.

D'autres "sarkozystes" se sont montrés plus réservés sur cette hypothèse, jugeant qu'il serait risqué pour le futur candidat de l'UMP à la présidentielle de griller ses cartouches dans une gestion de fin de mandat.

De leur côté, des chiraquiens soupçonnent le président de l'UMP d'avoir lui-même répandu "l'intox" sur son éventuelle arrivée à Matignon, croit savoir Le Monde, pour qui Nicolas Sarkozy savoure le fait d'apparaître incontournable.

Le thème de son intervention à Nîmes, "Pour la France", évoque aussi bien, en tout cas, le projet d'un futur candidat à la présidentielle qu'un... discours de politique générale.

"IL S'EST PASSÉ BEAUCOUP DE CHOSES CE WEEK-END..."

Lundi soir, des responsables de l'UMP affirmaient ne pas pouvoir encore dévoiler les grandes lignes de ce discours, toujours en préparation.

"Il ne vous a pas échappé qu'il s'est passé beaucoup de choses ce week-end...", a-t-on déclaré à Reuters.

Tandis que les juges de l'affaire Clearstream, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, semblent devoir rythmer le temps politique, Nicolas Sarkozy devrait être entendu au milieu de la semaine dans la logique de sa constitution de partie civile.

Selon le Journal du dimanche daté du 7 mai, le ministre de l'Intérieur devrait soumettre quelques réflexions personnelles aux magistrats et "expliquer pourquoi la machination le visait personnellement".

Il pourrait également demander des poursuites pour "faux, usage et complicité" afin d'étendre l'enquête initialement ouverte pour "dénonciation calomnieuse".

D'autres parties civiles devraient être également entendues dans les jours qui viennent, dont l'ex-ministre de l'Intérieur du socialiste Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, qui a dit avoir reçu une convocation pour le 15 mai.

Autre front pour Nicolas Sarkozy, celui de l'immigration.

Les députés se prononceront au début de la semaine par un vote solennel sur le texte présenté par le ministre de l'Intérieur, qui défend l'idée d'une immigration "choisie" et non plus "subie" en dépit de la vive opposition de la gauche et des Eglises chrétiennes.

Toujours sur le thème de l'immigration, mais également du co-développement, le ministre de l'Intérieur a prévu d'effectuer une tournée africaine du 17 au 19 mai.

Il doit se rendre successivement au Mali, au Bénin puis Libéria et faire entendre sa propre "petite musique" dans le pré carré chiraquien.

D'ici là, Nicolas Sarkozy animera vendredi à Nice la XIIème conférence des ministres de l'Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO), une autre occasion d'aborder les questions d'immigration avec ses homologues algérien, espagnol, italien, libyen, maltais, marocain, mauritanien portugais et tunisien.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Mer 10 Mai 2006, 8:24 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/10052006/290/jacques-chirac-sort-du-silence-pour-sauver-dominique-de-villepin.html

mercredi 10 mai 2006, 16h06

Jacques Chirac sort du silence pour sauver Dominique de Villepin

Citation :
PARIS (Reuters) - Le président Jacques Chirac est sorti de son silence pour tenter de sauver Dominique de Villepin et son gouvernement de la tourmente médiatico-politique déchaînée par l'affaire Clearstream.

D'abord en conseil des ministres, puis, fait rare, dans une déclaration publique après cette réunion, le chef de l'Etat a réaffirmé mercredi "toute (sa) confiance" au Premier ministre.

Alors que l'opposition demande la démission de Dominique de Villepin et que des figures de la majorité posent ouvertement la question de son maintien, il a affirmé son refus de se laisser imposer sa conduite par "la dictature de la rumeur" et de la "calomnie", à un moment "où l'agitation le dispute à la raison".

Il a fait valoir que le chômage baissait et que la croissance économique s'accélérait "grâce aux réformes entreprises par le gouvernement" : "Jamais je n'accepterai de laisser gâcher une telle chance pour la France."

C'était la première fois que le chef de l'Etat s'exprimait publiquement et en personne sur le dossier Clearstream, qu'il n'a toutefois pas mentionné directement.

Opposition et majorité souhaitaient avec de plus en plus d'insistance qu'il sorte de son silence.

Jacques Chirac s'est efforcé de faire taire les tensions attisées par cette affaire au sein du gouvernement.

"Bien sûr, il y a la perspective des élections qui agite les esprits. Mais l'élection présidentielle, c'est dans un an", a déclaré le président de la République. "Pour l'heure, il y a l'exigence et l'honneur de gouverner (...) Chacun doit être à la tâche, avec énergie, sans calcul, avec la seule obsession qui vaille, celle de l'intérêt national, de l'intérêt des Français."

Le porte-parole du gouvernement a assuré, lors du compte-rendu du conseil des ministres, que tous les ministres avaient écouté cette intervention "avec beaucoup d'attention".

"Elle a remis les choses dans leur juste perspective" en cette "période difficile pour les uns et les autres", a dit Jean-François Copé.

"PERIODE TROUBLEE"

Jacques Chirac n'a mentionné aucun nom mais l'allusion au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui ne fait pas mystère de son intention de briguer l'Elysée en 2007 et se dit victime d'une tentative de déstabilisation, était claire.

Les faux listings de la société luxembourgeoise citent le président de l'UMP, parmi d'autres personnalités politiques françaises, comme étant détenteur de comptes occultes.

Dominique de Villepin, qui a demandé début 2004 à une figure des services secrets, le général Philippe Rondot, une enquête parallèle alors qu'il était aux Affaires étrangères, se défend d'avoir voulu utiliser ce dossier contre son rival.

Dans une intervention en conseil des ministres rapportée de source gouvernementale, il a joué l'apaisement en se félicitant de ce que le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur l'immigration "recueille un fort soutien des Français".

"Dans cette période troublée, plus que jamais nous devons veiller aux intérêts des Français. C'est la seule chose qui compte", a ajouté le Premier ministre.

S'agissant des listings truqués de Clearstream et de la recherche du "corbeau" qui les a fait circuler, Jacques Chirac a souhaité que la justice établisse "tous les faits (...) dans la sérénité et le plus rapidement possible".

"La démocratie, ce n'est pas l'irrespect et l'exploitation jusqu'à l'outrage des procédures judiciaires en cours au risque de faire le lit des extrémismes et de désespérer les Français de la politique", a-t-il ajouté.

Un avertissement adressé tout autant à la presse qu'aux personnalités politiques de tous bords tentées d'exploiter ce type d'affaire, par un chef de l'Etat lui-même mis en cause par Le Canard enchaîné dans sa dernière édition.

L'hebdomadaire satirique fait état de la détention par Jacques Chirac d'un compte bancaire crédité de quelque 45 millions d'euros au Japon, information démentie par l'Elysée.

Jean-François Copé a pour sa part accusé le journal de "ressortir une vieille campagne calomnieuse qui avait été lancée en 2001-2002 juste avant l'élection présidentielle".

"Tout cela est totalement faux", a-t-il insisté.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 11 Mai 2006, 6:42 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/10052006/290/la-motion-de-censure-deposee-par-le-ps-sera-debattue.html

mercredi 10 mai 2006, 21h31

La motion de censure déposée par le PS sera débattue mardi

Citation :
PARIS (Reuters) - Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale a déposé, dans le cadre de l'affaire Clearstream, une motion de censure contre le gouvernement qui sera débattue mardi prochain en séance.

"Notre pays traverse l'une des plus graves crises de la Ve République", lit-on dans la motion de censure que défendra François Hollande, premier secrétaire du PS.

"Depuis un an, le gouvernement est plongé dans une tourmente d'une rare intensité : violences urbaines exceptionnelles dans leur durée et leur ampleur, opposition massive des salariés, des étudiants et des lycéens au contrat première embauche et, aujourd'hui, divisions au sommet de l'Etat sur fond de suspicion, de manoeuvres et de complots", ajoute le texte.

"Le divorce entre le pouvoir et les Français est consommé avec l'implication de l'exécutif dans la ténébreuse affaire Clearstream", dit-il encore.

"Face à ce délitement, le temps d'une espérance est venu. L'élection présidentielle doit être l'occasion de tourner la page de ce régime de crises et de poser les termes du débat de société dont le pays a besoin. Pour que cette confrontation démocratique ne débouche pas sur le rendez-vous tronqué de 2002 sous la menace de l'extrémisme, il est aujourd'hui indispensable d'assainir le climat politique", affirment les signataires.

"Dans une démocratie digne de ce nom, toutes les conséquences d'une crise de cette ampleur auraient été tirées soit par un changement global d'équipe gouvernementale, soit par un retour devant le peuple français", conclut le texte.

C'est la troisième fois depuis l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon, en juin 2005, que le groupe socialiste dépose une motion de censure comme le prévoit l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, et la cinquième fois depuis le début de la législature en juin 2002.

Elles ont toutes été rejetées et le sort de celle-ci ne fait aucun doute. Le groupe UMP dispose à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Le groupe UDF, qui renvoie dos-à-dos UMP et PS, ne les avait pas votées. Mais il pourrait changer d'attitude.

"La question est ouverte", a déclaré Hervé Morin, président du groupe UDF, en précisant que François Bayrou, président de l'UDF, sera l'orateur du groupe le 16 mai dans le débat.

Le groupe UDF arrêtera sa décision mardi matin lors de sa prochaine réunion hebdomadaire.

Le groupe communiste et républicain (PCR), de même que les élus Verts et les radicaux de gauche voteront cette motion de censure.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 12 Mai 2006, 6:44 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/11052006/290/l-enquete-clearstream-atteint-un-juge-et-s-oriente-vers.html

jeudi 11 mai 2006, 19h28

L'enquête Clearstream atteint un juge et s'oriente vers de Villepin

Citation :
PARIS (Reuters) - Une enquête administrative a été lancée par le ministère de la Justice contre le juge Renaud Van Ruymbeke, à qui sont reprochées des procédures irrégulières dans le dossier des faux listings de la société financière luxembourgeoise Clearstream.

Il est reproché au juge Van Ruymbeke, pilier de la justice financière française, d'avoir entendu hors de tout cadre procédural, le 30 avril 2004, Jean-Louis Gergorin, n°2 d'EADS, le groupe d'aéronautique et de défense franco-allemand, et détenteur des faux listings Clearstream.

Il aurait ensuite intégré dans son dossier ses pseudo-documents sous forme de prétendues lettres anonymes.

"La succession de révélations auxquelles nous avons assisté ce matin m'oblige à saisir cet après-midi l'inspection des services judiciaires", a dit le ministre de la Justice, Pascal Clément lors d'une conférence de presse.

Le corps d'inspection devra soit "lever le soupçon" pesant sur ce magistrat, soit fournir "les éléments qui permettront de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) d'une procédure disciplinaire", a précisé le ministre.

Par ailleurs, le ministère va "probablement" demander le retrait de la demande de promotion du juge Renaud Van Ruymbeke comme président de chambre à la cour d'appel de Paris, qui semblait acquise, selon une source judiciaire.

La décision sera prise le 18 mai par le CSM. Renaud Van Ruymbeke devra entre-temps s'expliquer devant sa hiérarchie et devant le CSM.

L'Union syndicale de la magistrature (majoritaire) juge la procédure "normale" mais le Syndicat de la magistrature (classé à gauche) estime que le juge est victime d'une "tentative de déstabilisation" visant à occulter l'implication supposée du pouvoir dans la manipulation des listings Clearstream.

NOUVEAUX ELEMENTS SUR VILLEPIN

Le juge a reconnu publiquement avoir été "manipulé" mais a souligné avoir ensuite démonté la falsification. Il a raconté avoir accepté de rencontrer Jean-Louis Gergorin par l'intermédiaire d'un avocat, Me Thibault de Montbrial.

Plusieurs lettres "anonymes" lui auraient été remises par Me de Montbrial. Une perquisition a été menée jeudi par la police au cabinet parisien de cet avocat, selon une source judiciaire.

Jean-Louis Gergorin, qui a été suspendu mercredi, à sa demande, de ses fonctions chez EADS, promettait au juge Van Ruymbeke des révélations sur l'affaire de la vente de frégates par la France à Taïwan en 1991 mais ne souhaitait pas apparaître, se disant menacé de mort.

Le juge Van Ruymbeke a été entendu mercredi comme témoin par ses collègues Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, chargés de l'enquête sur les faux listings, dit-on de source judiciaire.

Connu pour avoir instruit les enquêtes sur le financement occulte du Parti socialiste et le dossier Elf, le juge Van Ruymbeke est chargé de dossiers visant Thales, concurrent d'EADS, les relations Paris Saint-Germain-Nike ou encore Elf sous la présidence de Philippe Jaffré (1993 à 1999).

L'avenir de ces dossiers, comme celui des frégates de Taiwan, pourrait être compromis par les ennuis du magistrat.

Ces procédures sont intervenues le jour où le journal Le Monde publiait de nouveaux éléments renforçant les soupçons contre Dominique de Villepin dans cette affaire.

Il s'agit de notes écrites entre 2003 et 2005 par le général Philippe Rondot, qui a enquêté sur les faux listings de Clearstream pour le compte de l'actuel Premier ministre.

Le 19 juillet 2004, le général rapporte cette phrase de Dominique de Villepin relative au président de la République : "Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons".

D'autres notes laissent penser que Jacques Chirac a donné des instructions et que Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, a "poussé l'enquête" notamment sur Nicolas Sarkozy alors que la falsification était avérée.

Le général Rondot explique dès avril 2004 qu'il a exprimé des doutes sur l'authenticité des listings Clearstream et pourtant, le juge Van Ruymbeke n'en a jamais été informé.

Nicolas Sarkozy, visé par les listings sous ses patronymes Nagy et Bocsa, apparaît souvent : "La filière Sarkozy : Brice Hortefeux (trésor de guerre selon le dircab)" (de Michèle Alliot-Marie), "rétro commission Airbus, Nicolas Sarkozy ?".

Après cette nouvelle "fuite" dans la presse, le ministre de la Justice, qui a annulé un voyage officiel en Russie prévu jeudi, a annoncé avoir ordonné au parquet de Paris d'ouvrir une procédure pour "violation du secret de l'instruction".

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Sam 13 Mai 2006, 7:49 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/13052006/290/villepin-de-nouveau-en-difficulte-dans-l-affaire-clearstream.html

samedi 13 mai 2006, 16h46

de Villepin de nouveau en difficulté dans l'affaire Clearstream

Citation :
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin se trouve de nouveau dans une position délicate avec la parution d'informations selon lesquelles il aurait dissimulé à la DST ce qu'il savait de l'affaire Clearstream.

De son côté, après une semaine de flottement, Nicolas Sarkozy, a tranché. Le ministre de l'Intérieur, dont le nom apparaît dans les listings falsifiés de la société financière Clearstream, a annoncé son intention de rester au gouvernement.

Pour le ministre de l'Intérieur, qui s'est entretenu avec Dominique de Villepin vendredi soir pendant 45 minutes à Matignon, c'est "la dignité de la République qui est désormais en cause".

"Je ne règle aucun compte politique", s'est-il défendu devant plus d'un millier de cadres de l'UMP réunis à Paris, assurant vouloir "la vérité, juste la vérité" dans "cette lamentable affaire Clearstream".

L'enquête a connu une nouvelle accélération vendredi avec une vague de perquisitions des juges d'instruction Henri Pons et Jean-Marie d'Huy.

Ils ont tout d'abord longuement perquisitionné le domicile d'Imad Lahoud, chef du centre de recherches d'EADS ayant brièvement travaillé pour les services secrets français. Selon Le Parisien, des agendas ont été saisis.

Des enquêteurs se sont également rendus au domicile du beau-père d'Imad Lahoud, François Heilbronner, ancien conseiller de Jacques Chirac, pour y effectuer une perquisition, a-t-on appris de source judiciaire.

A Vienne vendredi, le chef de l'Etat a expliqué qu'il n'avait "rien de plus à dire" sur Clearstream.

Auparavant, son entourage s'était attaché toute la journée à démentir tout contact entre l'Elysée et le général Philippe Rondot, chargé en janvier 2004 d'une enquête secrète sur l'affaire. L'ancien conseiller spécial de Michèle Alliot-Marie doit être réentendu par la justice jeudi.

ENQUÊTES PARALLÈLES ET CLOISONNÉES

Imad Lahoud est un proche de Jean-Louis Gergorin. L'ancien numéro deux d'EADS est soupçonné par des enquêteurs d'être le "corbeau" ayant livré les listings falsifiés de Clearstream au juge Renaud Van Ruymbeke en avril 2004.

Le magistrat enquêtait alors sur une affaire de rétrocommissions occultes lors de la vente de frégates à Taiwan, en 1991.

Selon des notes de la DST, que publie Libération samedi, les services de contre-espionnage français ont informé en octobre 2004 Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, que l'affaire des listings de Clearstream était une manipulation.

Dominique de Villepin aurait demandé à la DST d'enquêter à son tour sur l'affaire en juillet 2004 alors que le général Rondot lui avait déjà fait part de ses "doutes" sur l'authenticité des listings.

Selon Le Parisien, Villepin n'a jamais mentionné les recherches parallèles de Rondot au directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian.

Pour la DST, la "lutte des clans" au sein d'EADS est au coeur de l'affaire. L'ajout de noms politiques aurait pu servir à "donner un retentissement médiatique plus large à l'affaire", peut-on lire dans les extraits de documents parus dans Libération.

Nicolas Sarkozy est également mis sur la sellette par ces notes de la DST.

Des voix se sont élevées ces derniers jours au sein de l'opposition, pour dénoncer la "mise en scène" du président de l'UMP de son statut de victime. Selon le journaliste Stéphane Denis, proche du général Rondot, Nicolas Sarkozy a été prévenu de l'enquête secrète dès 2004.

Dans les notes publiées samedi, le chef du contre-espionnage français fait état, à la veille de la parution d'un article dans l'hebdomadaire L'Express, en décembre 2004, des doutes du journaliste Jean-Marie Pontaut. Pour ce dernier, le ministre de l'Intérieur "pourrait avoir tenté une récupération politique".

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 14 Mai 2006, 8:32 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/14052006/290/clearstream-philippe-rondot-riposte-avant-une-semaine-cruciale.html

dimanche 14 mai 2006, 14h20

Clearstream: Philippe Rondot riposte avant une semaine cruciale

Citation :
PARIS (Reuters) - Sortant pour la première fois de son silence, le général Philippe Rondot, témoin-clé de l'affaire Clearstream, blanchit Dominique de Villepin et Jacques Chirac.

Alors que l'audition de l'ancien espion par les juges d'instruction Jean-Marie D'Huy et Henri Pons devait constituer le temps fort judiciaire de la semaine, Philippe Rondot annonce en outre dans le Journal du Dimanche qu'il ne se rendra pas à leur convocation.

Sur le plan politique, Dominique de Villepin sera confronté mardi à la troisième motion de censure déposée par l'opposition depuis son arrivée à Matignon, en juin 2005.

Avant de s'envoler pour La Réunion, mercredi, le chef du gouvernement aura de nouveau l'occasion de s'expliquer lors de l'émission "Questions d'info" sur LCP-Assemblée nationale et France Info.

Selon des notes de la DST publiées samedi par Libération, Dominique de Villepin, à son arrivée place Beauvau à l'été 2004, a demandé au contre-espionnage français d'enquêter à son tour sur les listings falsifiés de Clearstream. A cette époque, le général Rondot affirme qu'il lui avait déjà démontré qu'il s'agissait d'un "montage".

Pour l'ancien militaire, dont de nombreuses notes ont été publiées par la presse ces dernières semaines, la poursuite des recherches s'explique "peut-être parce que Jean-Louis Gergorin était très persuasif".

L'ancien N°2 d'EADS est soupçonné par des enquêteurs d'être le "corbeau" de l'affaire Clearstream. Il aurait transmis à la justice les listings falsifiés de la société financière luxembourgeoise dans lesquels apparaissent les noms de personnalités politiques, notamment celui du ministre de l'Intérieur, qui estime qu'on a voulu nuire à sa carrière.

"Mon sentiment, c'est que Jean-Louis Gergorin est à l'origine de l'affaire avec Imad Lahoud et que Dominique de Villepin était de bonne foi", insiste le général Rondot, qui estime avoir été "instrumentalisé".

Selon lui, Dominique de Villepin était même "embarrassé de voir que nous nous étions engagés dans une enquête au cours de laquelle était apparu le nom de Nicolas Sarkozy, pouvant laisser croire qu'on enquêtait sur lui".

"DARKSTREAM"

A plusieurs reprises et de façon catégorique, l'Elysée et Matignon ont démenti avoir donné des instructions à l'expert du renseignement pour qu'il enquête sur l'existence d'éventuels comptes bancaires occultes au nom de personnalités politiques.

Une thèse défendue à nouveau bec et ongles par Philippe Rondot, qui se présente dans les colonnes du JDD comme un gaulliste ayant "beaucoup de respect" pour le chef de l'Etat.

Le général affirme n'avoir jamais reçu d'instructions par téléphone de Jacques Chirac, qu'il dit n'avoir rencontré qu'une fois, en septembre 2001. Il dénonce également le "mauvais procès" fait au président qui "n'a pas de compte" caché au Japon.

"J'ai vécu péniblement le fait qu'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin. Ça fait mal", conclut Philippe Rondot.

Son avocat, Me Eric Morain, a confirmé qu'il ne se rendrait pas aux convocations des 18 et 22 mai. "Ce n'est pas une dérobade, c'est l'expression, selon lui, d'un écoeurement devant une justice spectacle", a-t-il expliqué sur France Info.

De son côté, Dominique Barella, président de l'Union syndicale des magistrats (USM), l'a exhorté à revenir sur sa décision afin de dissiper les "espèces d'écrans de fumée" de l'affaire Clearstream.

Mardi, François Hollande doit défendre à l'Assemblée la motion de censure déposée par le Parti socialiste, pour qui la "ténébreuse affaire Clearstream" marque "l'une des plus graves crises politiques de la Ve République".

Pour Laurent Fabius, candidat à l'investiture présidentielle socialiste, la "conclusion principale" de cette affaire "qu'il faudrait mieux appeler Darkstream", c'est que le pays "a besoin d'une République nouvelle". "Les institutions sont à bout de souffle", a-t-il déclaré sur Radio J.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 18 Mai 2006, 11:25 am

Clearstream, oui et alors ?

Depuis des jours, l'affaire Clearstream monopolise en grande partie l'actualité politique de notre pays. Entre un Sarkozy "victime", des Straus-Kanh et Chevènement "mouillés", les déclarations de notre Premier ministre et celle du général Rondot, nous en avons pour notre "argent".

Heureusement que l'annonce de la composition de l'équipe de France pour le Mondial est venue chambouler tout ça…

Mais qui parle pendant ce temps la des vrais problèmes qui touchent les Français ??? Hausse du prix du carburant, nouveaux licenciements chez des entreprises "qui marchent", l'insécurité toujours présente, etc….

Après les drames qui ont endeuillé notre pays, nous pensons à Mathias et Madison, nous pouvions nous attendre à des réactions poussées de nos politiques… Rien ….

Clearstream, toujours et encore Clearstream.

En l’absence d’une vraie politique alternative, le PS gesticule et ne propose rien d'autre qu'une motion de censure… Pas une seule ombre de programme, mais cela on a à l'habitude…

Pas mieux à l'UMP, la guerre des chefs, entre Villepin et Sarkozy, ne fait rien avancer… Iznogoud, bien installé à l'Intérieur, lorgne avec appétit vers l'Elysées et n'a rien à proposer que des mots…

Si l'on y prend pas garde, à qui va profiter cette situation ? Aux extrémismes de droite et de gauche tout simplement.

Il est plus que temps, et nous ne cessons de le dire, que se lève une véritable force de changement, patriote et sociale. Une force qui prenne en considération les véritables attentes des Français mais qui soit aussi capable de faire les réformes qui s'imposent.

Cette nouvelle force, nous en sommes convaincus, ne peut s'exprimer qu'au travers du bonapartisme.

Le bonapartisme doit donc être capable de proposer une nouvelle voie aux Français, de donner un exemple et un idéal au peuple. Cette voie doit donc s'orienter autour des trois piliers que sont la Souveraineté, le Progrès Social et l'Autorité.

La Souveraineté, le bonapartisme la décline sous trois angles.

 L'indépendance de la Nation face aux menées fédéralistes mais aussi face aux "empires". Pour une Europe confédérale respectueuse des Nations et pour une véritable politique de la Francophonie
 La souveraineté de l'Etat face aux féodalités, aux dérives séparatistes et communautaristes.
 La souveraineté populaire avec une participation plus directe des citoyens dans les affaires du pays.

Le Progrès Social ne peut que se comprendre qu'au travers du rassemblement de toutes les classes sociales autour de projets et de réformes ambitieuses.

 Rénover en profondeur l'Enseignement, à ne pas confondre avec l'éducation, car celui-ci est parti intégrante de la question sociale.
 Se pencher sur tout ce qui touche la famille, celle-ci n'est-elle pas la trame élémentaire de la collectivité sociale ?
Un nouveau contrat économique et social doit être proposé, capable de mobiliser l'ensemble de la société. Lutte contre le chômage, politique forte du logement, incitation à entreprendre, réconciliation du travail et du capital par la Participation, mise en place d'une cotisation sociale unique sur la consommation (CSUC) en lieu et place des charges sociales pesant sur le travail , voilà les pistes à suivre.
Protéger l'environnement et réfléchir aux nouvelles énergies, cela doit être une priorité pour le bien des générations futures.
L'agriculture, voilà un domaine que notre pays doit être capable de protéger. Faute de protéger ce secteur porteur de notre identité nationale, l'on prend le risque de déstructurer notre société en bouleversant les modes de vie et de relation.

L'Autorité bonapartiste, n'est autre que la prise de conscience que si tous, Etat et citoyens, ont des Droits ils ont aussi des Devoirs.

Il faut que les Français puissent voir un modèle dans l'Etat et l'administration, efficacité et probité sont les premières choses qu'ils doivent y trouver. Subsidiarité, déconcentration et décloisonnement doivent être les pièces maîtresse d'une réforme attendue et voulue.
La cohésion nationale doit être préservée sur tous les plans.
La lutte contre toutes les délinquances doit être intransigeante. la justice doit être là pour protéger le citoyen tout en veillant au respect des lois et libertés.
Une nouvelle politique de l'immigration doit voir le jour. Il faut arrêter une politique forte se situant entre le laxisme des politiquement corrects et l'exclusion prônée par une frange de la droite nationale.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 18 Mai 2006, 4:39 pm

Tu as raison quant au fond mais il est clair que Clearstream pue la manipulation anti-sarkozienne par ce grand énarque incapable de se faire élire par le peuple et qui ne doit sa place que par le biais des secrets qui le lient à Jacques CHIRAC ! Or qu'a fait (de) VILLEPIN à part dissoudre maladroitement les Assemblées en 1997 et prendre tout le monde pour des "petits cons" et des "grands connards", lui qui est incapable de faire voter ses projets de loi tant il a peur de la rue et des syndicats ? Rien, rien, rien !
Décidemment la France mérite mieux et je place tout de même SARKOZY quelques crans au-dessus de l'amateur de tête de veau à la vinaigrette qui dirige (?) encore la France pour son plus grand malheur en traçant un boulevard aux extrêmes en s'entêtant à vouloir rester au pouvoir !

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 18 Mai 2006, 9:31 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/18052006/290/jean-louis-gergorin-se-devoile-le-general-rondot-se-derobe.html

jeudi 18 mai 2006, 19h06

Jean-Louis Gergorin se dévoile, le général Rondot se dérobe

Citation :
PARIS (Reuters) - L'ancien n°2 d'EADS Jean-Louis Gergorin a admis publiquement, dans un entretien publié jeudi, qu'il était l'auteur de la dénonciation anonyme poursuivie par la justice dans l'affaire Clearstream.

Dans Le Parisien, il avoue avoir rencontré le juge Renaud Van Ruymbeke trois fois au printemps 2004 et lui avoir, sous couvert d'un prétendu anonymat, envoyé une lettre, le 4 mai 2004, avec les premiers listings qui se sont révélés être faux.

Cette démarche a été qualifiée de "dénonciation calomnieuse" par la justice, qui en recherchait l'auteur depuis deux ans.

Sur les autres courriers "anonymes" envoyés au juge Van Ruymbeke en 2004, qui allongeaient la liste des personnalités censées détenir des comptes bancaires occultes, notamment Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Gergorin ne s'explique pas.

"Je réserve mes informations et mes analyses aux juges", dit-il. Jean-Louis Gergorin, déchargé à sa demande de ses fonctions à EADS le 11 mai, assure que les faux listings lui ont été fournis par une source qu'il ne veut pas nommer.

L'ancien diplomate se dit de bonne foi et se défend d'être un "corbeau". "Un corbeau est un délateur anonyme de mauvaise foi. En allant voir le juge, je n'étais pas anonyme", dit-il.

Cet entretien marque un revirement complet de Jean-Louis Gergorin, qui avait déposé l'année dernière sa propre plainte pour "dénonciation calomnieuse", lorsque la presse l'avait désigné pour la première fois comme étant le "corbeau".

Entre-temps, début mai, le juge Van Ruymbeke a révélé toute l'affaire et admis avoir accepté d'intégrer à ses dossiers les listings sous forme de prétendues lettres anonymes.

Mis en cause pour ces méthodes, le juge a vu sa demande de promotion retardée et devait s'expliquer jeudi devant l'Inspection générale des services judiciaires, en vue de possibles poursuites disciplinaires.

Il a reçu jeudi le soutien d'une cinquantaine de magistrats et de personnalités politiques de gauche.

"QU'IL SE SOIGNE"

Jean-Louis Gergorin ne précise pas dans son entretien au Parisien que, parmi les noms des premiers listings remis au juge, figuraient ceux de certains de ses adversaires industriels, notamment l'ex-P-DG de Thomson Alain Gomez, avec qui il avait eu maille à partir au début des années 90.

Ceci laisse penser qu'il pourrait être l'auteur de la falsification, estiment des avocats chargés du dossier.

Avant d'avoir sollicité le juge Van Ruymbeke, Jean-Louis Gergorin était allé voir fin 2003 le cabinet du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, puis en janvier 2004 Dominique de Villepin, son ami de vingt ans, alors ministre des Affaires étrangères.

Un militaire spécialisé dans le renseignement, Philippe Rondot, a enquêté pour le compte de ce dernier sur les listings et établi au printemps 2004 qu'il s'agissait de faux, ce qu'il a expliqué alors à Dominique de Villepin.

Dans ses notes publiées dans Le Monde, le général a en outre mis en doute la santé mentale du n°2 d'EADS, écrivant : "Gergorin : qu'il se soigne !".

Jean-Louis Gergorin, qui se dit menacé de mort et a réalisé l'entretien avec Le Parisien mercredi dans les jardins du Luxembourg, à Paris, fait état d'une théorie de la conspiration concernant la mort de son mentor industriel Jean-Luc Lagardère, victime d'une maladie nosocomiale en 2003.

Les services secrets russes étaient à même d'inoculer cette maladie à des animaux de laboratoire par aérosol, assure-t-il.

Le général Rondot était convoqué jeudi matin par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, charges du dossier Clearstream, mais il a refusé de se déplacer, a dit son avocat, Eric Morain.

Me Morain a souligné que les juges avaient mené 16 perquisitions, demandé des expertises ADN et informatiques, interrogé de multiples témoins, mais pas questionné Jean-Louis Gergorin.

Ce dernier dit avoir raconté sa démarche au général Rondot au printemps 2004. Celui-ci a, selon Le Figaro de jeudi, relaté l'épisode immédiatement à Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin. Les juges d'Huy et Pons n'en ont cependant pas été informés à ce moment-là.

Les juges d'Huy et Pons pourraient demander très rapidement un mandat d'amener contre le général Rondot, apprend-on de source judiciaire. La procédure, qui impose des réquisitions préalables du procureur, pourrait durer quelques jours.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 19 Mai 2006, 6:57 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/18052006/290/gergorin-affirme-que-villepin-ne-voulait-pas-informer-sarkozy.html

jeudi 18 mai 2006, 22h55

Gergorin affirme que Villepin ne voulait pas informer Sarkozy

Citation :
PARIS (Reuters) - Jean-Louis Gergorin affirme que Dominique de Villepin ne voulait pas que Nicolas Sarkozy soit mis au courant de l'enquête officieuse du général Rondot sur les listings de Clearstream.

Dans un verbatim à paraître dans Libération, l'ancien n°2 d'EADS explique avoir proposé sans succès d'associer la Direction de la surveillance du territoire (DST) à cette enquête lors de la réunion du 9 janvier 2004.

"Le 9 janvier au Quai d'Orsay, en présence du général Rondot, on a parlé de Nicolas Sarkozy, peut-être pas de façon dithyrambique, mais pas en termes de 'compte Clearstream'. Je crois que c'est comme pour Patrick Ollier: personne n'a dit qu'il avait un compte. Bien que le carnet de Rondot le mentionne, le 'compte couplé Bocsa' n'est pas apparu à ce moment-là", avance-t-il.

"Le 9 janvier, j'ai aussi parlé de mettre la DST sur le coup. Villepin a répliqué: 'Certainement pas, Sarkozy va être au courant.' Il dit aussi qu'il débloquera tous les moyens pour vérifier", ajoute-t-il.

Jean-Louis Gergorin affirme qu'à ce moment-là, le nom de Bocsa - tiré du patronyme complet du ministre de l'Intérieur - "n'apparaît sur aucune fiche de transaction".

Le Premier ministre, alors ministre des Affaires étrangères, avait finalement déclenché en juillet 2004 une enquête de la DST après avoir succédé à Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur.

"ERREUR DE CASTING"

Le président de l'UMP, qui s'est porté partie civile dans l'enquête pour dénonciation calomnieuse et crie à la "manipulation", lui a reproché de ne pas l'avoir informé de cette enquête sur ses supposés comptes en Italie et, surtout, de ne pas l'avoir prévenu qu'elle l'innocentait.

Dominique de Villepin a affirmé au début du mois que le nom de Nicolas Sarkozy n'avait "pas été évoqué en liaison avec de quelconques affaires" lors de la réunion du 9 janvier.

Jean-Louis Gergorin, qui a admis dans un entretien publié jeudi par Le Parisien, être l'auteur de la première dénonciation anonyme au juge Renaud Van Ruymbecke, confirme avoir "initié" l'enquête de Philippe Rondot, alors conseiller au ministère de la Défense, puis celle du magistrat.

Il justifie son intervention auprès de Dominique de Villepin par le manque de ténacité de Philippe Rondot pour élucider ce dossier, lié à ses yeux aux manoeuvres d'un réseau financier sophistiqué contre EADS.

"Philippe Rondot est une gigantesque erreur de casting (...) Il veut tout faire tout seul alors que j'espérais d'importants moyens techniques", dit-il. "J'ai pensé améliorer l'enquête en alertant Dominique de Villepin."

L'ex-numéro 2 d'EADS répète avoir obtenu par la suite de sa "source", dont il refuse de livrer l'identité, un second fichier, un annuaire de 33.000 comptes "dont un paquet de gens du groupe Lagardère".

"La DGSE a pris peur. Je comprends qu'on ne fera jamais les vérifications", dit-il en expliquant s'être alors tourné vers le juge van Ruymbecke et avoir mis au point avec lui le principe d'une lettre anonyme pour préserver son anonymat.

Il dit aujourd'hui regretter cette démarche, car le magistrat "n'avait aucune chance" d'obtenir de résultat positif auprès des banques concernées en raison des procédures de la société financière Clearstream.

Il précise avoir téléchargé en juillet 2004 le manuel utilisateur de Clearstream, "qui n'est plus disponible sur internet", ce qui lui aurait permis de comprendre pourquoi il n'y avait plus de traces "des mouvements" de fonds ponctuels.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Dim 21 Mai 2006, 10:28 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/21052006/290/clearstream-gergorin-a-londres-rondot-sous-pression.html

dimanche 21 mai 2006, 16h36

Clearstream: Gergorin à Londres, Rondot sous pression

Citation :
PARIS (Reuters) - Jean-Louis Gergorin, ex-numéro 2 du groupe EADS, séjourne à Londres pour "fuir" la pression médiatique liée à l'affaire Clearstream et le général Philippe Rondot, autre protagoniste-clé du dossier, a reçu samedi soir la visite de policiers, qui ne l'ont pas interpellé.

Un mandat d'amener a été délivré à l'encontre du général Rondot, qui n'a pas répondu jeudi à une convocation comme témoin, par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés d'instruire l'enquête sur les faux listings de Clearstream.

Dans un entretien au Journal du Dimanche du 14 mai, le militaire expliquait qu'il ne faisait plus confiance aux magistrats.

Lors d'un premier interrogatoire le 28 mars, il avait, selon le procès-verbal de l'audition publié dans la presse, exposé le rôle prêté à Dominique de Villepin et évoqué l'existence présumée d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon.

Le Premier ministre, alors ministre des Affaires étrangères, lui avait confié une enquête officieuse le 9 janvier 2004 sur des listings de la société financière luxembourgeoise Clearstream remis par le vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin. Les listings - falsifiés - détaillaient 895 comptes présumés, au bénéfice notamment de Nicolas Sarkozy.

Samedi soir, des policiers se sont présentés à la résidence de Philippe Rondot, à Meudon (Hauts-de-Seine), et se sont fait remettre les codes d'accès. Ils n'ont pas conduit le militaire à la retraite au pôle financier du Palais de justice de Paris, comme son avocat, Me Eric Morain, l'avait initialement craint.

Jean-Louis Gergorin, pour sa part, a de nouveau semé le trouble en annonçant dans l'édition dominicale de L'Est Républicain qu'il avait quitté la France pour "fuir la pression et les paparazzi".

L'industriel, sur le point d'être licencié d'EADS, se dit "à la disposition" des magistrats pour lesquels il assure détenir "encore beaucoup de choses en réserve".

Interrogé sur France Inter et LCI, son avocat a déclaré que son client n'était pas en fuite et qu'il "soufflait un peu" à Londres, où il a assisté vendredi à un colloque sur l'intelligence économique.

Me Paul-Albert Iweins a précisé qu'il serait de retour à Paris "dans la semaine" - mardi, selon LCI.

"CHEVALIER SANS PEUR ET SANS REPROCHE"

Dans son interview à L'Est Républicain, Jean-Louis Gergorin, qui a avoué dans la presse être l'auteur d'au moins deux envois anonymes sur Clearstream au juge Renaud Van Ruymbeke au printemps 2004, regrette que Dominique de Villepin "ait pris autant de coups dans cette affaire" et affirme avoir "rendu service" à Nicolas Sarkozy, qui dénonce lui une machination.

L'ex-numéro 2 d'EADS ajoute qu'il a "l'intention d'expliquer aux juges quelles sont les autorités" qui l'ont "encouragé à aider M. Lahoud et dans quelles circonstances".

Imad Lahoud, l'informaticien soupçonné d'être l'auteur des faux listings Clearstream, affirme samedi dans Le Figaro avoir été en mission pour la DGSE, les services secrets français, mais dément avoir "jamais pénétré le système informatique de Clearstream", comme l'a affirmé le général Rondot.

Jean-Louis Gergorin, qui confirme la version d'Imad Lahoud, précise l'avoir "mis en relation avec Philippe Rondot qui l'a aiguillé vers la DGSE". "J'ai été encouragé à venir en aide à M. Lahoud à sa sortie de prison. Je l'ai fait engager comme consultant à EADS", ajoute-t-il.

Il assure n'avoir "jamais parlé de listings" avec l'informaticien. "J'en ai uniquement parlé avec ma source, que je n'identifierai pas, sauf si elle change d'avis et m'y autorise".

Sur le volet politique de l'affaire, Jean-Louis Gergorin concède avoir jugé "stupéfiante" la présence de "certaines personnes, comme Nicolas Sarkozy" sur les listings transmis au juge Van Ruymbeke, chargé du dossier des frégates de Taïwan.

Les proches du ministre de l'Intérieur, qui s'est porté partie civile pour "dénonciation calomnieuse", ont dénoncé une manipulation destinée à empêcher le président de l'UMP de se présenter à l'élection présidentielle de 2007.

S'agissant du rôle de Dominique de Villepin, l'industriel affirme qu'"au départ, il a vraiment cru que l'on était en présence d'un réseau".

"Il se voyait bien avec une image de chevalier sans peur et sans reproche luttant contre le blanchiment", témoigne-t-il.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Mar 23 Mai 2006, 6:34 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/22052006/290/clearstream-imad-lahoud-affirme-ne-pas-connaitre-villepin.html

lundi 22 mai 2006, 21h52

Clearstream: Imad Lahoud affirme ne pas connaître Villepin

Citation :
MARSEILLE (Reuters) - Imad Lahoud, l'informaticien soupçonné d'être l'auteur des faux listings de l'affaire Clearstream, affirme ne pas connaître personnellement Dominique de Villepin, rapporte son avocat Me Olivier Pardo.

Dans un entretien à paraître mardi dans le journal La Provence, l'avocat qualifie, au nom de son client, de "fable" et de "rodomontade" l'information selon laquelle Dominique de Villepin serait intervenu auprès du général Philippe Rondot, protagoniste clef de l'affaire Clearstream, pour le faire libérer lors d'une garde à vue en mars 2004.

"Imad Lahoud ne connaît pas Dominique de Villepin, il ne l'a jamais rencontré, ne lui a jamais parlé", assure Me Olivier Pardo. "Pour moi, c'est une fable, une rodomontade".

Selon la chaîne d'information continue LCI, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, aurait demandé personnellement en mars 2004 au général Rondot de faire libérer Imad Lahoud, alors en garde à vue pour escroquerie.

Interrogé lundi matin par Reuters, l'entourage du Premier ministre a démenti l'information.

Matignon affirme que Dominique de Villepin ne connaît pas personnellement Imad Lahoud et qu'il n'est jamais intervenu dans une procédure judiciaire, dit-on de même source.

L'informaticien, ancien directeur du centre de recherches d'EADS, nie être l'auteur des faux listings de Clearstream.

"Imad Lahoud a d'abord dit qu'il n'était pas le corbeau, personne ne l'a cru. Il dit qu'il n'est pas le falsificateur. Tout le monde pense qu'il l'est. Les faits démontreront qu'il ne l'est pas", dit son défenseur.

Olivier Pardo souligne que son client est toujours soigné pour une dépression dans un "hôpital public et non une clinique de complaisance", car il a mal vécu la perquisition du 11 mai chez lui et chez ses beaux parents.

L'avocat envisage de demander le "dessaisissement des juges du pôle financier". "Le rôle joué, sans doute à son corps défendant, par le juge Van Ruymbeke rend impossible le travail des juges d'Huy et Pons. Leurs bureaux doivent se trouver à moins de vingt mètres les uns des autres. En plus, un procureur de Paris est partie civile", souligne-t-il.

"Le moment venu, je demanderai que d'autres juges plus distanciés assument cette instruction. Ca revient à faire application de l'article 665 alinéa 2 du code de procédure pénale qui prévoit le renvoi dans l'intérêt d'une bonne administration de justice", dit-il.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Mar 23 Mai 2006, 6:35 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/22052006/290/le-general-rondot-refuse-de-repondre-aux-juges.html

lundi 22 mai 2006, 12h42

Le général Rondot refuse de répondre aux juges

Citation :
PARIS (Reuters) - Le général Philippe Rondot, protagoniste-clef de l'affaire Clearstream, a refusé lundi matin de répondre aux juges après avoir été conduit de force au pôle financier du tribunal de Paris, a dit son avocat.

Le militaire a quitté le bureau des magistrats chargés du dossier, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, après environ une heure trente de présence, sans faire de déclaration à la presse.


agrandir la photo

Le défenseur de Philippe Rondot, Me Eric Morain, a précisé que le général, ancien des services secrets et ex-conseiller de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, avait "renouvelé sa demande d'être entendu comme témoin assisté" et s'était heurté à un refus.

"En conséquence, il a maintenu sa position" consistant à refuser de répondre aux questions des juges, comme il l'avait annoncé, a-t-il ajouté.

Philippe Rondot a décidé de ne pas parler aux juges "parce que ces juges lui refusent (le) droit d'avoir accès au dossier que toutes les parties ont dans n'importe quelle instruction", avait expliqué auparavant l'avocat sur Europe 1.

Me Morain n'avait pas le droit d'assister à l'audition, car son client n'a que le statut de témoin.

Le général Rondot n'avait pas opposé de résistance lorsque les policiers avaient sonné tôt dans la matinée à la porte de son immeuble de Meudon, près de Paris.

Les enquêteurs ont mis à exécution un mandat d'amener délivré par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, chargés de l'enquête pour "dénonciation calomnieuse" sur les listings falsifiés de la société financière luxembourgeoise Clearstream.

Philippe Rondot, 69 ans, était interrogé comme témoin après avoir mené une enquête officieuse en 2004 sur ces listes qui semblaient compromettre des personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

Le général avait refusé de se rendre à une convocation jeudi dernier. Les juges ont donc demandé à pouvoir faire usage de la force publique, ce que le parquet a accepté. Samedi, des policiers se sont rendus à son domicile.

VILLEPIN AURAIT VOULU FAIRE LIBERER LAHOUD

Lors d'un premier interrogatoire, le 28 mars, le militaire avait expliqué le rôle de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream et évoqué en des termes ambigus l'existence d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon.

Selon cette déposition, dont de larges extraits ont été publiés dans la presse, Dominique de Villepin s'intéressait à Nicolas Sarkozy lorsqu'il a confié au général Rondot, le 9 janvier 2004, une enquête sur les listings de Clearstream, que venait de lui remettre le n°2 d'EADS Jean-Louis Gergorin.

Depuis, l'ancien conseiller de la ministre de la Défense est revenu sur la mise en cause des deux têtes de l'exécutif, notamment dans un entretien au Journal du Dimanche.

Or, Le Monde publie lundi de nouveaux extraits des notes du général tendant à démontrer que l'ancien agent secret n'a pas révélé lors de sa première audition par les juges l'identité du "corbeau", à savoir Jean-Louis Gergorin, par crainte de voir Dominique de Villepin impliqué.

"Une épée de Damoclès sur D de V", écrivait l'ancien conseiller au ministère de la Défense.

Selon le quotidien, la préoccupation continue du général était que l'identification de Jean-Louis Gergorin comme l'auteur des dénonciations anonymes ne conduise au Premier ministre.

En outre, selon la chaîne d'information continue LCI, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, a demandé personnellement, en mars 2004, au général Rondot de faire libérer Imad Lahoud, alors en garde à vue pour escroquerie.

L'informaticien, ancien directeur du centre de recherches d'EADS, est soupçonné d'être l'auteur des faux listings Clearstream.

Interrogé par Reuters, l'entourage du Premier ministre a démenti ces informations lundi matin.

"Matignon rappelle que Dominique de Villepin ne connaît pas personnellement Imad Lahoud et qu'il n'est jamais intervenu dans une procédure judiciaire", a-t-on souligné de même source.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Mar 30 Mai 2006, 10:29 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/30052006/202/clearstream-gergorin-s-explique-devant-la-police.html

mardi 30 mai 2006, 7h24

Clearstream: Gergorin s'explique devant la police

Par Benjamin SPORTOUCH

Citation :
PARIS (AFP) - L'interrogatoire mardi de Jean-Louis Gergorin par les policiers chargés de l'affaire Clearstream devrait permettre d'en savoir plus sur l'origine des comptes trafiqués envoyés à la justice et sur d'éventuels commanditaires de cette falsification.

M. Gergorin pourrait être placé en garde à vue, au maximum deux jours. En fonction de cette audition, l'ancien diplomate qui s'est longuement exprimé dans la presse la semaine dernière pourrait être ensuite présenté aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en vue d'une éventuelle mise en examen.


agrandir la photo

M. Gergorin a reconnu dans la presse qu'il était l'expéditeur de deux des cinq courriers anonymes parvenus au juge Renaud van Ruymbeke entre mai et octobre 2004, et dont il laisse toujours entendre qu'ils sont authentiques.

L'enquête du magistrat a pourtant démontré que ces courriers dénonçaient à tort le versement de rétrocommissions, dans le dossier de la vente de frégates à Taïwan, à des personnalités industrielles et politiques françaises, dont Nicolas Sarkozy, sur des comptes de l'établissement financier luxembourgeois Clearstream.

M. Gergorin n'a rien voulu dire de la mystérieuse "source" qui lui aurait fourni ces listings, expliquant que la vie de cette dernière en serait "menacée".

Mais au vu de la description qu'il en a donnée - "quelqu'un qui travaille sur le financement du terrorisme international"- tous les regards se sont tournés vers Imad Lahoud.

Les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) tenteront certainement d'obtenir de M. Gergorin le nom de cette "source" pour établir la genèse de cette "dénonciation calomnieuse" dont sont saisis les juges.

Les policiers pourraient attendre une éventuelle mise en cause par Jean-Louis Gergorin pour faire venir Imad Lahoud à son tour, avant une possible confrontation entre les deux hommes.

Celui-ci, sorti mardi d'une hospitalisation pour "dépression", a démenti avoir "pénétré le système informatique de Clearstream" et être un "falsificateur".

Autre question cruciale qui devrait être posée à Jean-Louis Gergorin dans ce dossier devenu affaire d'Etat: Dominique de Villepin a-t-il demandé lors d'une réunion le 9 janvier 2004 au Quai d'Orsay en sa présence et celle du général Philippe Rondot d'enquêter secrètement sur le compte attribué à son rival politique Nicolas Sarkozy, et qui se révèlera faux ?

M. de Villepin l'a nié. Le général Rondot, qui a refusé de parler aux juges lundi, avait été uniquement chargé de "vérifications" mais pas sur les hommes politiques mentionnés, a expliqué le Premier ministre.

Dans un entretien à Libération, M. Gergorin a apporté une version accablante pour son "ami" M. de Villepin. Selon lui, ce dernier a refusé en janvier 2004 une enquête de la Direction de la surveillance du territoire (DST), qui dépend du ministère de l'Intérieur, pour que M. Sarkozy ne soit pas "mis au courant".

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 02 Juin 2006, 6:36 am

Source : http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/villepin/dossier.asp?ida=438544

L'Express du 01/06/2006

Villepin: opération survie

par Christophe Barbier, Eric Mandonnet

Citation :
Alors que l'affaire Clearstream continue de le menacer, le Premier ministre veut croire en ses chances de rester à Matignon

«Le Sphinx ne bouge pas une oreille.» C'est un collaborateur du président qui le dit, après avoir donné au chef de l'Etat - qui le lui demandait - son avis sur Dominique de Villepin. «Il nous questionne, nous écoute, nous relance, mais ne dit rien, ajoute le conseiller. Et l'on ne sait s'il a décidé de garder le Premier ministre ou s'il prépare quelque chose.» Drôle d'ambiance pour un anniversaire: douze mois après la nomination à Matignon, la principale question à propos de Villepin est celle… de son maintien.

Il était arrivé, assuré de bousculer l'échiquier préélectoral...

Il était arrivé, convaincu que l'histoire de France allait enfin reprendre son cours, après la parenthèse qu'avaient constituée les mandats de ses prédécesseurs. Un an plus tard, par les abîmes de sa popularité et les doutes sur sa longévité, c'est à Edith Cresson qu'il a été le plus comparé. Il était arrivé, persuadé d'incarner «le parti de l'action» et de diriger «un gouvernement de service public», ainsi qu'il le clamait dans son discours de politique générale, le 8 juin 2005. Agir lui est devenu chaque jour plus difficile, dès lors que tous les principaux ministres sont en guerre ouverte contre lui.

Il était arrivé, assuré de bousculer l'échiquier préélectoral après avoir apuré son image personnelle. «Aujourd'hui, dans la vision que l'on a de moi, il n'y a plus de cabinet noir, plus de Fouché, confiait Villepin peu après son arrivée. Ceux qui m'ont connu avant toute cette période me retrouvent. Là où je suis, les accessoires ont disparu. En politique, on vous photographie, les décors sont par conséquent très importants. Ici, la liberté d'incarnation est beaucoup plus grande.» Mystère de l'unité d'un homme animé par un vrai amour de la France et une idée sincère de la grandeur, tout en étant sans cesse rattrapé par les pires accusations de manigances et de graves soupçons de basses œuvres. Dans la tempête de l'affaire Clearstream, voilà le chef du gouvernement suspendu aux déclarations de l'ancien vice-président du groupe EADS, Jean-Louis Gergorin, entendu cette semaine par les enquêteurs.

Mais la bave du corbeau n'atteint pas la blanche colombe gouvernementale. Villepin se drape dans son honneur: «Il n'y a pas une question à laquelle je ne puisse pas répondre en opposant la réalité des faits.» Il constate que «pas une seule note écrite ne [lui] a été adressée par le général Rondot» et nie toute «enquête parallèle». Ses relations avec Nicolas Sarkozy, plus détestables que jamais (voir les deux encadrés), sont devenues un défi permanent à une gestion commune des affaires de l'Etat. «L'actualité a été foudroyante pour la droite», reconnaît le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. En août 2005, le Premier ministre assurait en privé que le président de l'UMP avait désormais «la preuve de [sa] bonne foi dans cette affaire». Les dernières semaines ont montré tout le contraire. Alors, Villepin s'emporte: «La preuve de ma bonne foi, c'est que je l'ai nommé ministre de l'Intérieur. Cinq minutes plus tard, il savait tout ce que j'ai fait dans cette affaire.»

Le semestre noir qui s'achève a révélé plusieurs vérités sur ce chef de gouvernement qui s'est rêvé chef d'Etat. D'abord, le Villepin sobre et tempéré, homme d'écoute et de décisions mûries, a fondu sous le Villepin emporté et péremptoire - le vrai. Puis le Villepin détruit par le CPE et la polémique Clearstream s'est affiché regonflé par le Villepin sauveur d'emplois de la Sogerma.

La fonction de Premier ministre, déjà distordue par le quinquennat, a subi d'autres aléas sous la coupe de son titulaire actuel. En un an, il s'est invité sur le terrain du président, proclamant lui-même l'état d'urgence en novembre, puis il s'est abrité derrière le chef de l'Etat, lui demandant au printemps de sauver le CPE par une «susmulgation» - suspension-promulgation - relevant de la fantasmagorie constitutionnelle. Enfin, il ignore aujourd'hui le président, agissant comme si sa confiance lui était acquise, ou inutile, pour son action.

Car, après s'être affiché comme un Colbert et comporté comme un Mazarin, Dominique de Villepin va tenter d'être pragmatique comme un Sully. «Nous vivons un moment démocratique important: un homme politique sert-il à quelque chose ou est-il impuissant?» Puisque la majorité parlementaire est gagnée par une humeur frondeuse lourde de menaces, le chef du gouvernement devra contourner l'Assemblée: sans doute ne réclamera-t-il pas au chef de l'Etat une session extraordinaire pour le mois de juillet.

Après l'échec du CPE, le Premier ministre sait qu'aucune mesure à efficacité rapide ne pourra être prise contre le chômage d'ici à l'élection présidentielle. Il lui faudra donc vivre sans turbo, sur l'élan, positif ce mois-ci encore, de l'action passée en faveur de l'emploi. Il veut croire que d'autres «révolutions» - il utilise le terme - sont possibles, par exemple en modifiant les règles de l'orientation à l'occasion du débat université-emploi. Ses multiples déplacements, de Bergerac (Dordogne) à Chartres (Eure-et-Loir), ce jeudi, pour sa conférence de presse mensuelle, représentent-ils autre chose qu'une fuite en avant? S'il demeure à Matignon jusqu'en 2007, Dominique de Villepin sera un acteur de la campagne présidentielle: à défaut de gagner, il pourra faire perdre. Pour qui a rêvé d'épopée napoléonienne et de geste gaullienne, cela s'appelle certes écrire l'Histoire. Mais à l'envers.

Citation :
Dominique vu par Nicolas

Villepin ne s'est pas contenté d'exploiter l'affaire Clearstream, il en a monté le volet concernant les élus: voilà la conviction de Nicolas Sarkozy. Quand son ami Brice Hortefeux évoque une «tentative de meurtre politique», il suffit de suivre son regard. Et le chef du gouvernement l'a suivi… Huit jours après les déclarations publiques de son ministre délégué aux Collectivités territoriales, il a eu une explication privée avec lui, dans le bureau de Pierre Mongin, le directeur de cabinet de Matignon. Une quarantaine de minutes, dont un soliloque de plus d'une demi-heure, pour un plaidoyer pro domo assorti de quelques menaces. Les amis du président de l'UMP n'ont aucun doute: le Premier ministre est coupable. C'est donc lui qui doit partir. A part cela, tout va bien entre les deux hommes.


Citation :
Nicolas vu par Dominique

Il ne le dit pas explicitement, mais c'est tout comme: pour le Premier ministre, si l'affaire Clearstream a quitté l'actualité de l'industrie pour celle de la politique, c'est à cause de Nicolas Sarkozy. Accusé d' «occuper l'espace» et de «s'en servir d'ici à l'élection présidentielle». Dominique de Villepin n'avait déjà pas digéré l'échec du CPE: «Il a manqué une dynamique politique.» Autrement dit, le président du parti majoritaire n'avait pas fait son travail. Cette fois, c'est d'une attaque contre des principes fondateurs qu'il soupçonne son ministre d'Etat: «Laisser notre démocratie se faire piéger par une histoire de ce type, c'est la soumettre, dans le futur, à toutes les rumeurs.» Dernier sujet de tension: le voyage, jugé électoraliste, de Sarko en Afrique. «Si on est candidat, il faut prendre ses responsabilités!» s'irrite le Premier ministre. A part cela, tout va bien entre les deux hommes.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 08 Juin 2006, 6:43 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/07062006/290/imad-lahoud-place-en-garde-a-vue-dans-l-affaire.html

mercredi 7 juin 2006, 16h39

Imad Lahoud placé en garde à vue dans l'affaire Clearstream

Citation :
PARIS (Reuters) - Imad Lahoud, ancien employé d'EADS et l'un des principaux suspects de la falsification des listings de Clearstream, a été placé en garde à vue par les juges chargés de l'enquête.

Licencié le mois dernier, ce Franco-Libanais de 38 ans, qui était directeur scientifique d'EADS, est arrivé peu après 08h30 à Nanterre à la Division nationale des investigations financières (DNIF), qui l'avait convoqué, ont rapporté des témoins.

"Imad est partagé: il a une peur bleue de l'incarcération, (...) mais il a aussi envie de s'expliquer devant les autorités judiciaires", a dit à la presse son avocat, Me Olivier Pardo.

Après sa garde à vue, Imad Lahoud devrait être présenté aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en vue d'une éventuelle mise en examen, vendredi au plus tard.

Gendre de François Heilbronner, ancien collaborateur de Jacques Chirac, Imad Lahoud a travaillé pour les services secrets français, auxquels il avait fait espérer qu'il percerait à jour les finances d'Oussama ben Laden, sans résultats.

Il est mis en examen dans deux affaires financières portant sur des faillites présumées frauduleuses et a été écroué durant quelques mois en 2002.

Des listes de supposés comptes bancaires occultes de Clearstream, semblant compromettre des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, ont été remises par l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin au juge parisien Renaud Van Ruymbeke en 2004. Les examens ont démontré que ces listes avaient été falsifiées.

Jean-Louis Gergorin pourrait avoir obtenu ces listes d'Imad Lahoud, qu'il avait recruté à EADS en 2003. Vendredi dernier, Jean-Louis Gergorin a été mis en examen pour "faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse".

Il s'est dit de bonne foi et a assuré que ces listes lui avaient été remises par une tierce personne qu'il n'a pas voulu nommer.

TROISIEME PROTAGONISTE

Imad Lahoud a dit dans la presse avoir obtenu des listings sans noms en mars 2003 du journaliste Denis Robert, auteur d'un livre sur Clearstream.

Il a nié toute implication dans la falsification et expliqué avoir remis les listings à un officier de la DGSE, les services secrets français.

Initialement, dans une déposition devant les juges, Denis Robert avait expliqué avoir remis les listings sans noms à Imad Lahoud en mars 2003.

Dans un livre à paraître jeudi, dont des extraits sont parvenus à plusieurs journaux, le journaliste complète cette version des faits et évoque l'existence d'un nouveau protagoniste, Florian Bourges, ancien consultant d'Arthur Andersen.

Ce dernier aurait travaillé sur Clearstream pour le compte des autorités luxembourgeoises et obtenu des listings de comptes bancaires, qu'il aurait proposés sans succès à Denis Robert, avant de les remettre en 2003 à Imad Lahoud, selon la version de Denis Robert.

Florian Bourges aurait ensuite prévenu le juge Van Ruymbeke en 2004. Ce récit n'a reçu aucune confirmation policière ou judiciaire et a été démenti par Me Pardo.

Florian Bourges devrait à son tour être entendu par les juges, dit-on de source proche du dossier.

Pour établir le mobile de la manipulation, les avocats des parties civiles estiment qu'il faut partir des noms des personnalités portées sur les listings par les faussaires.

Parmi ces noms figuraient ceux de Nicolas Sarkozy, d'Alain Gomez, ex-P-DG de Thomson et ennemi juré de Jean-Louis Gergorin, et de plusieurs autres personnes moins connues avec qui l'industriel avait eu maille à partir.

Etaient aussi portés des noms de personnes inconnues du grand public mais impliquées dans des épisodes confidentiels de la politique française, comme le magistrat Gilbert Flam.

Ce dernier avait été limogé des services secrets en 2002 par le président Chirac, qui le soupçonnait d'avoir enquêté sur ses affaires japonaises pour le compte de la DGSE.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 08 Juin 2006, 9:50 am

Bon, finie l'affaire Clearstreem, passée de mode Very Happy
Faudra trouver autre chose pour essayer d'abattre Sarko Very Happy Very Happy

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 08 Juin 2006, 9:58 am

Elle n'est pas finie ! Elle ne fait que commencer et elle abattera précisemment ceux qui voulurent la peau de SARKOZY ! diable

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Ven 09 Juin 2006, 6:46 am

Source : http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=4124

jeudi 8 juin 2006, mis à jour à 13:08

Clearstream

Lahoud en mauvaise posture

Eric Lecluyse, avec Reuters

Citation :
Florian Bourges aurait admis devant les juges avoir fourni des listings de comptes Clearstream à Imad Lahoud. L'informaticien les aurait ensuite falsifiés, affirme Denis Robert dans un livre qui aurait dû paraître aujourd'hui

Florian Bourges, ex-salarié du cabinet d'audit Arthur Andersen, a été entendu mercredi par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Il aurait admis avoir copié les listes de comptes Clearstream avant qu'ils ne soient falsifiés.

La justice a par ailleurs ordonné le report de la parution du livre de Denis Robert Clearstream, l'enquête, prévue ce jeudi, pour atteinte à la présomption d'innocence d'Imad Lahoud, toujours en garde à vue, jusqu'à ce qu'il soit statué sur son éventuelle détention provisoire. Dans Clearstream, l'enquête, Denis Robert présente une nouvelle version des faits. Selon lui, Florian Bourges aurait copié des données chez Clearstream, utilisées plus tard par Lahoud pour confectionner les fameux fichiers falsifiés.

Lahoud, ancien responsable du laboratoire de recherches d'EADS, est soupçonné d'avoir introduit dans les listings des noms de personnalités industrielles et politiques, dont Nicolas Sarkozy, qui auraient prétendument touché de l'argent dans l'affaire des frégates de Taïwan. Imad Lahoud affirme qu'il n'a "jamais pénétré le système informatique" de la banque de compensation luxembourgeoise et qu'il n'a jamais rien remis à Jean-Louis Gergorin, ex-vice-président EADS mis en examen la semaine dernière pour "dénonciation calomnieuse", "faux et usage de faux" et placé sous contrôle judiciaire. Imad Lahoud maintient également qu'il n'a jamais été en contact avec Dominique de Villepin. Gergorin et Lahoud ont récemment été démis de leurs fonctions chez EADS.

Van Ruymbeke soutenu
Des magistrats et des avocats ont par ailleurs réclamé, ce jeudi, à Paris, l'arrêt de l'enquête administrative engagée par le ministre de la Justice Pascal Clément sur le juge Renaud Van Ruymbeke, en marge de l'affaire Clearstream. Démarche sans précédent, plusieurs hauts magistrats de Paris et quelques-uns des avocats pénalistes les plus réputés de la capitale ont donné une conférence de presse pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une "injustice".

Le juge antiterroriste Gilbert Thiel s'est montré le plus virulent en ironisant sur l'attitude du gouvernement et en dressant un parallèle avec l'amnistie accordée récemment par Jacques Chirac à l'élu UMP et ancien champion olympique Guy Drut. "Je te dirais bien 'tu es le meilleur d'entre nous' mais la formule porte malheur", a lancé Gilbert Thiel à Renaud Van Ruymbeke, dans une allusion à une phrase de Jacques Chirac à propos de l'ancien Premier ministre Alain Juppé. "On essaye de cacher une affaire politique en reportant la faute sur un juge", a dénoncé Me Olivier Metzner, avocat spécialisé dans les affaires financières.

Renaud Van Ruymbeke, qui était présent, a plaidé sa propre cause, visiblement très ému. "Dans des affaires très difficiles, on ne peut pas se contenter de rester assis sur sa chaise, enfermé dans sa tour d'ivoire", a-t-il plaidé. Environ 330 magistrats et 70 avocats ont signé une pétition en sa faveur. Cette démarche ne fait cependant pas l'unanimité puisque l'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) a estimé que le magistrat était "sorti des clous".

Dominique de Talancé déssaisie
Le juge se voit reprocher d'avoir rencontré hors de tout cadre procédural en 2004 le dirigeant d'EADS Jean-Louis Gergorin et intégré ses informations - des listings de comptes bancaires qui se sont révélés falsifiés - dans son dossier sous forme de courriers prétendument anonymes. Le ministère de la Justice a lancé une enquête administrative contre le juge Van Ruymbeke et suspendu l'examen de sa demande de promotion à la cour d'appel de Paris.

Renaud Van Ruymbeke est connu pour avoir mené à bien des instructions sur le financement occulte du PS, sur des détournements de fonds à Elf, ou encore sur le meurtre de la jeune Britannique Caroline Dickinson en 1996. Il instruit actuellement des dossiers visant Thales, le Paris saint-Germain, mais aussi l'enquête sur une vente de frégates militaires par Thomson à Taiwan en 1991, pour laquelle lui sont reprochées des méthodes litigieuses. Le tribunal de Paris a accepté de dessaisir de ce dossier la juge Dominique de Talancé, cosaisie avec Van Ruymbeke, a-t-on appris de source judiciaire jeudi. Leurs relations sont au plus mal depuis que la magistrate a dénoncé les méthodes de son collègue dans un courrier à sa hiérarchie, début mai.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Lun 19 Juin 2006, 9:00 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/19062006/290/clearstream-villepin-porte-plainte-pour-diffamation.html

lundi 19 juin 2006, 19h16

Clearstream: Villepin porte plainte pour diffamation

Citation :
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a décidé de déposer plainte pour diffamation contre les auteurs de deux ouvrages portant sur l'affaire Clearstream, annonce Matignon.

"Le Premier ministre, en application des dispositions des articles 29 alinéa 1, 30, 31 alinéa 1 et 48 1° bis de la loi du 29 juillet 1881, a décidé de déposer plainte pour diffamation envers un membre du gouvernement", précise un communiqué.

Cette plainte vise les journalistes Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, auteurs de "Règlements de comptes pour l'Elysée", et Denis Robert, auteur de "Clearstream, l'enquête" - deux ouvrages parus en juin.

La requête a été transmise lundi au garde des Sceaux, Pascal Clément.

"On ne peut accepter que des ouvrages entiers consacrés à des constructions mettent en cause le Premier ministre sans fondement", explique-t-on dans l'entourage de Dominique de Villepin.

Dans "Règlements de comptes pour l'Elysée", paru le 8 juin chez Ohéditions, Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, journalistes à L'Express, affirment démonter "la manipulation Clearstream", fruit, selon eux, de la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007.

"C'est aussi cela, l'affaire Clearstream: un président de la République incapable de régler le conflit entre son favori d'aujourd'hui et son chouchou d'hier. Deux hommes qui se haïssent", écrivent-ils.

"Chacun n'ayant qu'une obsession: être le candidat de leur parti à la présidentielle de mai 2007. Seulement voilà: l'un des deux, dans sa quête effrénée du pouvoir, n'hésite pas à transgresser les règles du jeu", poursuivent-ils, mettant en cause Dominique de Villepin dans l'affaire des faux listings de la société Clearstream.

Le livre du journaliste Denis Robert, "Clearstream, l'enquête", aux éditions Les Arènes, dont la diffusion avait été reportée par la justice, a notamment révélé le nom d'un ex-informaticien du cabinet Arthur Andersen, Florian Bourges, qui avait participé à un audit au sein de la chambre de compensation Clearstream.

Ses fichiers auraient été utilisés par Imad Lahoud, ancien cadre d'EADS, pour créer les faux listings Clearstream sur lesquels figuraient les noms de plusieurs personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, accusées à tort de détenir des comptes occultes au sein de la société luxembourgeoise.

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MessageSujet: Nouvelle plainte de Villepin dans l'affaire Clearstream   Jeu 22 Juin 2006, 6:54 am

Source : http://fr.news.yahoo.com/21062006/290/nouvelle-plainte-de-villepin-dans-l-affaire-clearstream.html

mercredi 21 juin 2006, 18h43

Nouvelle plainte de Villepin dans l'affaire Clearstream

Citation :
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a décidé de déposer une nouvelle plainte pour diffamation à l'encontre du journaliste Airy Routier, auteur de l'ouvrage "Le complot des paranos" consacré à l'affaire Clearstream, annonce mercredi Matignon.

"Le Premier ministre, en application des dispositions des articles 29 alinéa 1, 30, 31 alinéa 1 et 48 1° bis de la loi du 29 juillet 1881, a décidé de déposer plainte pour diffamation envers un membre du gouvernement", précise un communiqué.

Lundi, Dominique de Villepin avait porté plainte contre les journalistes Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, auteurs de "Règlements de comptes pour l'Elysée", et Denis Robert, auteur de "Clearstream, l'enquête" - deux ouvrages parus en juin.

"Le complot des paranos" est également paru ce mois-ci aux éditions Albin Michel.

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 22 Juin 2006, 9:01 am

Ce Villepin ne sait plus quoi inventer !

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MessageSujet: Re: L'affaire CLEARSTREAM [topic unique]   Jeu 22 Juin 2006, 11:11 am

Il est édifiant qu'un pays démocratique comme la France puisse imposer à ses habitants un premier ministre non élu et qui domine le Président élu, lui, au suffrage universel !

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MessageSujet: MAM va être entendue sur l'affaire Clearstream   Mar 17 Oct 2006, 1:51 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/17102006/290/michele-alliot-marie-va-etre-entendue-sur-l-affaire-clearstream.html

mardi 17 octobre 2006, 11h54

Michèle Alliot-Marie va être entendue sur l'affaire Clearstream

Citation :
PARIS (Reuters) - La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, va être entendue comme témoin dans l'enquête sur les faux listings de la société Clearstream, a-t-on appris de source autorisée.

La requête des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons sera examinée mercredi par le conseil des ministres, qui doit donner obligatoirement un feu vert formel.

Les juges ne peuvent engager des poursuites contre elle lors d'une audition où elle est convoquée comme témoin.

Dans des déclarations au Monde, publié mardi, la ministre se prononce à nouveau pour une enquête rapide, soulignant que son compagnon, le député UMP Patrick Ollier, figure aussi sur les listings falsifiés de la société Clearstream.

"Je souhaite que toute la lumière soit rapidement faite sur cette affaire, d'autant que Patrick Ollier a lui-même été visé, et peut-être moi à travers lui", dit-elle.

Elle rappelle qu'elle a accepté de déclassifier des documents classés secret-défense et de les remettre aux juges, ce qui a contribué à faire progresser le dossier. "C'est la conception de la justice et de la transparence que je souhaite au ministère de la Défense", dit-elle.

L'enquête des juges d'Huy et Pons porte sur la remise des noms de supposés titulaires de comptes bancaires de Clearstream au printemps 2004 au juge Renaud Van Ruymbeke, effectuée via des lettres anonymes par l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin.

Ce dernier a été mis en examen en juin dernier pour "faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse", de même qu'Imad Lahoud, ex-cadre d'EADS soupçonné d'avoir fabriqué les faux.

Les faux listings compromettaient des centaines de personnalités, hauts fonctionnaires, magistrats, policiers, avocats, industriels et hommes politiques, dont Nicolas Sarkozy.

VILLEPIN ENTENDU?

Le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, Philippe Marland, entendu comme témoin en mai par les juges, a dit qu'il avait demandé en premier, en novembre 2003, au spécialiste du renseignement Philippe Rondot une enquête sur les listings.

Le 13 mai, Philippe Marland a expliqué dans un entretien au journal Nice-Matin que cette mission confiée à Philippe Rondot visait à "savoir si des fonctionnaires de la Défense dans le cadre du marché des frégates (NDLR : vendues par Thomson à Taiwan en 1991) avaient touché des pots-de-vin".

Le général Rondot aurait alors eu interdiction d'enquêter sur des hommes politiques, selon sa déposition devant les juges le 28 mars dont des extraits ont été publiés dans les médias.

Il y expliquait que c'est seulement le 9 janvier 2004, quand Dominique de Villepin - alors ministre des Affaires étrangères - a repris le dossier, qu'il lui a demandé des vérifications sur les hommes politiques, notamment sur Nicolas Sarkozy.

Dominique de Villepin pourrait être entendu comme témoin après Michèle Alliot-Marie. "Je suis non seulement prêt à apporter mon témoignage à la justice, mais je le souhaite", a-t-il dit le 8 octobre dernier au grand Jury RTL-La Figaro-LCI.

Le général Rondot, puis la DST, à laquelle Dominique de Villepin a confié une seconde enquête sur les listings en juillet 2004, sont rapidement parvenus à la conclusion que les listings étaient des faux.

Le juge Van Ruymbeke n'a jamais été informé des conclusions de la DST. Il a mené ses propres investigations à l'étranger pour conclure à la manipulation, fin 2005. Nicolas Sarkozy et d'autres personnalités ayant figuré sur les listings estiment avoir été victimes d'une manipulation et se sont constitués parties civiles.

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MessageSujet: RAFFARIN entendu sur l'affaire Clearstream   Ven 20 Oct 2006, 6:48 am

Source : http://www.latribune.fr/Tribune/Articles.nsf/ArticlesWeb/Clearstream--Raffarin-entendu-pendant-plusieurs-heures-~-ID74F3D8ACD4CB42EBC125720A00536F61?OpenDocument

La Tribune - édition électronique du 19/10/06 à 16:06

Politique

Clearstream: Raffarin entendu pendant plusieurs heures

Citation :
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a été entendu ce jeudi pendant plusieurs heures en tant que témoin par la justice dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream. La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie va elle aussi s'expliquer avant, sans doute, Dominique de Villepin.

Et revoilà l'affaire Clearstream. Mais si, vous savez, cette obscure histoire de fonds secrets, venus de contrats d'armement, transitant par le Luxembourg, notamment via la chambre de compensation interbancaire nommé Clearstream (filiale de la Bourse de Francfort, la Deutsche Börse), censés être destinés, selon différents listings à l'origine douteuse, à des personnalités du monde politique - Nicolas Sarkozy en tête -, voire du show business...

Clearstream est devenu une affaire d'Etat, avec un affrontement au sommet entre Nicolas Sarkozy, rapidement reconnu innocent, et Dominique de Villepin soupçonné d'avoir caché l'enquête sur ce dossier voire d'avoir ourdi une machination contre le ministre de l'Intérieur, son rival potentiel pour l'élection présidentielle de 2007.

On avait un peu oublié Clearstream depuis quelques semaines. Mais cette semaine l'affaire est revenue au grand jour. Comme l'avait révélé le journal l'Est Républicain, l'ex Premier ministre et sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, a été interrogé par les juges en charge du dossier Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ce jeudi pendant plusieurs heures sur ce qu'il sait de cette affaire. Il n'a pas souhaité faire de commentaires à la sortie, indiquant qu'il s'exprimerait ultrieurement. Son ex conseiller en communication, Dominique Ambiel, dont le nom est apparu dans un des listings Clearstream, avait été entendu par les juges à la mi-septembre.

Est intervenue mercredi la décision du Conseil des ministres de permettre à la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, numéro trois du gouvernement, d'être entendue par la justice. Son compagnon, Patrick Ollier, président UMP de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a été mis en cause dans ce dossier. "Je veux savoir pourquoi, et s'il était visé, si c'était moi aussi qui l'étais" a commenté la ministre à l'issue du conseil des ministres.

Dominique de Villepin s'attend lui aussi à une demande d'audition de la part des juges. Il a d'ailleurs déclaré mercerdi qu'il souhaitait apporter son témoignage "le plus rapidement possible" sur ce dossier. "Cela fait partie des exigences démocratiques", a-t-il souligné. Son ancien directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères(de 2002 à 2004) Pierre Vimont a, lui, été entendu mardi après-midi par les juges d'instruction en charge de l'affaire.

Si le Premier ministre, son prédecesseur, et la ministre de la Défense se retrouvent sous pression, c'est en raison de l'implication de personnalités qui gravitent dans leur orbite. C'est le cas du très secret général Rondot, un temps conseiller au ministère de la Défense et chargé apparemment par Matignon d'enquêter sur cette affaire. Le discret directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, Philippe Marland, s'est lui aussi penché sur Clearstream.

Mais les deux hommes clés du dossier sont eux aussi proches de Matignon et de l'hôtel de Brienne (petit nom du ministère de la Défense). Il s'agit de Jean-Louis Gergorin, longtemps responsable des affaires stratégiques dans le groupe européen d'aéronautique et d'armement EADS, maison-mère d'Airbus, et d'Imad Lahoud, à la fois informaticien et financier. On soupçonne ces deux hommes d'avoir été à l'origine d'un ou de plusieurs listings comportant toute une liste de noms censés avoir reçus des sommes illicites via Clearstream. Dans une de cette liste figure, sous des noms à peine maquillés, Nicolas Sarkozy.

Or, Jean-Louis Gergorin a travaillé avec Dominique de Villepin - il l'a même dirigé - au Quai d'Orsay, dans la cellule stratégique du ministère des affaires étrangères. Et c'est ce même Gergorin qui a embauché ensuite Imad Lahoud chez EADS, au risque de gêner le frère de ce dernier, Marwan Lahoud, PDG de la société de missiles MBDA dont EADS est l'un des grands actionnaires.

Pour corser le tout, cette affaire s'est développée en pleine guerre des chefs chez EADS, le patron d'Airbus de l'époque, Noël Forgeard (très proche de Jacques Chirac) ayant bataillé pour prendre la place de Philippe Camus, à la co-présidence du groupe. Or, le nom du conseiller principal de Noël Forgeard apparaissait aussi sur le fameux listing. A tel point qu'il a été mis toute une nuit en garde à vue, le soir même de la première présentation de l'Airbus géant A380. Il a pu y voir un coup de son ex-ami devenu rival, Jean-Louis Gergorin, proche, lui, de Philippe Camus.

Au final, est-ce une affaire de rivalité humaine et industrielle qui a dégénéré en impliquant au passage des politiques, au premier chef Nicolas Sarkozy, ou une véritable affaire d'Etat? Il n'est pas sûr que les auditions attendues de Jean-Pierre Raffarin, de Michèle Alliot-Marie et sans doute de Dominique de Villepin permettront de totalement démêler l'écheveau.

Olivier Provost

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MessageSujet: L'affaire CLEARSTREAM   Sam 11 Nov 2006, 2:04 pm

Source : http://fr.news.yahoo.com/11112006/202/clearstream-la-ministre-alliot-marie-entendue-par-les-juges.html

samedi 11 novembre 2006, 8h56

Clearstream: la ministre Alliot-Marie entendue par les juges

Par Emmanuel PARISSE et Benjamin SPORTOUCH

Citation :
PARIS (AFP) - La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a été entendue vendredi pendant plus de 11 heures par les juges de l'affaire Clearstream, premier membre du gouvernement en exercice dans ce cas avant l'audition annoncée mais toujours pas fixée du Premier ministre, Dominique de Villepin.

Mme Alliot-Marie qui est entrée dans le bureau des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons vers 13H30 l'a quitté samedi peu avant 01H00.

A sa sortie elle n'a fait aucune déclaration, quittant les locaux en voiture par le parking souterrain par lequel elle était arrivée pour éviter les journalistes présents devant le bâtiment.

En fonction depuis 2002 et potentielle candidate à l'Elysée, elle a probablement été interrogée sur sa connaissance, en 2003 et 2004, de cette affaire de listings de comptes qui se sont avérés truqués.

Des responsables industriels et politiques, dont Nicolas Sarkozy, y étaient mentionnés. Un corbeau les accusait d'avoir touché des pots-de-vin dans la vente de frégates à Taiwan en 1991.

La ministre avait précédemment "démenti formellement" avoir été informée de la présence de personnalités politiques dans les listings Clearstream qu'elle affirme avoir découvert à l'été 2004 dans la presse.

Elle reconnaît avoir confié en novembre 2003 au général Philippe Rondot, son conseiller de l'époque pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros), une enquête pour vérifier si "les fonctionnaires" de son ministère qui y figuraient étaient réellement destinataires d'argent occulte.

Selon le général, mais aussi selon le directeur de cabinet de la ministre Philippe Marland, entendu en mai et juin, la ministre cesse de s'intéresser à l'affaire à l'été 2004 après avoir été informée du fait qu'il s'agissait d'une manipulation.

Estimant elle-même "avoir été visée" par ce complot à travers son compagnon le député UMP Patrick Ollier, dont le nom a été cité dans l'affaire et aujourd'hui partie civile, la ministre de la Défense a demandé à être entendue le "plus vite possible".

Le 18 octobre, le conseil des ministres a donné son feu vert à son audition.

Le choix du statut de simple témoin octroyé à Mme Alliot-Marie par les juges montre qu'ils ne disposent pas d'indices la rendant suspecte d'une éventuelle complicité des infractions poursuivies.

Les juges ont dû la questionner sur les notes du général Rondot, qui laissent entendre dès mai 2004 que l'opération n'est qu'un obscur "montage". Mme Alliot-Marie est alors avertie par le général qui évoque également la présence sur les listings du nom de l'actuel ministre de l'Intérieur. "J'ignore si elle a pris son téléphone pour en informer alors M. Sarkozy. Si elle ne l'a pas fait, je le regrette", a dit le haut gradé aux juges le 28 mars.

Ils ont probablement demandé à Mme Alliot-Marie si elle a répercuté au premier semestre 2004 ces informations sur la manipulation à M. de Villepin et à Jacques Chirac.

Par ailleurs, il est vraisemblable qu'ils lui aient également demandé si elle était informée des "vérifications" secrètes confiées en janvier 2004 au général Rondot, par Dominique de Villepin alors ministre des Affaires étrangères.

Enfin, les juges pourraient l'avoir la sollicité sur sa connaissance supposée des contacts début 2003 entre la DGSE et Imad Lahoud, falsificateur présumé des listings, mis en examen le 9 juin pour "dénonciation calomnieuse", "faux et usage de faux".

Outre M. Lahoud, Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, qui a reconnu avoir adressé à la justice les listings falsifiés est poursuivi depuis le 1er juin pour les mêmes chefs.

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