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 Le dernier Shah d'Iran

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MessageSujet: Le dernier Shah d'Iran   Le dernier Shah d'Iran EmptyJeu 07 Juin 2007, 11:02 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammad_Reza_Pahlavi

Citation :
Mohammad Reza Shah Pahlavi (en persan : محمد رضا شاه پهلوی), né le 26 octobre 1919 à Téhéran et mort le 27 juillet 1980 au Caire, fut le dernier Shah d'Iran du 16 septembre 1941 au 16 janvier 1979.


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Mohammad Reza Shah Pahlavi et l'Impératrice Farah lors des cérémonies de Couronnement


Biographie

Jeunesse

Son père, Reza Pahlavi (1877–1944), fut un soldat puis officier de la division cosaque persane avant d'entrer en politique où il gravit rapidement les échelons : ministre de la Guerre un temps, il devint rapidement premier ministre puis se proclama Shah (Empereur en Perse) en 1925 à la faveur de la destitution du dernier monarque de la dynastie Qadjar. Il fonda alors la dynastie Pahlavi.
Mohammad naît à Téhéran et est éduqué à l'Institut Le Rosey de Rolle, (Suisse) et au Collège militaire de Téhéran.

Accession au pouvoir

Suite à l'abdication de son père, écarté du pouvoir par les Britanniques au début de la Seconde Guerre mondiale[1], Mohammad Reza devient Shah d'Iran le 16 septembre 1941.
En 1953, le premier ministre nationaliste démocratiquement élu, Mohammad Mossadegh, le force à s'exiler suite à leur opposition sur la gestion des gisements pétroliers exploités par les Britanniques et les Américains, que Mossadegh veut nationaliser.

Retour sur le trône et réformes

Aidé par la CIA et le MI6 britannique au cours de l'Opération Ajax, le Shah remonte rapidement sur le trône. L'ancien premier ministre Mossadegh est condamné à mort. Il fût cependant gracié par le Shah et sa peine sera commuée en un exil intérieur qui durera jusqu'à sa mort.[1]
Le Shah d'Iran devient un des dirigeants les plus importants du Moyen-Orient, car il gouverne un pays riche en gisement pétrolier et militairement puissant, tout en profitant de la bienveillance des États-Unis (Opération Ajax). Il abolit le système multipartite qui lui est hostile et instaure un régime autoritaire avec l'aide de la police politique iranienne, la SAVAK, et l'aide militaire des États-Unis.
Avec sa « révolution blanche », le Shah modernise progressivement l'Iran pour en faire un pays occidentalisé. Son père Reza Shah avait lancé la construction d'un Iran laïc et à l'image de ce que Mustafa Kemal Atatürk a fait pour la Turquie : une révolution industrielle et culturelle.
La révolution blanche concerne une série de mesures destinées à moderniser le pays, comme une réforme agraire, la constitution du corps de Sepah-e Danech (l'armée du savoir) pour alphabétiser les populations, la relève du suffrage universel, y compris pour les femmes, la mise en place d'un examen professionnel pour les aspirants théologiens islamiques (les mollahs) et ce en rupture avec les vieilles traditions religieuses.
La chute
Sa politique aboutit à une croissance économique très forte durant les années 1960 et 1970. Cependant, en 1978, devant la brutalité des méthodes de la SAVAK, le faste ostentatoire des plus riches et de la famille impériale et une sclérose démocratique, le président américain Jimmy Carter demande au Shah de libéraliser son pays.
Le Shah fait appel à ses opposants les plus libéraux, comme Chapour Baktiar, pour tenter de sauver le régime impérial perçu comme trop autoritaire et trop occidentalisé en particulier par les conservateurs religieux. Le nouveau premier ministre, pour pouvoir rétablir la situation, demande au Shah de quitter l'Iran pour une durée indéterminée (officiellement pour quelques semaines). Par mesure de sécurité, l'armée a bouclé tous les accès au quartier nord, la banlieue cossue où se situe la résidence des souverains. Le Shah et l'impératrice Farah quittent en hélicoptère le Palais de Niavaran pour l'aéroport de Mehrabad. Le 16 janvier 1979 l'avion transportant le couple impérial et quelques collaborateurs décolle, c'est le début de l'exil du Shah.

L'exil

Deux semaines plus tard, après avoir bloqué l'aéroport, le gouvernement Bakhtiar laisse l'ayatollah Khomeyni fouler le sol iranien. Après une lutte d'influence qui tourne à l'avantage du chef religieux, Chapour Bakthiar est contraint à la fuite : le dernier gouvernement du Shah s'effondre. Le régime islamique s'impose et va organiser une purge (la plupart des anciens ministres et officiers de l'ancien régime, encore présents en Iran, sont jugés et exécutés). Des menaces sont proférées contre les pays qui accepteraient d'accueillir le Shah, dont le retour est exigé : les chefs religieux veulent le juger.
Accueilli dans un premier temps par le président Sadate, devenu au fil des années un allié et un ami fidèle, le Shah reste quelques semaines en Égypte avant de partir au Maroc sur l'invitation du Roi Hassan II. C'est alors que les services secrets français informent le souverain marocain que les religieux iraniens ont l'intention d'enlever des membres de sa cour comme monnaie d'échange. Hassan II refuse ce chantage, mais le Shah préfère éviter ce scénario : il décide donc de trouver une autre terre d'exil. L'exil va se poursuivre aux Bahamas, où le Shah et sa famille obtiennent un visa de 3 mois, et ensuite au Mexique. Atteint de la maladie de Waldenström, le Shah demande aux États-Unis le droit de l'accueillir le temps d'une opération chirurgicale. D'abord très réticente, l'administration Carter accepte à titre provisoire et pour raison médicale. L'admission du souverain dans un hôpital new-yorkais sera à l'origine de la prise d'otage de l'ambassade américaine de Téhéran[réf. nécessaire]. La situation devenant intenable, Mohamed Reza Pahlavi est à présent transféré sur une base militaire du Texas : sous la pression, le Mexique refuse le retour du Shah sur son sol. Panamá sera l'étape suivante de l'errance. Mais les mollahs tentent d'obtenir le retour du Shah. Le gouvernement panaméen, d'abord disposé à accueillir les souverains déchus, change de position : il ne verrait pas d'objection à négocier une extradition. Anouar el-Sadate, qui avait toujours demandé que les Pahlavi demeurent en Égypte, réitère son invitation. C'est donc le retour à la première destination d'exil, mais avant cela l'avion va être bloqué plusieurs heures dans l'archipel des Açores : des avocats, chargés par le régime islamique, tentent par ce moyen d'arrêter le Shah. L'avion décolle avant que les autorités locales ne reçoivent officiellement la demande.
Mohammad Reza Pahlavi, extrêmement diminué par la maladie, est installé au Palais Koubeh avec les membres de sa famille. Transféré d'urgence, il doit se faire à nouveau opérer : sa rate a un grand volume et l'intervention subie à New York témoigne de négligences et d'erreurs de jugement déconcertantes[réf. nécessaire]. La seconde opération est réussie mais il s'avère que le cancer est arrivé à un stade beaucoup trop avancé : le foie est atteint. Suivra alors une agonie de plusieurs mois qui prendra fin le 27 juillet 1980.
Le Shah a eu droit à des funérailles nationales organisées en Égypte, mais, par crainte de représailles, la plupart des chefs d'État en fonction ne firent pas le déplacement. Présent lors de la cérémonie, l'ancien président Nixon dénonça la lâcheté de la Maison Blanche et des alliés occidentaux. Le Shah est inhumé dans la mosquée Al-Rifai, au Caire.
L’impératrice Farah Diba et l’héritier du trône, son fils Reza Pahlavi, sont très impliqués aujourd’hui dans les mouvements d’opposition au régime iranien au niveau international.

Bibliographie

Iman Ansari, Patrick Germain "Mon père, mon frère, les Shahs d'Iran", Entretiens avec le prince Gholam-Reza Pahlavi. Editions Normant 2004. ISBN 2-915685-06-1

Liens internes

Opération Ajax
Révolution islamique
Mohammad Mossadegh
Révolution blanche

Lien externe

Au temps de la splendeur du Shah un dossier d'archives vidéo de la Télévision suisse romande

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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