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 J + 264 : le CD&V entre en piste !

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MessageSujet: J + 264 : le CD&V entre en piste !   Jeu 03 Mar 2011, 11:39 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/646307/le-cdv-doit-mettre-un-formateur-sur-les-rails.html


Le CD&V doit mettre un formateur sur les rails



Mis en ligne le 03/03/2011
Wouter Beke devient “négociateur royal” pour déminer le dossier communautaire. Il sera chapeauté par la N-VA et le PS.

Cette fois c’est fait, un CD&V signe le nouveau bail de missionnaire royal. Un bail à durée indéterminée et un petit nom de baptême sans doute censé sonner agréablement aux oreilles de ceux qui réclament une reprise rapide de réelles négociations. A savoir tout le monde. Le jeune président de parti Wouter Beke est en effet devenu "négociateur royal", avec un ordre de mission visant à aboutir à la base d’un accord institutionnel et à la mise sur rails d’un formateur pour un prochain gouvernement de plein exercice. Lors d’une brève déclaration prononcée à l’issue de son entrevue avec le Roi, Wouter Beke a dit espérer engranger des progrès suffisants "pour qu’un formateur puisse ensuite définitivement arriver à un accord communautaire et à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral à part entière". Cette mission n’aboutira à un succès que "si les neuf partis concernés ont la ferme volonté de participer activement à la recherche de solutions", a-t-il précisé. Aucune formation politique n’est donc encore sortie du ring à ce stade. Pour autant, Bart De Wever a immédiatement fait savoir qu’il entendait obtenir rapidement plus de clarté sur la coalition et le contenu de la "formule" qui sera mise en place. On sent le PS également pressé, mais sur le fond. "Il faut conclure une fois pour toutes, notamment sur BHV et le refinancement de Bruxelles, les transferts de compétences vers les entités fédérées et le financement durable de l’Etat fédéral et des entités fédérées", a-t-il lancé à l’issue de la désignation de Wouter Beke. Ce dernier aura sans doute à cœur de satisfaire les deux poids lourds car il ne prendra d’initiative qu’en "concertation privilégiée" avec les présidents des PS et N-VA. Autre information, la négociation royale de Wouter Beke n’est apparemment pas limitée dans le temps. L’intéressé s’étant refusé à tout commentaire sur la question.


Le président du CD&V, qui avait hésité longuement à se mouiller personnellement dans l’aventure, a reçu le soutien unanime de tous les partis. Y compris du MR qui l’assure de son "engagement constructif pour la suite. Charles Michel salue au passage le travail de Didier Reynders qui a débouché sur le "constat que des négociations pouvaient démarrer". On ne sait pas si cet hommage optimiste mettra un peu de baume au cœur à l’ex-informateur libéral dont la mission a laissé un goût de trop peu à la plupart de ses partenaires.


Mardi soir, Didier Reynders a tout fait, selon certaines sources, pour rempiler aux côtés de Wouter Beke. Il y avait une logique à cela : lorsqu’il a été nommé informateur, avec l’appui des autres partis, c’était notamment pour que le MR se découvre sur BHV. Didier Reynders a expliqué à plusieurs de ses interlocuteurs que s’il restait à la barre, il pourrait peut-être dégager un accord sur BHV. Il a d’ailleurs mis sur la table une série de pièces de "Lego" qui figureront sans doute dans le compromis final sur BHV. Pour autant, bien sûr, que l’on y arrive un jour.

Mais il est apparu, tout au long de sa mission, que Didier Reynders était en quelque sorte en "liberté surveillée". Toute avancée non-conforme aux exigences des FDF aurait été sévèrement condamnée par Olivier Maingain. Lequel n’était d’ailleurs pas très chaud à l’idée que Didier Reynders prolonge. Les autres partis ont donc estimé qu’il n’était pas "utile" que Didier Reynders reste en place.
Sur le dossier symbolique de BHV, les francophones attendent aujourd’hui que Wouter Beke opère une savante synthèse des positions flamandes. Au CD&V, on continue d’ailleurs à penser que LE problème à résoudre en priorité, c’est BHV. Pour cela, il faudra que les francophones assouplissent leur position (et qu’ils abandonnent par exemple l’apparentement qui ne fera qu’accentuer la tache d’huile, craignent les Flamands). Il faudra aussi que la N-VA (et le CD&V) se montrent plus ouverts à certaines décisions sur Bruxelles.


D’un point de vue plus général, les francophones espèrent de Wouter Beke qu’il rassemble les partis du Nord autour d’un seul et même projet de manière à faciliter la reprise des négociations. Pour opérer cette synthèse, Wouter Beke, dit-on dans certains milieux, aurait reçu de Bart De Wever la garantie qu’il ne poserait plus d’exclusive ni à l’égard des socialistes flamands, ni mêmes des verts, du Nord et du Sud. Pourquoi se priver des 25 sièges que représentent les verts du Nord, du Sud et des socialistes flamands alors que ces trois partis ont été parmi les plus constructifs depuis le début de la crise, fait-on valoir.

Hier, une grosse partie du monde politique a salué l’arrivée du CD&V à l’avant-plan. Pour cause, depuis le 13 juin, les sociaux-chrétiens flamands s’étaient toujours refusés à marcher en première ligne. Raisons invoquées : la perte des élections et le fait d’avoir déjà "brûlé" pas mal de personnalités depuis le début de la crise institutionnelle, en 2007. Depuis plus de huit mois, donc, le CD&V répète qu’il appartient aux deux grands vainqueurs, le PS et la N-VA de diriger l’attelage des négociations.


Comment expliquer ce changement de cap ? Après l’échec des missions successives, le top du CD&V a considéré que le parti pouvait à présent lancer Wouter Beke. Et puis le parti est meurtri depuis le 5 janvier et sa mauvaise communication sur la note du préformateur Johan Vande Lanotte. Pour rappel, les sociaux-chrétiens avaient dit "non mais" alors que les autres, à l’exception de la N-VA, disaient "oui si". En fait, tout le monde a dit la même chose mais, analyse-t-on en interne, on a fait porter au CD&V la responsabilité de la fin de la mission de Johan Vande Lanotte alors que Beke, Leterme, Peeters et consorts n’ont fait que dire tout haut ce que tous les autres partis pensaient tout bas. Fort de ce constat, le CD&V ne voulait cependant pas que Wouter Beke se lance sans armure et sans défense dans ce champ de bataille. Il a donc organisé plusieurs contacts, dont l’une mercredi matin entre Wouter Belke, Bart De Wever et Elio Di Rupo, réunion au cours de laquelle le CD&V a testé la bonne volonté des deux autres partis. Autrement dit, pas question d’envoyer le jeune Beke au casse-pipe pour le simple plaisir d’occuper le terrain. Les réponses obtenues n’étaient pas toutes convaincantes mais les éléments positifs étaient plus nombreux que les éléments négatifs.


Par exemple, le renoncement (temporaire) de Bart De Wever d’éjecter les verts et le SP.A du navire au profit des libéraux. On dit le président de la N-VA assez déçu de la manière dont Didier Reynders a conduit sa mission. Aux yeux du grand leader flamand, le principal problème serait à présent les libéraux et le MR en particulier, trop influencé par le FDF Il est sans doute trop tôt pour tirer des conclusions mais il est un point sur lequel la N-VA ne transigera pas, c’est le nombre d’invités autour de la table. Pas question de s’asseoir à 9, répète-t-on à la N-VA. Du point de vue francophone, la formule a ses avantages. Elle rend notamment la N-VA contournable. Joëlle Milquet, présidente du CDH, s’est d’ailleurs "réjouie que la négociation continue à impliquer les 9 partis car il s’agit d’un gage de soutien large et donc stable à une éventuelle réforme".


Voici donc les cartes dont dispose Wouter Beke. Avec ce jeu, compliqué, il devra trouver l’ébauche d’un accord institutionnel, surtout sur BHV et sans doute celle d’une coalition. On l’aura compris, sur ces deux points, on est encore loin du compte. "Il faut dire ce qui est, on est nulle part sur BHV, confie un francophone. Qu’on ne vienne pas nous dire que le MR a accepté une proposition avec apparentement des listes dans le Brabant, il perdrait au moins deux élus. Qui peut croire une seconde que ce serait testé ? Il est clair que Wouter Beke, c’est la rampe de lancement pour Elio Di Rupo Premier ministre. Problème : je ne vois pas comment Di Rupo pourrait être Premier ministre, je n’arrive pas à l’imaginer. Il traîne trop, il hésite, il tergiverse. Il n’arrive pas à comprendre les Flamands. Ça ne marchera jamais." Allez, bonne chance à Wouter Beke ! Ce jeudi, il a rendez-vous à 16h30 avec Didier Reynders pour un énième passage de témoin.

M. Co., V.d.W et M. Bu.

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MessageSujet: Re: J + 264 : le CD&V entre en piste !   Mer 09 Mar 2011, 2:21 pm

Le CD&V est plus dangereux que la N-VA, en ce sens qu'il souhaite ouvertement l'annexion de Bruxelles à la Flandre, sous des dehors modérés. Dans le passé, lorsqu'il s'appelait CVP, c'était un parti flamando-belgicain. Aujourd'hui, il est confédéraliste, ce qui peut se traduire par "indépendantiste à la manière des tartuffes, afin de mieux étouffer Bruxelles".

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MessageSujet: Re: J + 264 : le CD&V entre en piste !   Mer 09 Mar 2011, 2:41 pm

GAUVAIN a écrit:
Le CD&V est plus dangereux que la N-VA, en ce sens qu'il souhaite ouvertement l'annexion de Bruxelles à la Flandre, sous des dehors modérés. Dans le passé, lorsqu'il s'appelait CVP, c'était un parti flamando-belgicain. Aujourd'hui, il est confédéraliste, ce qui peut se traduire par "indépendantiste à la manière des tartuffes, afin de mieux étouffer Bruxelles".

Mais n'était-ce pas de la gesticulation verbale pour se montrer plus rabique que la N-VA lorsque le CD&V ne connaissait pas encore le "Plan F" de ce parti prêt à larguer Bruxelles au cas échéant pour mieux se replier sur la Flandre ?

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