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 Chronique du lundi 12 mars 2021 : Pandémie qui est le coupable ?

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aigle gouvernant
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aigle gouvernant


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MessageSujet: Chronique du lundi 12 mars 2021 : Pandémie qui est le coupable ?   Chronique du lundi 12 mars 2021 : Pandémie qui est le coupable ? EmptySam 13 Mar 2021, 7:32 am

Chronique du lundi 12 mars 2021 : Pandémie qui est le coupable ?




Le cercle des lumières Wallonie et Flandre (héritier du siècle des lumières )
Comité de rédaction : Erwin Vandendaele de Ledeberg (c/o Président )
Chronique du lundi 12 mars 2021 : Pandémie qui est le coupable ? Lu142561uh9gk_tmp_42429cebdcd2b6f6 Inge Van Overschoot ( Voorziter vlaanderen)
Harald von Steffenhagen : rédacteur germanophone cantons de l’est
Eleonore Dupuis : ( France )
Will Gevers : documentaliste et layout






Bonjour à toutes et tous , une nouvelle semaine de plus avec nos masques,la crainte d’être contaminé, la crainte aussi avec ces vaccins que l’on va ou que l’ont nous a injecté , l’Astra-zeneca par exemple dont un lot donne des retombées de décès suite à des thromboses , alors qui encore croire en qui avoir confiance quand même certains scientifiques sont subventionnés par des lobbys des grands groupes pharmaceutiques!


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Qui est responsable de cette pandémie ? Fuite d’un labo et transmission ? Ou contagion animale dans un marché ?
Si la chauve-souris portait le virus en elle, c'est l’homme qui a libéré l’épidémie. Et la mondialisation qui l’a transformée en pandémie. L’anthropocène sera une succession de crises sanitaires et écologiques si aucun changement radical n’est opéré.


Après la sidération, le temps des questions. L’éclosion du Covid-19 et sa course effrénée sur toute la planète ont obligé à réagir dans l’urgence, à soigner, à compter les morts. Puis à chercher le coupable chez les animaux sauvages présents sur le marché de Wuhan. Des réflexes en totale contradiction avec la majorité des études scientifiques des dernières décennies. Si la chauve-souris porte le virus en elle, l’homme a libéré l’épidémie. Et la mondialisation l’a transformée en pandémie. Sars-Cov-1 (2003), grippe A (2009), Mers-Cov (2012), fièvre Zika (2013-2015), Ebola (2014)… Les maladies émergentes issues de zoonoses se multiplient depuis le début du XXIe siècle, effritant le mythe de la barrière des espèces. Ces réalités devraient servir d’électrochoc pour remettre en cause le triptyque dévastateur déforestation, élevage intensif, commerce d’animaux sauvages. Or les politiques publiques restent indifférentes, frileuses, et la maltraitance de la biodiversité se poursuit. Mauvais calcul ! L’anthropocène dans lequel nous vivons sera une succession de crises sanitaires et écologiques si aucun changement radical de société n’est opéré, à commencer par repenser les liens entre l’homme et le vivant.


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[size=32][size=32]Pandémies : L’inaction organisée[/size][/size]
L’origine des zoonoses, de l’avis d’experts qui alertent depuis longtemps déjà, est plus à rechercher du côté des activités humaines que d’un animal en particulier.
Plus d’un an après l’émergence de la pandémie de Covid-19, une équipe d’experts chinois et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enquêté sur ses origines en se rendant à Wuhan, en Chine. Un mois plus tard, ils décident finalement de ne pas rendre publiques leurs conclusions provisoires et renvoient ultérieurement à leur rapport complet. Dans la foulée, un collectif d’une trentaine de personnalités appelle à la conduite d’une investigation complète et indépendante. Les premiers résultats n’étaient pas concluants, notamment sur l’épineux sujet de l’animal vecteur du virus et intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Pangolin ? Vison ? Blaireau ? Rat des bambous ? Lapin ? Un mystère qui pourrait prendre plusieurs années avant de trouver sa résolution.
Au-delà de la psychose épidémiologique poussant à chercher la culpabilité d’un animal, c’est bien le système global conduisant à ces zoonoses – maladies ou infections se transmettant des animaux vertébrés à l’homme – qui doit être scruté et questionné. « Trouver l’origine est important pour décortiquer les mécanismes d’émergence, pour comprendre comment les zoonoses sortent de leurs réservoirs. Mais pointer tel animal comme responsable n’est pas vraiment pertinent car ces virus font partie de la biodiversité, explique Gwenaël Vourc’h (1), directrice adjointe de l’unité mixte de recherche “Épidémiologie des maladies animales et zoonotiques” à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Ce sont les activités humaines qui créent des situations impactant l’écologie de ces animaux, par l’occupation des terres, la destruction de leurs habitats par exemple, et qui favorisent l’émergence et les opportunités de transmission des virus à l’humain. »
S’intéresser en priorité aux causes d’émergence peine encore à faire son chemin dans les politiques publiques répondant aux crises sanitaires, car cela impliquerait de reconnaître la responsabilité humaine et de remettre en cause le système économique et social reposant sur la mondialisation. Un « aveuglement collectif »« une politique de l’autruche » et un « fonctionnement en silo des disciplines scientifiques et des instances ministérielles » qui ne sont plus acceptables à l’heure de l’anthropocène, pour Marie-Monique Robin. Dans son livre La Fabrique des pandémies (2), la journaliste interroge 62 scientifiques du monde entier sur la situation actuelle : tous sont convaincus que d’autres pandémies arriveront si on ne mise pas sur la prévention. Et quasiment tous oscillent entre lassitude, désillusion, dépit et inquiétudes profondes, car la plupart alertent depuis des décennies sur ce qui est en train d’arriver.
En 1989, déjà, la conférence de Washington sur les maladies et virus émergents mentionnait les causes anthropiques. « Les scientifiques alertent sur cette question depuis bien avant l’établissement de la convention sur la diversité biologique, qui date du sommet de la Terre de Rio de 1992. La recherche sur ce lien entre pandémies et biodiversité fait l’objet de publications depuis une vingtaine d’années », a confirmé sur France Culture Anne Larigauderie, écologue et secrétaire exécutive de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).
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Il faut modifier nos modes de vie pour prendre moins de place »
Pour Hélène Soubelet, seule une approche systémique globale de la préservation de la biodiversité pourra nous prémunir contre les zoonoses. Diplômée d’études approfondies en pathologie végétale, Hélène Soubelet a pris la direction de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) en 2017. Elle ne cesse de démontrer le rôle majeur de la biodiversité, notamment pour nous prémunir des épidémies d’origine animale. Avec optimisme et lucidité, elle assure qu’il est encore temps d’agir, à condition d’apprendre à occuper la planète différemment et d’activer les changements transformateurs de la société sans plus attendre. Qui est responsable des épidémies : l’homme ou la nature ?
Hélène Soubelet : Dans un écosystème équilibré, vous avez une forte biodiversité impliquant de fait une présence du danger (virus, bactéries, champignons pathogènes…). La survenue d’une zoonose, voire d’une épidémie, est principalement due aux activités humaines. Plusieurs facteurs constituent le risque infectieux : le danger, sa propre vulnérabilité en tant qu’organisme vivant et le contact. C’est sur ce dernier point que l’on peut jouer, et où le -problème de l’érosion de la biodiversité est le plus prégnant : la destruction de l’environnement et le changement d’usage des terres en Asie du Sud-Est engendrent de plus en plus de contacts entre les humains et la biodiversité sauvage de ces milieux, augmentant ainsi le risque de contamination. Dans le même temps, un certain nombre -d’animaux sauvages porteurs de virus voient leur habitat naturel détruit par les hommes. Ils se retrouvent chassés de leur environnement et s’adaptent donc en migrant. C’est ce qu’il s’est passé pour le virus Nipah, en Malaisie, en 1998 : la destruction massive de la forêt primaire par les plantations de palmiers à huile et les feux de forêt ont chassé les chauves-souris, porteuses saines du virus, de leur lieu de vie. Elles se sont donc rapprochées d’arbres à litchis, au sein d’élevages industriels de porcs. Le virus a été transmis aux porcs, puis aux humains, et a causé une centaine de morts et la déstabilisation du marché porcin de la région. Globalement, le succès d’un passage d’un pathogène animal à l’homme est rare mais, avec une destruction de plus en plus massive de l’environnement, ce sera de plus en plus fréquent. Le phénomène pandémique, dans le cas du coronavirus par exemple, est quant à lui induit par le transport de personnes (tourisme, voyages d’affaires) et de marchandises, donc par notre façon d’habiter la planète.
La nature est apparue en premier lieu comme la responsable des épidémies. Mais renferme-t-elle également des solutions si on la protège ?
Pour aller plus loin
Pandémie. Traquer les épidémies, du choléra aux coronavirus Sonia Shah, traduit de l’anglais (États-Unis) par Michel Durand, éd. Écosociété, 2020, 328 p., 20 euros.
La journaliste scientifique Sonia Shah retrace méthodiquement l’histoire des épidémies, du choléra touchant New York au XIX[size=10][size=10]e siècle ou Haïti en 2010 aux coronavirus en passant par Ebola, le paludisme, etc. La traduction française de ce livre paru en 2016 offre aujourd’hui un éclairage singulier sur les passerelles entre les épidémies et l’écologie, le vivant mais aussi la justice sociale.[/size][/size]
L’homme, la faune sauvage et la peste Serge Morand, Fayard, 2020, 352 p., 21,50 euros.
Écologue de la santé, Serge Morand témoigne avec lucidité de son accablement face au Covid-19, et clame la nécessité de se pencher sur les « dysfonctionnements des interrelations entre les humains et les animaux sauvages » pour prévenir les futures épidémies.
Pandémies, une production industrielle Lucile Leclair, Seuil, 2020, 144 p. 12 euros.
Cette enquête rigoureuse montre comment l’industrialisation des élevages et les normes de bio­sécurité favorisent l’accroissement des épidémies en créant un « écosystème agro-industriel pathogène ».
Lorsqu’ils sont fonctionnels et peu dégradés, les écosystèmes peuvent fournir des services écosystémiques, notamment la régulation des pathogènes. C’est démontré pour certaines maladies, mais encore flou pour d’autres. Pour la maladie de Lyme, transmise par les tiques, la nécessaire régulation des rongeurs porteurs de la borréliose – la bactérie de la maladie – se fait préférentiellement dans des écosystèmes perturbés. Autre exemple : le paludisme. Les moustiques anophèles résistent moins bien dans des milieux forestiers non exploités, sans défrichage, car il y a moins de trous d’eau, de zones pour se reproduire, et davantage de prédateurs (oiseaux, amphibiens…).
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[size=32][size=32]Pas touche au commerce international[/size][/size]
Renégocier le Ceta, mettre fin aux tribunaux d’arbitrage, subordonner les règles des échanges mondiaux à l’urgence climatique : autant de préconisations de la Convention citoyenne pour le climat qui ont été enterrées.
_________________________________________________________________________________________________________________Des nouvelles de France :
Proposée par la Convention citoyenne pour le climat, la renégociation du Ceta, cet accord de libéralisation du commerce et de l’investissement entre l’Union européenne (UE) et le Canada, a été immédiatement écartée par Emmanuel Macron. Le 29 juin 2020, dans les jardins de l’Élysée, le Président affirmait retenir 146 propositions sur les 149 soumises par la convention citoyenne, tout en confirmant que le Ceta continuerait à s’appliquer. L’une des 146 propositions officiellement retenues était donc d’emblée enterrée. Le ton était donné.
En écartant l’une des mesures phares de la convention, à application et effet immédiats, Emmanuel Macron aggravait la situation abracadabrantesque qui entoure le Ceta. Voici en effet un traité qui s’applique très largement depuis le 21 septembre 2017, alors que le processus de ratification n’est pas arrivé à son terme – ni en France ni au sein de l’UE. Voté par l’Assemblée nationale en juillet 2019 par une courte majorité, le texte avait d’ailleurs été présenté en « procédure accélérée ». Près de deux ans plus tard, de report en silence et de silence en report, le Ceta n’a toujours pas été présenté au Sénat.
Le Ceta s’applique donc de façon « provisoire » depuis trois ans et demi. Pourtant, le constat est clairement établi : « Le climat est le grand absent du Ceta », a statué, dès septembre 2017, la commission d’experts nommée pour évaluer cet accord. En rejetant la proposition de la Convention citoyenne, Emmanuel Macron entérine ainsi son refus de remettre en cause la mondialisation des échanges et de faire de la lutte contre le réchauffement climatique un principe supérieur à son expansion. Et ce au moment même où la pandémie de Covid-19 a mis en exergue les failles de cette même mondialisation néolibérale et productiviste.
Ce n’est pas la seule mesure de la Convention citoyenne portant sur le commerce international qui a été enterrée. La proposition 4.1.2 visait à « mettre fin aux tribunaux d’arbitrage » qui permettent à des entreprises d’attaquer les pouvoirs publics, notamment lorsque ces derniers prennent des mesures en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Dernier cas d’école en date : la multinationale allemande RWE poursuit les Pays-Bas et réclame 1,4 milliard d’euros de compensation à la suite de leur décision de sortir du charbon d’ici à 2030 (1). Pour cela, RWE utilise le méconnu traité sur la charte de l’énergie (TCE). Négocié, signé et ratifié dans les années 1990, il visait à protéger les investissements des énergéticiens européens dans les pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques, jugés insuffisamment sûrs sur le plan juridique. Aujourd’hui, il sert surtout aux multinationales européennes pour poursuivre d’autres pays européens lorsque ceux-ci prennent des mesures climatiques qui contreviennent à leurs profits actuels ou espérés. De fait, le TCE retarde, renchérit ou empêche la transition énergétique. Il protège les pollueurs (2).
Les associations alertent là-dessus depuis des années. Avec un certain succès puisque des centaines de parlementaires et de scientifiques appellent désormais l’UE et ses États membres à désarmer ce traité. Un million de personnes en Europe ont même signé une pétition en ce sens en à peine quinze jours (et vous ?) (3). Mais la Commission européenne préfère viser une impossible modernisation (4). La France se limite pour l’instant à demander à Bruxelles d’envisager les conditions d’un éventuel retrait coordonné des 27 États membres. La proposition visant à supprimer ces tribunaux d’arbitrage ne figure d’ailleurs ni dans la liste des propositions de la France pour réviser la politique commerciale européenne ni dans celles retenues par la Commission européenne. Plus généralement, tout le monde parle de relocalisation, mais ni Paris ni Bruxelles n’ont réellement pris la mesure des transformations à opérer pour que les règles du commerce international ne soient plus des obstacles en matière de transition énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique.
Les batailles en cours, d’un côté pour la sortie du TCE, de l’autre pour bloquer l’accord UE-Mercosur et œuvrer en faveur de la relocalisation écologique et solidaire, notamment en proposant aux collectivités territoriales de s’engager à ce sujet (5), sont donc décisives : ne laissons pas passer cette occasion.
Bonne semaine à toutes et tous !
Erwin









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