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 Le Cardinal MAZARIN (Elsa)

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MessageSujet: Le Cardinal MAZARIN (Elsa)   Lun 19 Juin 2006, 1:39 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mazarin

Citation :


Jules Mazarin (en italien : Giulio Mazarini), (1602-1661),
mieux connu sous le nom de Cardinal Mazarin fut un habile diplomate et homme politique, d'abord au service de la Papauté, puis des rois de France. Il succéda à Richelieu.


Ses origines

Le cardinal Mazarin, Giulio Mazarini, est né le 14 juillet 1602 à Pescina (alors sous domination espagnole), dans les Abruzzes, au sud-est de l'Italie. En fait, ses parents habitaient rue de Trévi à Rome, où il passa d'ailleurs son enfance. Son père, Pierre, avait coutume d'aller de temps en temps chez son beau-frère, l'abbé Buffalini.

ors de ce voyage en 1602, sa femme étant enceinte, la chaleur accablante rendit si pénible la grossesse, que sa mère ne fut pas en état de rentrer à Rome. Les historiens de l'époque nous apprennent que sa mère Hortensia, accoucha de son premier né, bien nommé Jules, qui naquit coiffé et avec deux dents (on pensait alors, que cela préjugeait d'un haute fortune).Plus tard, le cardinal s'en prévalait souvent.

Le père du cardinal, Pierre, fils de Jules, était né en Sicile à Castel-Mazarino, d'où lui est venu le surnom de Mazarin. Le grand-père du cardinal était artisan aisé (certains historiens disent qu'il fit faillite), ce qui lui permit d'envoyer son fils Pierre à l'école. Ce dernier y fit de tels progrès qu'il devint assez savant pour exercer la profession de notaire et plaider quelques petites causes.

Après la mort de son père, il vendit ses meubles et partit pour Rome, muni de lettres de recommandation pour le connétable Colonna. Fort de ces recommandations, il sollicita un emploi.
Pierre plut au connétable, qui le fit chambellan, puis lui confia la gestion de certains de ses domaines.

Par sa conduite habile et prudente, toujours plus aimé de son maître, Pierre put mettre sa famille dans une grande aisance.
Il fut d'ailleurs toujours reconnaissant envers cette famille Colonna, malgré l'éclatante fortune de son fils, la cardinal Mazarin, répétant toujours que sa fortune lui était venue de la faveur de cette maison.

Le connétable tenait à ce que ses domestiques fussent mariés.
Il donna à Pierre, qui s'était décidé à prendre femme, Hortensia Buffalini, sa filleule, appartenant à une famille noble de Citta di Castello en Ombrie. La jeune fille était belle et très vertueuse. Elle fut largement dotée. Ils eurent deux fils et quatre filles. L'aîné, Jules, futur cardinal, porta le prénom de son grand père.

Son enfance

Une biographie, parue en 1873, nous dit que « c'était un jeune homme d'un visage charmant, de manières agréables et gracieuses, agile, aimable, poli, habile à dissimuler ». Il n'avait pas atteint l'âge de cinq ans qu'il récitait déja des petits sermons en public. Il y réussissait si bien qu'il gagna l'affection de son entourage. Il reçut même, d'un certain Labia, une pension de dix écus par semaine pour suivre les leçons des pères de la Compagnie de Jésus. Ils employèrent tous les moyens pour l'attirer dans leur société, mais ils ne réussirent pas à le persuader, et le jeune Mazarin abandonna ses études et se livra à une conduite peu régulière dans la fréquentation d'une jeunesse dissipée.

Jules se mit à fréquenter les jeux publics et privés. Il devint si expert, en particulier aux jeux de cartes, que son habileté, jointe à sa bonne fortune, lui permit de gagner des sommes considérables. Son adresse atteignit, dit-on, des sommets vraiment extraordinaires. Il portait alors de riches et somptueux habits, avec des anneaux d'or et des diamants.

Mais la fortune est changeante. Le jeu lui ravit souvent jusqu'au dernier écu. Dégoûté de la vie qu'il menait, il décida de quitter Rome. Son père, de son côté, voulait préserver Jules de ses mauvaises habitudes. Le connétable Colonna, envoyant son fils Girolamo à la cour d'Espagne, accepta de prendre Jules comme chambellan.

Son séjour en Espagne fut, semble-t-il, de courte durée. Un notaire qui lui avança de l'argent pour couvrir quelque dette de jeu, voulut lui faire épouser sa fille, une jeune personne très belle et d'une dot considérable. Mazarin revint tout heureux à Rome pour demander l'autorisation paternelle. Le père finit par accepter, mais le connétable Colonna lui interdit de quitter Rome sous aucun prétexte ; pour conclure, il lui commanda de changer de vie et de reprendre le cours de ses études.

Mazarin resta, dit-on, huit jours dans sa chambre sans sortir, avant d'accepter les conseils du connétable. Il se mit sous la direction du frère Cosme Fideli, un célèbre docteur florentin, de sorte qu'en peu de temps il devint docteur en droit.

Au service du Pape

Le pape faisait, en ce temps-là, passer des troupes dans la Valteline. Jules envoya promener ses livres et en profita pour prendre une commission de capitaine d'infanterie. Il fit, avec sa compagnie, quelques séjours à Lorette et à Ancône. Il ne connaissait l'art de la guerre que de ce qu'on en dit dans les livres, pourtant il montra dans l'exercice de ses fonctions la supériorité de son esprit et un grand talent pour discipliner les soldats.

À cette époque, Anna Colonna, fille du connétable, épousa Tadeo Barberini, neveu du pape Urbain VIII. À cette occasion, son frère, Girolamo, ancien maître de Mazarin, reçut l'archevêché de Bologne avec la pourpre. Lorsqu'on l'envoya dans le Montferrat Pancirolo en qualité de légat du pape, pour traiter de la paix entre la France et l'Espagne, il obtint que Jules soit attaché à la légation au titre de sécrétaire.

Des deux côtés, on était prêt pour la bataille. Le légat apostolique négociait cependant la paix avec grand zèle.Mazarin, comme sécrétaire, allait d'un camp à l'autre, pour hâter la conclusion d'un traité.

Il ne mit pas longtemps à s'apercevoir que le marquis de Santa-Cruz, qui représentait la couronne d'Espagne, avait une peur violente de perdre son armée, et un ardent désir d'arriver à un accommodement. Comprenant tout le parti qu'il pouvait tirer de cette faiblesse, il pressa le général espagnol, lui représentant avec exagération la force des français.

Les négociations de Mazarin apportèrent au Roi Très-Chrétien et au cardinal de Richelieu une paix si avantageuse que celui-ci en regarda l'auteur comme un homme inépuisable en ressources, fécond en ruses et statagèmes militaires et qu'il en conçut le vif désir de le connaître personnellement. Il le manda à Paris, où Jules se rendit avec un plaisir inexprimable.

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MessageSujet: Re: Le Cardinal MAZARIN (Elsa)   Lun 19 Juin 2006, 1:40 pm

Citation :
Richelieu l'accueillit avec de grandes démonstrations d'affection, l'engagea par les plus belles promesses, et lui fit donner une chaîne d'or avec le portrait de Louis XIII, des bijoux et une épée d'une valeur considérable.

Ses premiers contacts avec la France

Richelieu se sentant accablé par l'âge, bien qu'il fut infatiguable au travail, pensa que Mazarin pourrait être l'homme qu'il cherchait pour l'aider à porter le gouvernement.
Dès son retour en France, après un bref voyage à Rome, il le retint près de lui et lui confia plusieurs missions dont Mazarin s'acquitta fort honorablement, puis le présenta au roi qui l'aima beaucoup. Il s'établit alors dans le palais royal.

Toujours très habile au jeu, un jour qu'il gagnait beaucoup, on accourut en foule pour voir la masse d'or qu'il avait amassée devant lui. La reine elle-même ne tarda pas à paraître. Mazarin risqua tout et gagna. Il attribua son succès à la présence de la reine et, pour la remercier, lui offrit cinquante mille écus d'or et donna le reste aux dames de la cour.

La reine refusa, puis finit par accepter, mais quelques jours après Mazarin recevait beaucoup plus qu'il n'avait donné.
Mais, de ce jour, il s'affermit dans la faveur du roi, de toute la cour de France, mais surtout de la reine qui, quelques années plus tard, deviendra la régente.

Mazarin envoya à son père, à Rome, une grosse somme d'argent et une cassette de bijoux pour doter ses trois sœurs et s'affermit dans l'idée de servir la Couronne, dont la faveur pensait-il était le plus sûr moyen d'obtenir la pourpre, objet constant de son ambition depuis sa jeunesse. Mais Richelieu, qui l'aimait beaucoup et le jugeait digne du chapeau de cardinal, n'avait pas hâte de le combler.

Un jour, il lui offrit un évêché avec trente mille écus de rente.
Mazarin, qui aspirait à plus, ne voulut pas courir le risque d'arrêter là sa fortune, et refusa aimablement. Il attendit encore longtemps puis, las d'attendre, rentra en Italie, pensant qu'à Rome, au service du cardinal Antonio, neveu du pape, il serait plus en mesure d'avoir la pourpre.

Mazarin resta ainsi quelques années bercé par l'espérance.
Il commençait à douter de son choix lorsque la chance se présenta à lui. Un grave différend s'était élevé entre la Couronne française et le Saint-Siège, suite à l'assassinat de M. de Rouvroy. Il fallait d'urgence envoyer un ambassadeur à Paris.

Le cardinal Antonio proposa au pape d'envoyer Monseigneur Mazarin (entre-temps Mazarin était devenu évêque), comme très expert et très aimé de Louis XIII. On expédia sans tarder les lettres de créances, et on remit au nouveau nonce ses instructions quant à ce qu'il aurait à faire auprès de sa Majesté Très Chrétienne.

Au service des Rois de France

Le 5 décembre 1642, Mazarin fut nommé Principal Ministre de l'État, comme l'avait recommandé Richelieu en mourant, qui voyait en lui son digne successeur. À partir de 1643, à la mort de Louis XIII et comme Louis XIV n'était encore qu'un enfant, Mazarin gouverna la France durant la régence d'Anne d'Autriche. Il resta premier ministre jusqu'à sa mort, malgré de fortes oppositions.

À peine au pouvoir, il dut affronter l'hostilité des Grands dans l'affaire de la Cabale des Importants (1643) où un complot pour l'assassiner fut déjoué. Malgré les succès militaires et diplomatiques mettant enfin un terme à la guerre de Trente Ans(traité de Westphalie-1648), les difficultés financières s'aggravèrent, rendant les mesures de Mazarin de plus en plus impopulaires.

Ce fut l'une d'elles qui déclencha la première la Fronde, la Fronde Parlementaire (1648) dont Mazarin, malgré le déchaînement des pamphlets et autres « Mazarinades », vint finalement à bout (paix de Saint-Germain - 1649) en divisant ses adversaires.

Mais la seconde fronde, la Fronde Des Princes (1650-52), qui fut fortement amplifiée par l'arrestation de Condé (1650), lui succéda immédiatement. Mazarin fut obligé de s'exiler à deux reprises (1651 et 1652), tout en continuant de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne (1611-1671) et Michel Le Tellier (1603-1685).

Sorti vainqueur de cette tourmente, il revint à Paris où il fut, cette fois, acclamé par le peuple lassé de toutes ces guerres et il devint encore plus puissant. La critique sur Mazarin concernait en partie son origine italienne et obscure, mais surtout la centralisation et la concentration du pouvoir qui se traduisait notamment par l'augmentation de taxes comme la taille.
Il mourut des suites d'une longue maladie, au château de Vincennes, le 9 mars 1661.

Héritage

Outre l'héritage politique, le cardinal Mazarin a laissé à l'État français l'ensemble de ses biens, pour un total de 35 millions de livres, dont 8 millions en liquide (soit l'équivalent de l'encaisse de la Banque d'Amsterdam, banque la plus importante du monde à l'époque). Il avait tout perdu pendant la Fronde, il avait donc accumulé cette fortune entre 1652 et sa mort, soit en moins de neuf ans. Sous l'Ancien Régime, aucun héritage n'atteignit ce niveau, les plus élevés étant ceux du cardinal de Richelieu (seize millions nets) et de Charles Ier de Gonzague (5,5 millions en 1637). Par testament, Mazarin fit réaliser le Collège des Quatre-Nations (devenu l'Institut de France).

Connexions familiales

La richesse du Cardinal Mazarin et la beauté de ses nièces créèrent une dynastie. Les sœurs Olympe, Marie, Hortense et Marianne Mancini furent célèbres pour leur beauté, leur esprit et leurs amours libérées.
- Marie Mancini fut le grand (et platonique) amour de jeunesse de Louis XIV, qui renonça à elle pour épouser sa cousine Marie-Thérèse d'Autriche.
- Hortense épousa le 1er mars 1661 Armand-Charles de la Porte, duc de Mayenne et de La Meilleraye.
Il est l’un des grands personnages de l’histoire de Mayenne.
Il a acheté le duché en mai 1654.
Ensuite, par alliances successives, le duché passa dans d’autres familles jusqu’à échoir à celle d’Honoré IV de Grimaldi, prince de Monaco, ancêtre de l’actuel souverain de la principauté Albert II de Monaco.
- Olympe Mancini, comtesse de Soissons, était la mère du fameux Prince Eugène.
- Leur frère Philippe épousa Diane de Thianges, nièce de Madame de Montespan ;
ils furent les grands-parents de l'académicien Louis-Jules Mancini-Mazarini et également des ancêtres des actuels Grimaldi.

Blasonnement

[g]Armes du Cardinal Mazarin :[/g]

D'azur au faisceau de licteur d'or lié d'argent, la hache du même, à la fasce de gueules brochant sur le tout chargée de trois étoiles d'or.

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