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 J + 117 : DE WEVER futur préformateur ?

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MessageSujet: J + 117 : DE WEVER futur préformateur ?   Ven 08 Oct 2010, 2:35 pm

http://blogs.rtlinfo.be/carnetpolitique/

Carnet Politique

Le blog politique de Fabrice Grosfilley


  • Accueil

Bart De Wever ou Johan Vande Lanotte pour mener les négociations ?

Par Fabrice Grosfilley dans Autre , le 8 octobre 2010 09h10 | Ajouter un commentaire

La presse de ce matin spécule sur deux noms pour la reprise des négociations: Bart De Wever et Johan Vande Lanotte. Bart De Wever au centre du jeu, ce serait d’abord le contraindre à mettre lui-même une proposition sur papier et l’obliger à chercher des compromis. Le président de la N-VA a dit qu’il était disponible. Et plusieurs partis flamands dont le CD&V sont assez favorables à cette hypothèse : contraindre le nationaliste à se mouiller personnellement. A ce stade ce n’est toutefois qu’une hypothèse. Pour 3 raisons.
D’abord parce que c’est le palais qui décide. Or, Albert II n’as pas forcément envie de lancer un président de parti qui a mis fin à la mission des médiateurs avant même qu’ils aillent faire rapport au roi. C’est difficile de servir une institution, le palais, juste après l’avoir mis en difficulté. Ensuite parce que Bart De Wever voudrait lancer des négociations avec les libéraux. On sait que cette hypothèse ne tient pas vraiment la route et risque de se solder rapidement par un échec. Tant que les libéraux exigeront de monter aussi dans les gouvernements régionaux, négocier avec eux n’est pas vraiment une piste crédible. Enfin parce que Bart De Wever continue de faire peur aux francophones « autant donner une boîte d’allumettes à un pyromane » affirme l’un d’eux dans la libre Belgique.
a
La piste Vande Lanotte
L’autre piste possible serait de nommer Johan Vande Lanotte. L’ancien ministre de l’intérieur et du budget du temps de Guy Verhofstadt a le soutien des francophones. Selon le journal Le Soir de ce matin le CD&V aurait également dit oui à sa nomination. Il ne resterait donc que la N-VA à convaincre. Choisir Bart De Wever ou Johan Vande Lanotte ce n’est pas qu’une question d’homme. Dans le premier cas vous optez pour une remise à plat totale de la négociation. Avec Bart De Wever vous recommencez à zéro, sans savoir ou vous allez ni avec qui. Si vous optez pour Johan Vande Lanotte, vous relancez les négociaitons à 7 et vous prenez pour base de départ ce qui a été fait depuis 100 jours. Avec un risque c’est de vous entêter dans une direction qui n’aboutit pas.
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Avant mardi
Rien ne dit que le roi tranchera en faveur de l’un ou l’autre dès aujourd’hui. Il pourait très bien continuer ses consultations, en recevant des partenaires sociaux ou des ministres d’état par exemple. Nommer un médiateur, ou un réconciliateur appeler le comme vous voulez avant mardi semble cependant un impératif si on veut faire un peu baisser la pression avant la rentrée parlementaire.
De ce point de vue confier une mission à Bart de Wever serait assez adroit : ce serait difficile pour sa formation de mettre le feu au parlement si son propre patron est aux commandes. Pour tout dire ce serait même assez machiavélique, mais pas très sérieux. Dans un moment de crise aussi profonde, il vaut sans doute mieux, laisser les stratégies de côté.

RTL consacré à la crise politique

Par Fabrice Grosfilley dans Autre , le 8 octobre 2010 08h10 | Un commentaire>

Albert II, roi démineur

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire , le 7 octobre 2010 14h10 | 2 commentaires


Pour prédire la suite des événements il faudrait avoir une série de réponses aux questions que tout le monde se pose. Bart De Wever veut-il vraiment un accord et est-il prêt à faire des concessions ? Exige-t-il vraiment la présence des libéraux pour monter dans une coalition ? Les libéraux sont-ils réellement intéressés ? Quelles concessions feraient-ils, que les autres partis n’ont pas fait ? Les autres partis accepteraient-ils de changer de partenaires ? Est-il envisageable d’avoir des coalitions différentes dans les régions et au fédéral ? Le CD&V accepterait-il de débarquer le sp.a en Flandre, et le PS de mettre le cdH hors jeu en Wallonie ? Tout cela pour faire plaisir à Bart ? Toutes ces questions sont en partie sans réponse.
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Tête à tête
Albert II a peut être une chance d’y voir plus clair que nous. Passer deux heures en tête à tête avec Bart, Elio, Wouter Beke ou Caroline Gennez comme hier, c’est une position privilégiée pour essayer de voir ce que les uns et les autres ont réellement dans le ventre ou derrière la tête. Deux heures d’entretien cela permet à la fois de faire le point sur les demandes politiques mais aussi de vous faire une idée de la personnalité en face de vous. Bien sur la qualité des relations humaines que vous pouvez avoir avec les uns ou les autres, la garantie de confidentialité ou la confiance permettent surement d’être plus franc dans certains cas que dans d’autres. En ne convoquant pas les libéraux, Albert II a déjà donné une première indication. A ce stade changer de partenaires ne semble pas le plus simple. Rien n’exclut cependant que les présidents du MR ou de l’Open Vld ne soient pas reçus dans les prochains jours.
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Au-dessus de la mêlée
Ensuite le roi devra prendre une initiative pour essayer de relancer le processus de formation du gouvernement. Habituellement ces initiatives se font en parfaite collaboration avec les partis, le roi entérine souvent ce qui apparaît comme un consensus au sein de la classe politique. Cette fois-ci, les jeux sont beaucoup plus ouverts. Le roi parce qu’il est l’un des mieux informés qu’il est au-dessus de la mêlée et parce qu’il n’y a plus aucun consensus entre partis a une vraie marge de manœuvre et peut vraiment orienter la suite des discussions. Albert II a le pouvoir d’essayer de débloquer la situation. Il ne peut pas faire n’importe quoi, il doit bien tenir compte des rapports de forces et des réactions de l’opinion. Il faut noter que si nous étions, comme on le réclame parfois, dans une monarchie purement protocolaire, personne ne pourrait jouer ce rôle. Imaginer que ce serait le président de la chambre ou du sénat qui mènerait ce genre de discussion est une aberration.
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Albert II, roi démineur
Alors on a beaucoup ironisé, notamment sur les forums internet sur l’initiative que le roi pourra prendre dans les prochains jours ou prochaines semaines. Nommer un explorateur, un réconciliateur, un défricheur, un poursuiveur, un rapprocheur, j’ai même lu un affineur. La vérité c’est que quand le monde politique est bloqué, Albert II se retrouve lui même en position d’être démineur.


Le risque de Bart

Par Fabrice Grosfilley dans nva , le 6 octobre 2010 11h10 | Ajouter un commentaire


Depuis les élections du 13 juin Bart De Wever est clairement au centre du jeu. Avec Elio Di Rupo il a tiré toutes les ficelles de la négociation. Informateur au début, principal négociateur flamand ensuite, le président de la NVA a réussi à imposer son style et sa méthode. C’est lui qui a plusieurs reprises a exigé que des compromis soient remis sur le métier, provoquant la méfiance de ses partenaires. C’est lui qui a mis l’accent sur la loi de financement exigeant un transfert de l’impôt sur les personnes physiques, lui qui a lancé un ultimatum en réclamant un chiffre et une réponse par oui ou non . C’est encore lui qui débranche la prise et met un terme aux discussions.

Bart De Wever a réussi à faire passer l’idée qu’il est le seul patron des négociations. Cela se traduit notamment par la mise en scène de sa communication. Vous avez surement remarqué cette cravate lors de la dernière conférence de presse alors qu’il n’e porte jamais. Vous avez aussi remarqué que Bart De Wever prend à chaque étape cruciale l’opinion publique à témoin. La logique aurait voulu qu’il fasse savoir aux médiateurs qu’il quittait les négociations et que ces médiateurs préviennent le roi et les autres partenaires de la négociation. Non, Bart De Wever préfère court-circuiter les étapes protocolaires et diplomatiques et parler directement au grand public.

En rompant ces négociations le président de la NVA a-t-il pris un risque ? La réponse est oui. Ce matin on ne voit pas vraiment quelle coalition de rechange pourrait être mise sur la table. Alors bien sur personne n’est dupe. Bart De Wever s’est servi de la loi de financement comme d’un argument. Le vrai but pour lui est bien de faire capoter l’ensemble du processus et pas d’obtenir gain de cause sur un point particulier, fut-il aussi chargé de symbolique que l’impôt sur les personnes physiques. Et tout le monde sait que son rêve serait de changer de partenaires en rappelant les libéraux à la table de négociation, même s’il s’en défendait sur RTL TVI ce lundi soir. Pour que ce scénario tienne la route il faut que d’autres partis s’y rallient, y compris côté francophone. On n’en est pas là, surtout quand le MR lie sa participation au fédéral avec une entrée dans la région. Ce que Bart veut tout le monde ne le veut pas.

Depuis 48 heures la stratégie du président de la NVA commence donc à être critiquée. On a tendu Eric Van Rompuy sur Bel RTL hier matin, éloquent. On a également entendu Johan Vandelanotte socialiste flamand : « je n’ose espérer que la nva ne veuille pas de solution à la crise » .Les journaux flamands commencent aussi à être sceptiques. En quittant la table des négociations sans avoir de solution de rechange Bart De Wever a pris le risque de ternir son image. Pour l’instant les autres partis flamands lui laissent la main et personne ne conteste son leadership. Cela ne sera peut être plus le cas dans quelques semaines ou quelques mois. A terme le pourrissement de la crise peut donc se retourner contre les nationalistes flamands. Il faut se rappeler qu’avec 27 députés la NVA est incontournable pour constituer une majorité des deux tiers et envisager une grande réforme de l’état. C’est beaucoup moins vrai si on se remet à parler d’une majorité simple pour qu’un gouvernement puisse en urgence s’occuper de la politique économique. Mais cette solution « de repli » ne pourra s’envisager qu’en cas d’enlisement prolongé et qu’à la condition que les partis néerlandophones acceptent de s’y mouiller.

Les francophones dénoncent une “rupture unilatérale”

Par Fabrice Grosfilley dans Autre , le 4 octobre 2010 18h10 | 6 commentaires

voici le texte du communiqué publié par les francophones il ya quelques minutes. Plus d’explications dans le 19 heures de RTL TVI.Communiqué conjoint du PS, du cdH et d’Ecolo - Le 4 octobre 2010

Rupture unilatérale des négociations par la N-VA : pour le PS, le cdH et Ecolo, une décision irresponsable et dommageable pour tous les citoyens de notre pays

Les 3 partis francophones autour de la table, le PS, le cdH et Ecolo, déplorent la rupture par la N-VA des négociations sur la réforme de l’Etat. Ils regrettent le refus de la N-VA de finaliser la réforme avec les 6 autres partis autour de la table et la décision d’interrompre les discussions visant à aboutir à la formation du Gouvernement fédéral.

Les citoyens attendent légitimement des femmes et des hommes politiques qu’ils osent prendre leurs responsabilités et qu’ils trouvent des solutions. Malheureusement, plus de 110 jours après les élections, un parti, la N-VA, refuse toujours d’avancer dans la voie d’un compromis équilibré, seule issue possible.

Plus de 110 jours après les élections, les citoyens n’ont toujours pas de réponse à une question fondamentale pour l’avenir du pays : la N-VA a-t-elle la volonté ou est-elle capable d’accepter un jour une réforme de l’Etat équilibrée ?

L’ulitmatum de la NVA

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire , le 4 octobre 2010 11h10 | 4 commentaires

Timing habituel : la semaine politique ne démarre pas le lundi mais bien le dimanche midi sur les plateaux de télévision. Hier à 16 heures, après avoir décortiqué ces émissions dominicales la NVA sorti un communiqué. En résumé les nationalistes flamandes disent que cela n’a pas de sens de continuer à discuter si l’on ne se met pas d’accord sur un transfert de l’impôt sur les personne physique vers les régions. La tonalité des francophones étaient modérés mais nous n’avons pas entendu d’engagements clairs disent les nationalistes. Il faut maintenant que les francophones disent s’ils sont oui ou non d’accord et pour quel pourcentage. Dans le cas contraire dit le communiqué de la NVA il ne sera pas possible de continuer les négociations.

Deux heures plus tard réponse sous forme d’un communiqué commun signé PS, CDH et écolo, ce qui est assez rare. Pas un mot sur l’impôt des personnes physiques, mais un appel à poursuivre les négociations. A 7 précise ce communiqué puisqu’il faut une majorité des deux tiers, ce qui est une manière d’inclure Ecolo et Groen et de faire râler l’ami Bart. A provocation, provocation et demi. Et en n’oubliant pas de préciser un paragraphe plus loin qu’aucun parti de ne peut faire passer 100% de son programme, ce qui est un flèche pour les nationalistes. Si on résume très grossièrement la NVA a donc posé une sorte d’ultimatum et les francophones ont répondu qu’ils ne répondraient pas. Le plus étonnant dans cette nouvelle escalade par communiqués interposés, c’est d’abord le point de départ. Comme si les négociations se déroulaient sur les plateaux de télévision et non pas dans les salons du parlement. La NVA indique donc explicitement qu’elle prête plus d’attention et peut être de crédit à ce qui se dit face caméra. Comme si l’enjeu de la négociation était dans la communication et pas dans la négociation elle même. Cette technique de négociation par opinion publique interposée n’est évidemment ce n’est pas bon signe.

Deuxième constat, la NVA joue de son côté en solo, alors que les partis francophones ont envoyé un seul et même communiqué. Plus que jamais il faudra suivre ce matin aussi ce qui se passe au CD&V ou au SPA pour savoir si Bart De Wever est ou non en train de s’isoler.

3ième remarque, nous sommes au cœur du problème. Quand on parle de transférer des compétences de l’état fédéral vers les régions, il faut bien sur prévoir les financements qui vont avec. Comment financer ces nouvelles politiques, sans appauvrir l’état central. S’assurer que chaque région pourra bien payer les allocations, les subventions, les fonctionnaires nécessaires à la mise en place de telle ou telle politique, n’est pas une question de marchands de tapis, c’est une question de service aux services aux citoyens. S’embarquer dans un système ou les services rendus aux citoyens du sud ne pourrait plus être l’équivalent des services aux citoyens du nord est évidemment inacceptable pour les partis francophones. Avant de répondre à la NVA il serait sans doute logique de faire tester les modèles imaginés par le groupe de haut niveau par le bureau du plan et la banque nationale pour savoir de quoi on parle. surtout les francophones savent bien que ce qu’ils concèdent dans ce genre d’ultimatum est ensuite un point engrangé par les nationalistes : on ne peut s’engager sur l’IPP sans discuter aussi des accises, de la tva, des centimes additionels, de la trajectoire budgétaire,etc. Le piège est donc simpliste et réducteur.

Dans quelques minutes la NVA fera connaître le résultat de ses réflexions. Sommes-nous dans une impasse ? En apparence oui. Même s’il faut se rappeler que nous sommes actuellement dans une phase de médiation pas dans une phase de négociation. C’est un peu jouer sur les mots, mais si la NVA dit non aux négociations, cela n’empêchera pas la médiation de se poursuivre. Hasard du calendrier, Bruxelles accueille un sommet Europe –Asie. Plusieurs personnalités, dont notamment les présidents de la chambre et du sénat, vont avoir des obligations protocolaires. Ajoutez que le quartier du parlement sera presque inaccessible et que le roi Albert II ne pourra pas recevoir les uns ou les autres facilement puisqu’il doit aussi s’occuper des président Chinois, Japonais ou Singapouriens. Cette contrainte de calendrier pourrait permettre de faire baisser la pression. Avec un danger pour la NVA. Plus on se sert de la technique des ultimatums. Moins ils deviennent crédibles.

5 raisons d’y croire ou pas

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire , le 1 octobre 2010 09h10 | 4 commentaires

Nous sommes au milieu du gué. La situation est floue, le pessimisme gagne du terrain chaque jour. Pouvons-nous faire un état des lieux ?
Commençons par être optimistes : quelles sont les 5 raisons de croire qu’un accord est possible ?
1) Les négociations sont toujours en cours. Les médiateurs continuent d’avoir des contacts informels. Tant que le contact n’est pas totalement rompu une lueur d’espoir continue de briller. Ceux qui participent à ces réunions soulignent d’ailleurs que les représentants de la NVA travaillent avec sérieux.
2) Le fameux groupe de haut niveau rendra un premier rapport aujourd’hui sur le problème de la loi de financement, qui constitue l’une des sources de blocage. L’un des membres de ce groupe d’expert Jean Marc Nollet affirme dans le journal le Soir que des progrès ont été enregistrés, mais qu’il faudrait une semaine de plus pour arriver à un accord.
3) Les principaux protagonistes, Elio Di Rupo ou Bart De Wever affirment toujours qu’ils ont la volonté d’aboutir à un accord. Quand on veut on peut.
4) Ce qui est sur la table est déjà substantiel. Jamais les francophones ne sont allés aussi loin dans une négociation. Ne pas conclure c’est prendre le risque de tout perdre et de recommencer à zéro.
5)Les élections ne résoudraient rien. Le Ps au Sud et la NVa au nord sortiraient probablement renforcés. Ce ne sont pas 2 ou 3 sièges de députés en plus qui changeraient radicalement la donne. Pire organiser des élections représente une prise de risque. Dans l’histoire récente le parti qui provoque la crise est désavoué par les électeurs. Personne n’a vraiment intérêt à être celui qui « débranche la prise » comme on dit.

Voilà pour le coté positif, maintenant pour le côté négatif : quelles sont les raisons de prédire un échec ?

  • 1) Les discussions sont loin d’être achevées, et pourtant 109 jours après les élections les négociateurs sont extrêmement tendus et nerveux. Pourtant l’essentiel des dossiers abordés jusqu’ici ont été communautaires. Tout le monde sait que les questions budgétaires et économiques seront tout aussi délicates.
  • 2) Le fameux groupe de haut niveau a dressé plusieurs modèles pour réformer la loi de financement. Plusieurs cela veut dire qu’il ya encore des choix politiques à faire. Avec des hypothèses qui plaisent plus aux flamands et d’autres plus aux francophones. On déblaye, on précise, mais on ne tranche pas.
  • 3) La confiance entre Elio Di Rupo et Bart de Wever n’a toujours pas été rétablie.
  • 4) Les médiateurs André Flahaut et Danny Pieters n’ont pas donné d’indication sur la suite des travaux. A ce stade les 7 présidents de parti n’ont toujours pas de réunion plénière prévue. Le calendrier reste flou.
  • 5) La date de la rentrée parlementaire approche. Le 12 octobre les députés flamands pourraient faire exploser la négociation s’ils inscrivent la scission de Bruxelles Hal Vilvorde à l’ordre du jour.


Cette négociation est comme un bon feuilleton. Nous sommes en plein suspens, et on hésite entre deux genres : accord in-extrémis ce sera une comédie, plongée dans le chaos ce sera un drame. Avec une grande différence, dans les feuilletons il y a un scénariste. Ici les scénaristes sont plusieurs. On n’est pas sur qu’ils aient envie d’écrire tous la même histoire.


Le professeur De Wever et l’identité flamande

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire, decryptage, nva , le 29 septembre 2010 10h09 | 14 commentaires

Ce grand oral est traditionnellement organisé par Carl Devos, un politologue de l’université de Gand, à l’occasion de la rentrée académique. Chaque année ce professeur donne la parole à un homme politique de premier plan et cette année, après Yves Leterme, Marianne Thyssen et Herman Van Rompuy il avait donc invité Bart De Wever.
Deux choses à retenir de cette intervention : une petite phrase sur les négociations en cours et le thème choisi par Bart De Wever.
La petite phrase d’abord, elle est pessimiste : « je ne sais pas comment tout cela va aboutir et j’aurais bien aimé le savoir, mais il y a des raisons d’être sceptique ». Bart De Wever maintient la pression sur les francophones en laissant entendre que leurs concessions ne sont toujours pas suffisantes, je veux un accord affirme-t-il mais à condition que celui-ci apporte « un changement systémique ». En clair la NVA réclame toujours sa révolution copernicienne et estime ne pas l’avoir obtenue. Et le président de la NVA de dénoncer ce qu’il appelle l’irresponsabilité financière des régions, la Flandre et la Wallonie doivent être responsable de leurs revenus et dépenses « ce n’est que de cette façon qu’elles réfléchiront plutôt deux fois qu’une aux deniers dépensés ». Pour ceux qui n’auraient pas compris la NVA réclame donc une régionalisation au moins partielle de l’impôt sur les personnes physiques, avec tous les risques de concurrences entre régions et de fin de la solidarité nord-sud que cela implique, et elle ne lâchera pas le morceau. Pas sur que lui concéder davantage de centimes additionnels et une régionalisation des accises satisfasse son appétit.
Deuxième enseignement le thème choisi par Bart de Wever. C’était celui de l’identité. Un concept que le président de la NVA veut développer, dit-il, de manière saine. « C’est un concept qui véhicule des sous entendus négatifs limite raciste, reconnaît- il, cela peut être de la dynamite mais cela peut aussi être très positif, moi je défends une identité qui intègre pas une identité qui exclue ».
Toute la question est évidement de savoir de quelle identité on parle. Il n’y a pas de définition exacte reconnaît Bart De Wever. Autrefois la religion, aujourd’hui l’appartenance à un territoire, à un passé commun, la culture, la langue. Et puis des facteurs subjectifs comme la volonté d’appartenir à un club.
Dans ce discours les choses sont assez claires, il ya une identité flamande basée notamment sur la langue et sur l’histoire, et elle est beaucoup plus forte que l’identité belge. On ne peut pas donner tort à Bart De Wever sur ce point : de nombreux citoyens flamands font primer l’identité régionale sur l’appartenance nationale, mais les francophones tardent à en prendre conscience.
Il y a un passage du cours de Bart De Wever reproduit ce matin dans le Soir que je me permets de relever, il évoque l’intégration. Identité et intégration semblent clairement liés dans cet exposé : « Il n’est pas acceptable que certains allochtones qui vivent chez nous se sentent toujours allochtones à la 4ièeme génération pas acceptable que 80% des allochtones épousent un partenaire de la même origine qu’eux le résultat c’est que l’on a des enfants qui parlent mal les langues nationales, sont en décrochage à l’école , se rebellent et dont le comportement problématique renforce l’animosité à leur égard ». Je crois que dans le cas présent on peut traduire allochtone par “ceux qui sont d’origine étrangère.”
Je n’étais pas à Gand hier je me contente de lire les comptes rendus de mes confrères, qui sont forcément réducteurs ( et peut être orientés, Bart De Wever se plaint très régulièrement d’être maltraité par la presse francophone, nous y reviendrons sans doute car l’argument est récurent). Pour ceux qui veulent aller plus loin et se faire leur propre opinion je signale qu’on peut écouter des extraits du discours de Bart de Wever dans un reportage posté sur le site internet de la NVA, et qu’on peut lire le texte ici. Mais si j’ose un très grossier résumé de ce que j’ai compris de ce cours (c’est parfois utile de résumer très fort pour démonter une construction rhétorique, j’ai appris ça à l’université, option philosophie politique, cours de logique) j’arrive à la caricature suivante : pour vivre ensemble il faut avoir une identité commune. Cette identité consiste à se sentir flamand plus que Belge et à parler le néerlandais. Conséquence implicite : les “allochtones” mais aussi les francophones ne feront jamais partie du club. CQFD. Pour ceux qui en douterait encore voici un condensé du programme de la NVA : se concentrer sur la Flandre et le bien-être de ceux qui “possèdent” l’identité flamande.

Les mouvements des électeurs bruxellois

Par Fabrice Grosfilley dans decryptage , le 28 septembre 2010 09h09 | 2 commentaires

On ne vous présente plus Pascal Delwit, notre consultant RTL pour les soirées électorales. Avec 3 autres chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles, Marjorie Gassner, Emilie Van Haute et Jean-Benoit Pilet, il a publié hier une étude sur les mouvements de voix entres les élections régionales de 2009 et les législatives de 2010. L’étude s’appuie sur un sondage « sortie des urnes » au cours duquel 3000 électeurs bruxellois ont été interrogés, c’est donc une étude qui ne concerne que Bruxelles. Bel RTL vous donnait déjà les grandes tendances hier : les électeurs du MR et du PS sont plus fidèles que ceux d’Ecolo ou du Cdh.
On peut aller un peu plus loin dans l’analyse et s’intéresser au trajet des électeurs. Ainsi au Mouvement Réformateur, si 3 électeurs sur 4 sont restés fidèles au parti libéral, la majorité de ceux qui ont changé de vote sont allés vers le parti populaire. L’essentiel des voix du PP vient bien de l’électorat libéral. Une partie des électeurs MR de 2009 a également choisi le CDH en 2010. C’est donc un glissement vers la droite ou vers le centre.
Au Parti Socialiste 8 électeurs sur 10 n’ont pas changé d’avis. Ceux qui avaient voté PS en 2009 et qui ont choisi une autre formation en 2010 ont voté d’abord CDH et ensuite MR. Cela concerne environ 5000 électeurs bruxellois à chaque fois. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer les transferts des voix socialistes vers Ecolo ou vers l’extrême gauche (PTB entre autres) ont été très faibles en 2010.
Au CDH et à Ecolo les transferts ont été beaucoup plus importants : un électeur sur deux a changé de crêmerie en l’espace d’un an. Les électeurs écolo et CDH infidèles sont allés en priorité au PS et au MR dans des proportions comparables. On peut donc écrire que la volatilité des l’électorat des partis écolos et centristes a profité lors des dernières législatives aux 2 plus gros partis de notre échiquier politique.
Jetons un œil sur les partis flamands, la NVA qui était le phénomène du vote 2010 a pris des électeurs au libéraux de l’open VLD au CD&V, le parti social chrétien, et au Vlaams Belang. Il est important de noter que les électeurs du SPA et de Groen ne vont pas ou presque pas vers la NVA. On peut donc dire que la NVA a un électorat clairement marqué à droite.
Situation très différente de ce qui se passe coté francophone ou la césure droite-gauche est en fait moins marquée, avec des électeurs qui passent plus facilement d’,un coté à l’autre de l’échiquier.
Conclusion des 4 chercheurs : chaque parti n’a pas un électorat mais des électorats. En fonction de l’actualité et des campagnes menés par les uns ou les autres ce sont ces « segments électoraux » qui sont susceptibles de glisser d’un parti à l’autre. Et puis on notera que ces glissements vont dans tous les sens. Même ceux qui progressent perdent des électeurs. Cela nous confirme que l’objectif d’une bonne campagne est moins de consolider votre propre électorat pour l’empêcher d’aller voir ailleurs que de séduire l’électorat des voisins.

Vous pouvez télécharger l’étude sur le site du Cevipol : http://dev.ulb.ac.be/cevipol/

Elio superstar

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire, decryptage, fédéral , le 27 septembre 2010 09h09 | 4 commentaires

Une progression de 12% en Wallonie, de 14% à Bruxelles et de 16% en Flandre.

Elio Di Rupo est la superstar de ce baromètre RTL-La libre c’est incontestable.

Alors, d’abord un petit rappel. La question posée est la suivante : pour chacune des personnalités suivantes, voulez-vous dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important dans les prochains mois ?

« Souhaitez » : c’est donc un désir une démarche volontaire de la part de la personne interrogé

« Rôle important » : c’est aussi le constat de la puissance de l’homme ou de la femme politique dont on parle. Ceux qui obtiennent de bons score à cette réponse sont donc à la fois ceux qui sont populaires, et ceux dont on sait qu’ils occupent le haut du pavé. Un mélange entre popularité et notoriété.

Deuxième rappel, un sondage n’est pas une élection, c’est un instantané de l’opinon à un moment donné. Celui-ci ci a été réalisé entre le 6 et le 20 septembre. Juste après qu’Elio Di Rupo ait été déchargé de sa mission de préformateur. C’est à dire juste après avoir tenu de longues conférences de presse en direct sur les chaines flamandes.

3ième rappel : ce qui compte pour gouverner ce n’est pas la popularité, c’est la capacité à voter des lois et des budgets, donc la possibilité d’avoir une majorité au parlement. On peut gouverner sans être populaire, être populaire ne suffit pas pour gouverner.

Ces préventions posées, une bonne côte popularité renforce-t-elle Elio Di Rupo ? La réponse est oui bien sur. Cela assoit son autorité. Le fait qu’il arrive deuxième en Flandre confirme qu’il est aujourd’hui le premier ministre incontournable en cas d’accord. Il peut désormais s’appuyer sur une popularité des deux côtés de la frontière linguistique. C’est historique : depuis le lancement du baromètre (il y a 14 ans) c’est la première fois qu’un francophone se classe parmi les 3 personnalités les plus appréciées au nord du pays. Cela donne à Elio Di Rupo une légitimité vis à vis des autres présidents de parti francophones mais aussi vis des leaders du nord du pays. Si l’on en croit le baromètre c’est doncbien entre Bart De Wever et Elio Di Rupo que la négociation doit se faire.

Rappelons que nous parlons ici de popularité, de légitimité, d’autorité. Il s’agit bien de notre perception des rapports de force, et non pas de la réalité des rapports de force. La réalité, elle, n’a pas changé, elle est celle issue des urnes le 13 juin, avec à la chambre les 27 députés de la nva, les 26 députés ps, etc…

Rappelons aussi que pour un homme politique francophone, être populaire en Flandre, cela ne sert à rien. Tant qu’il n’y aura pas de circonscription fédérale, aucun électeur flamand ne peut voter pour vous, à l’exception de l’arrondissement BHV (pour rappel le président du Ps était tête de liste dans le Hainaut).

Paradoxalement ce qui renforce surtout la position d’Elio Di Rupo plus encore que cette progression personnelle très spectaculaire c’est la bonne santé de son parti dans les intentions de vote. Avec 40% en Wallonie les socialistes, si on revotait demain seraient quasi assurés de gagner encore quelques députés. Avec comme conséquence que les autres partis seraient de moins en moins nécessaires pour former une coalition. C’est là, à mon sens, la principale leçon de ce sondage. Si les socialistes se renforcent, le CDH, le MR ou Ecolo, eux, s’affaiblissent. Ils risquent de peser de moins en moins lourd dans les négociations. Ce n’est pas anodin en cas de blocage lors du prochain round communautaire.










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MessageSujet: Oui ! DE WEVER s'y colle ! (J + 117)   Ven 08 Oct 2010, 10:33 pm

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/615528/le-roi-charge-de-wever-d-une-mission-de-clarification.html

Le Roi charge De Wever d'une mission de clarification

BELGA

Mis en ligne le 08/10/2010
Cette mission de clarification va durer 10 jours et se fera avec les 7 partis pour rapprocher les points de vue sur l'institutionnel.

  • Qui d’autre que Bart De Wever ?
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    Citation :

    Le président de la N-VA, Bart De Wever, a été invité vendredi par le roi à entreprendre une "mission de clarification" de dix jours avec "les sept partis qui étaient autour de la table" pour "rapprocher les points de vue" sur les dossiers institutionnels au coeur des discussions, selon les termes du communiqué du Palais.

    Ces dossiers sont "BHV, le refinancement de Bruxelles, le transfert de compétences aux entités fédérées, la loi de financement en ce compris la clarification de ses conséquences", est-il précisé. Bart De Wever présentera son rapport au roi le lundi 18 octobre.
    Le président de la N-VA est arrivé vendredi soir à 19h30 au château de Laeken et en est ressorti deux heures plus tard chargé d'une mission de clarification.La N-VA avait décidé lundi de mettre un terme aux discussions institutionnelles engagées depuis quatre mois avec le PS, le CD&V, le sp.a, le cdH, Ecolo et Groen! .

    Elle avait dit souhaiter que les discussions repartent de zéro selon de nouvelles modalités et M. De Wever avait affiché sa "disposition" à oeuvrer en ce sens.

    La mission de clarification s'opérera à sept, les libéraux n'étant pas conviés dans cette nouvelle phase de dix jours.


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MessageSujet: Re: J + 117 : DE WEVER futur préformateur ?   Sam 09 Oct 2010, 12:09 am

Triste pour les Belges patriotes qui croient en leur pays mais soyons franc c'est minable cet envasement.C'est la IV eme republique française et cela a conduit à 1958.
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Ardennais
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MessageSujet: Pitié!!!   Sam 09 Oct 2010, 12:50 pm

Grasse, Octidi 18 Vendémiaire, An CCXIX.

Chers tous,

Cette interminable crise pour laquelle on n'imagine plus d'issue heureuse est réellement pathétique. Quant à la popularité d'Elio di Rupo en Flandre, j'ignore s'il faut davantage s'en étonner ou s'en effrayer en entendant les déclarations mielleuses des flamands interrogés par les journalistes. Présagent-elles un énième compromis à la belge, lequel selon toute vraisemblance, ne résoudrait rien de plus que les précédents, permettrait à la Flandre de poursuivre sa phagocytose du royaume et ne ferait au bout du compte que retarder l'inévitable?

Je crois que je préfère lorsque les Flamands sont franchement et ouvertement hostiles aux Francophones: cette attitude belliqueuse traduit traduit beaucoup mieux l'implacable et prévisible dynamique qui sous-tend le Royaume de Belgique depuis sa création que cette harmonie de façade, qui ne sera que passagère.

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MessageSujet: Re: J + 117 : DE WEVER futur préformateur ?   Sam 09 Oct 2010, 2:10 pm

Oui, Ardennais, je suis moi aussi convaincue que les Flamands apprécient Di Rupo pour son aplaventrisme et son absence de sens de l'intérêt (francophone) dans les négociations ! Prêt à vendre Bruxelles et sa périphérie pour quelques deniers destiné à l'entretien des baronnies P$ ! Ne soyons pas naïfs, les Flamands qui votent de plus en plus à droite ne vont pas tout d'un coup virer à gauche pour les beaux yeux de Di Rupo !

Il m'est venu une théorie à propos de cette mission de "clarification" de Bart De Wever. La presse francophone la décrit comme une Xème tentative de rabibocher les partenaires de négociation mais pour moi, la clarification signifie éclaircir, rendre les choses plus claires. Un rôle qui va bien au président de la NVA avec son franc-parler !
Et si le Roi, conscient de l'impossibilité de conclure un accord, avait nommé Bart De Wever clarificateur exprès pour qu'il CLARIFIE les choses en disant au peuple que tout est fini, qu'on ne peut plus vivre ensemble et qu'il faut se séparer ?! De Wever qui envisage déjà une entorse aux directives du Palais en étant libre "de voir qui il veut", çàd les libéraux qui n'ont pas de tabou contrairement aux pleurnichards de l'olivier, et plus aptes à discuter de la séparation ...
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MessageSujet: Qui sait?   Sam 09 Oct 2010, 2:44 pm

Grasse, Octidi 18 Vendémiaire, An CCXIX.

Chère Agathe,

@AgatheN a écrit:
Il m'est venu une théorie à propos de cette mission de "clarification" de Bart De Wever. La presse francophone la décrit comme une Xème tentative de rabibocher les partenaires de négociation mais pour moi, la clarification signifie éclaircir, rendre les choses plus claires. Un rôle qui va bien au président de la NVA avec son franc-parler !
Et si le Roi, conscient de l'impossibilité de conclure un accord, avait nommé Bart De Wever clarificateur exprès pour qu'il CLARIFIE les choses en disant au peuple que tout est fini, qu'on ne peut plus vivre ensemble et qu'il faut se séparer ?! De Wever qui envisage déjà une entorse aux directives du Palais en étant libre "de voir qui il veut", çàd les libéraux qui n'ont pas de tabou contrairement aux pleurnichards de l'olivier, et plus aptes à discuter de la séparation ...
Eh, eh... bien malin qui pourrait dire ce que le roi a réellement en tête, mais l'interprétation se tient! Au-delà de la difficulté de trouver un nouveau terme pour désigner une tâche inédite, difficulté qui est sans doute en grande partie à l'origine du choix de ce vocable de "clarificateur", que le choix se soit justement arrêté sur celui-ci, avec toutes les sous-entendus qu'il implique, n'est peut-être finalement pas si innocent qu'il y paraît...

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