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 Libération (journal)

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Stans
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Libération (journal) Empty
MessageSujet: Libération (journal)   Libération (journal) EmptyJeu 07 Mai 2009, 6:52 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ration_(journal)

Libération (journal)

Citation :
Libération (appelé aussi de manière familière Libé) est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite.

Fondé sous l'égide de Jean-Paul Sartre, le premier numéro paraît le 18 avril 1973. Positionné à l'extrême gauche à ses débuts, Libération évolue vers la gauche sociale-démocrate au début des années 1980, suite au départ de Jean-Paul Sartre. Le journal se revendique alors libéral-libertaire[2].
Le journal reprend le titre d'un journal de la Résistance, Libération qui était dirigé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie.
En proie à de graves difficultés financières et à une baisse de sa diffusion depuis le début du XXIe siècle, Libération a aujourd'hui pour actionnaire de référence Édouard de Rothschild (38,87%), ancien membre de la commission exécutive du CNPF. Son siège social est au 11 rue Béranger à Paris, dans le 3e arrondissement.
Histoire
Libération n°1 première époque: Jean-Paul Sartre
En 1972, Jean-Claude Vernier, ancien élève de l'École centrale de Paris et militant maoïste rencontre à Bruay-en-Artois, commune minière du nord de la France, Jean-René Huleu, ancien journaliste hippique, qui imprime, sur place, un bulletin quotidien appelé Pirate afin de rendre compte des luttes ouvrières de la région (affaire de Bruay-en-Artois). Jean-Claude Vernier, qui cogère déjà avec Maurice Clavel l'Agence de presse Libération (APL), en rapporte à Paris l'idée d'un journal populaire de gauche. Le projet est repris par Benny Lévy, dirigeant de la Gauche prolétarienne, afin de relancer son mouvement qui était en train de s'étioler.
En février 1973 Jean-Paul Sartre, Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier fondent le journal Libération. Un manifeste est rendu public le 3 février qui constitue la charte politique du journal dont la doctrine devait être « Peuple, prend la parole et garde-la ». Le quotidien se voulait sans publicité ni actionnaires financiers. Un premier numéro de quatre pages paraît le 18 avril 1973 lançant une souscription pour le financement « d’un organe quotidien entièrement libre ». Le 22 mai, Libération sort pour la première fois en kiosque au prix de 0,80 franc[3].
Jean-Paul Sartre est le premier directeur de publication du journal. Il le reste jusqu’à sa démission le 24 mai 1974 pour raison de santé. Serge July lui succède.
Libération dans cette période encourage tous les combats des opprimés. Quand les travailleurs de LIP, menacés de licenciement, occupent leurs usines, Libération titre en première page « Travailleurs, vous pouvez faire de même ». Le journal refuse les publicités payantes, car la direction est convaincue que sans indépendance financière, une indépendance politique est impossible.
De 1973 à 1981, Libération est dirigé par ses salariés ; il n'y a pas de hiérarchie des salaires et toutes les décisions importantes sont prises par l'assemblée générale des salariés, à la majorité des voix.

Libération n°2
Le journal traverse plusieurs crises, entraînant plusieurs interruptions. La parution est suspendue le 21 février 1981. Après un plan de licenciement, il reparaît le 13 mai, soit 3 jours après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle. La formule évolue alors et se repositionne vers la gauche sociale-démocrate (tout en conservant ses convictions libertaires). Son nouveau rédacteur en chef est Jean-Marcel Bouguereau qui reste à la direction opérationnelle du journal jusqu'en 1987.
Autour de Serge July, l'équipe de direction est vivement critiquée par d'anciens acteurs du mouvement de mai 1968, comme Guy Hocquenghem[4], qui l'accusent d'avoir trahi les principes fondateurs du journal. Le 16 février 1982, les premières pages de publicité apparaissent dans le journal.
Dans les années 1980-1990, le tirage de Libération ne cesse d'augmenter. Le journal lance un Libération Lyon, puis un Libération magazine. Afin de multiplier ses ventes, le journal ouvre ses colonnes à des artistes (comme Enki Bilal, auteur de bande dessinée) chargés pour une journée d'illustrer les articles, de modifier les mises en pages… Régulièrement, des suppléments consacrés à des questions politiques ou culturelles accompagnent le journal.

Libération n°3
Le 26 septembre 1994 est lancé Libération 3, un journal de 80 pages qui peine à trouver son lectorat. Échec commercial et financier, la nouvelle formule est abandonnée au cours du second semestre 1995. Frédéric Filloux devient directeur de la rédaction de Libération de février 1999 à février 2000, qu'il quitte pour la direction de la rédaction du quotidien gratuit 20 minutes.
La diffusion de Libération ne cesse de chuter, encaissant un recul de 20% en France entre 2001 et 2005 (17% pour la diffusion totale)[5].
Des sursauts ont pourtant lieu. Ainsi, lors de l'élection présidentielle de 2002, le journal augmente considérablement son tirage grâce à ses unes résolument hostiles à Jean-Marie Le Pen. Le lendemain du premier tour, la une comportant une photo de Le Pen avec le simple mot « Non » se vendra à 700 000 exemplaires soit une augmentation de 300 % par rapport au tirage quotidien. En 2003, l'almanach Les trente bouleversantes retrace les trente premières années de Libération. En 2004, c'est 30 années de contre-culture, encensée chaque jour dans les pages du journal, qui sont retracées dans un ouvrage spécial. Mais la tendance est globalement à la baisse.

Arrivée d'Édouard de Rothschild
En 2005, le journal a besoin d'un nouveau financement. Serge July se bat alors pour l'entrée dans le capital d'Édouard de Rothschild, et celui-ci est accepté par le conseil d'administration le 20 janvier.
Rapidement le climat se détériore. Lors du conseil d'administration de Libération, qui s'est tenu le mercredi 13 avril 2005, Louis Dreyfus, directeur général adjoint, est élu à l'unanimité directeur général du quotidien, sur proposition du PDG Serge July. Il remplace Evence-Charles Coppée, dont la révocation est approuvée à l'unanimité par les membres du conseil d'administration.
Le 25 novembre 2005, le journal est en grève contre la suppression de 52 postes. Début 2006, les actionnaires refusent de suivre la direction du journal[6], le journal perd de plus en plus d'argent et Édouard de Rothschild estime qu'il ne participe pas assez au processus de décision[7].
Dans ce contexte houleux, le journal annonce au mois de mai 2006, la sortie d'un Libé week-end avec un supplément Écrans (télévision, internet, cinéma…) et un autre intitulé R. Celui-ci sera abandonné dès septembre.
Le 13 juin 2006, Serge July annonce à la rédaction qu'Édouard de Rothschild n'acceptera une recapitalisation qu'à la condition que lui et Louis Dreyfus (directeur général) quittent le journal, et qu'il s'y résoudra pour sauver le journal. Pour les journalistes, la nouvelle est un choc. Le lendemain, ceux-ci publient en une un communiqué rendant hommage à leur fondateur et exprimant leur inquiétude quant à leur indépendance[8]. Serge July quitte le journal le 30 juin 2006[9].
« Le chef d'orchestre que je fus vous dit adieu.
Le journaliste que je suis est infiniment triste de ne plus pouvoir écrire ici.
Le lecteur que je vais demeurer vous dit à tous au revoir. »
Les réactions sont nombreuses. Une polémique naîtra, dans les colonnes du journal Le Monde, entre Bernard Lallement, premier administrateur-gérant de Libération et Édouard de Rothschild. Dans une tribune publiée le 4 juillet 2006, le cofondateur de Libération voit dans le départ de Serge July la fin d'une époque où « écrire était du sens » et brosse un tableau pessimiste de l'avenir du quotidien, et de la presse en général. Il lui oppose cette phrase de Jean-Paul Sartre dans Nekrassov : « L'argent n'a pas d'idées »[10]. Deux jours plus tard, l'actionnaire de référence lui réplique, de façon cinglante, en rappelant que « Libération a besoin d'aides et de supports moraux, intellectuels et financiers. Libération n'a pas besoin de requiem »[11].

L'après Serge July
Le 28 juin 2006, Serge July et Louis Dreyfus annoncent leur départ du journal. Vittorio de Filippis, gérant élu de la SCPL (Société civile des personnels de Libération, second actionnaire du titre avec 18,45% des parts), est nommé provisoirement au poste de président-directeur général. Philippe Clerget, ancien directeur de L'usine nouvelle, devient directeur général du quotidien à la demande de l'actionnaire de référence.
Un comité opérationnel est mis en place composé de trois salariés, désignés par la SCPL, et de trois administrateurs désignés par Édouard de Rothschild : Agnès Touraine, ancienne présidente du pôle éditions de Vivendi, Guillaume Hannezo, ancien directeur financier de Vivendi, tous deux proches de Jean-Marie Messier et Lionel Zinsou, associé-gérant de Rothschild & Cie et animateur du club Fraternité, cercle de réflexion de Laurent Fabius.
Suite au changement de direction, plusieurs journalistes souhaitent quitter le journal. Quatre figures importantes, Florence Aubenas, Antoine de Baecque (rédacteur en chef adjoint chargé de la culture), Jean Hatzfeld et Dominique Simonnot (ancienne présidente de la Société des rédacteurs), annoncent « être en désaccord avec ce qui se passe au journal » et demandent de bénéficier de la clause de cession[12], qui permet, lors d'un changement de propriétaire, de quitter l'entreprise en bénéficiant des avantages du licenciement économique.
Le 14 septembre, alors que le journal publie un appel à ses lecteurs et à ses actionnaires[13], la rubrique « Quotidienne » de Pierre Marcelle n'est pas publiée, car elle prendrait à partie certains des journalistes susnommés, « dans des termes qui n'ont pas été jugés acceptables »[14].
Le 13 novembre est annoncé l'arrivée de Laurent Joffrin au poste de président du directoire du journal[15]. Quittant alors la direction du Nouvel Observateur, il explique sa décision dans un courrier électronique envoyé à la rédaction :
« Les difficultés financières et la crise interne de Libération m'ont conduit à prendre cette décision, la plus difficile de ma vie professionnelle. La disparition de Libération ferait taire une voix importante dans la société française et exclurait de facto la gauche de la presse du matin. C'est cet enjeu politique et social qui motive cette candidature à la direction d’un journal que je connais et au sein duquel j'ai appris mon métier de journaliste. »
— [16]
Le 22 novembre 2006 au matin Antoine de Gaudemar (directeur de la rédaction) est remplacé par Laurent Joffrin. Sous sa direction, Libération va soutenir timidement Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle de 2007.
En mars 2008, Libération souhaite faire preuve de ses idéaux libertaires en donnant pendant une journée le contrôle de la rédaction du journal à un groupe d'étudiants de Nanterre. Ceci pour commémorer 1968.

Organisation
Depuis le milieu des années 1990, les fonctions de PDG et de directeur de la rédaction sont clairement disjointes. Le PDG fixe les orientations stratégiques (nouvelles formules, suppléments, etc.) tandis que le directeur de rédaction est en charge des choix éditoriaux. Les statuts du journal prévoient que le PDG propose un directeur à la rédaction auquel celle-ci est libre de donner ou non son aval.
Aujourd'hui Laurent Joffrin occupe ces 2 postes.

Capital
L'actionnaire de référence est Édouard de Rothschild, à hauteur de 38,87%. Il est entré dans le capital le 20 janvier 2005 avec l'aval des salariés et a apporté 20 millions d'euros destinés prioritairement à développer le titre.
Les salariés de Libération possèdent 18,45 % du capital à travers la SCPL (Société civile des personnels de Libération). Les seize membres de cette instance sont élus pour deux ans par l'ensemble des salariés. Ils représentent les trois collèges : rédaction, fabricants et administratifs et commerciaux. Disposant de trois sièges sur les quinze du conseil d'administration, et d'un droit de veto, elle veille sur la liberté et l'indépendance du journal.
Le reste du capital est réparti entre des investisseurs financiers et des spécialistes des médias de masse : Soparic participations (Groupe Pathé, 16,77 %), 3i Gestion (10,53 %), Communication et participation (Les Amis de Libération, actionnaire historique, 10,06 %), Suez communication (2,53 %), El Mundo (1,01 %), la Libre Belgique (1,01 %), le Nouvel Observateur (0,77 %).
Répartition au 2 juillet 2006[17]
Diffusion
En moyenne par jour :
~ 140 000 exemplaires papier,
~ 150 000 visiteurs en ligne.
La diffusion payée en France de Libération. Sources : OJD 2009[18]. Celle-ci a fortement baissé depuis 2001, comme pour la plupart des autres quotidiens nationaux français.

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Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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